Gambie

Les diplomates gambiens accrédités à l’étranger ont, dans une lettre commune, rendue publique, hier, lundi, 19 décembre, exhorté Yahya Jammeh à respecter sa parole en cédant le pouvoir à Adama Barrow dont il a, déjà, reconnu la victoire, à l’issue de l’élection présidentielle du 1er décembre dernier.

Le président gambien, Yahya Jammeh, sera déclaré "renégat" s'il refuse de céder le pouvoir à la fin de son mandat en janvier, a annoncé, dimanche, 18 décembre, l'opposition gambienne.

Le secrétaire général des Nations-Unies, jusqu'au 2 janvier prochain, le Sud-Coréen, Ban Ki-moon, se réveille, enfin, de son sommeil profond, pour s'indigner du comportement du président sortant gambien, Yahya Jammeh. Ban Ki-moon est fidèle à lui-même : sur le dossier gambien, il a affiché la même indifférence, la même incompétence, le même désintérêt dont il a fait preuve, pendant ses deux mandats, sur les questions africaines. Après l'indignation de toute la terre, il se lève, tardivement, à son tour, pour condamner « l'acte scandaleux » de la prise de contrôle des locaux de la Commission électorale indépendante par l'armée, alors qu'on voulait l'entendre quand Yahya Jammeh a menacé de ne plus reconnaître la victoire d'Adama Barrow.

Les dirigeants ouest-africains dépêchés à Banjul pour tenter de convaincre Yahya Jammeh de reconnaître sa défaite à l'élection présidentielle et céder le pouvoir ne sont pas, encore, parvenus à un accord en ce sens. Au mieux, Jammeh souhaiterait un partage du pouvoir. Et rien n'indique qu'il va partir comme le lui demande la CEDEAO.

Le président gambien élu, Adama Barrow, a appelé, ce lundi, 12 décembre, Yahya Jammeh, à céder, immédiatement, le pouvoir, sans attendre le recours en justice qu'il veut présenter contre sa défaite au scrutin présidentiel du 1er décembre.

Huit jours après avoir reconnu, contre toute attente, sa défaite électorale face au candidat de l'opposition, Adama Barrow, le président gambien, Yahya Jammeh, a, de nouveau, créé la surprise en rejetant les résultats du scrutin et réclamant un nouveau vote.

Il s'en est fallu de 19.000 voix pour qu'il reste à la tête de la Gambie. Que Yahya Jammeh n'ait pourtant pas recouru, comme tant de ses pairs africains, en difficulté, dans un scrutin, à la fraude ou à la force, n'en finit pas de mystifier les observateurs.

Parfait inconnu sur la scène politique, il y a quelques mois, encore, propriétaire d'une agence immobilière et très branché dans l'import-export, Adama Barrow a réussi à détrôner Yahya Jammeh pour devenir le troisième président de la Gambie. Contre toute attente.

Le chef de l'Etat gambien, Yahya Jammeh, au pouvoir depuis 22 ans, se présente, ce jeudi, 1er décembre, pour la première fois, à une élection présidentielle qui ne paraît pas, totalement, jouée d'avance, face au candidat d'une large coalition d'opposition, le milliardaire, Adama Barrow.

Le Haut-Commissariat des Nations-Unies aux droits de l'homme (HCDH) se dit très préoccupé par la détention au secret de deux journalistes gambiens, qui n'ont pas accès à leur famille ni à des avocats.

C'est la question à mille dollars qui est sur toutes les lèvres, notamment, chez celles des milieux des droits de l'homme, mais aussi, des organisations internationales comme l'Union européenne. Candidat à sa propre succession, le président, Yahya Jammeh est-il capable d'organiser une élection présidentielle transparente et crédible susceptible d'être gagnée par son adversaire qui est le candidat unique de l'opposition ?

L'opposition gambienne a choisi un candidat unique à l'élection présidentielle de décembre pour affronter le chef de l'Etat sortant, Yahya Jammeh, qui dirige le pays d'une main de fer et brigue un cinquième mandat, à l'issue d'une convention.

Il n'y a pas longtemps, il adulait, encore, la CPI (Cour pénale internationale). La procureure de cette institution est, d'ailleurs, son ancien ministre de la Justice, Fatou Bensouda. Puis, tout d'un coup, comme piqué par un moustique, Yahya Jammeh décide que la Gambie va quitter la CPI. Sans préavis, en prenant tout son gouvernement de court. Son assemblée nationale aussi. Simple coup de tête d'un dictateur en mal de décisions qui le mettent en avant ?

Le président gambien, Yahya Jammeh, a, dans un discours prononcé, jeudi, 31 mars, à l’ouverture officielle de la session parlementaire, à Banjul, accusé l’Occident d’être responsable de la création des différents groupes terroristes qui font des ravages, partout, dans le monde. Cela, on le savait. Mais pas sortant de la bouche d'un président africain.