Gilets Jaunes

Le nouveau pouvoir italien (composé de racistes et de populistes) est comme le savon Omo. Il lave plus blanc que neige. Les nombreuses vérités que ses responsables politiques distillent, depuis quelques temps, sur la politique française, ont fait mouche, non seulement, en Afrique où elles ont reçu des échos plus que favorables, mais aussi, auprès du gouvernement français, lui-même, qui essaie de calmer le jeu en rappelant son ambassadeur en « consultation ». Calmer le jeu car c'est le seul moyen véritable de faire entendre raison aux turbulents responsables politiques italiens. Un pari que Paris est loin d'avoir gagné car l'enjeu est ailleurs : faire un bon score lors des élections européennes dans quelques mois.

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a invité, dimanche, 9 décembre, le président américain, Donald Trump, qui a commenté par une série de tweets critiques le mouvement populaire des "Gilets Jaunes" en France, à ne pas se mêler de politique intérieure française. Il faut dire que « l'ami » Trump est tout hilare de voir Emmanuel Macron, donneur de leçons devant l'éternel, embourbé jusqu'aux cheveux dans une crise qu'on juge facilement évitable aux Etats-Unis.

En reculant à propos de la hausse de la taxe sur les carburants, Emmanuel Macron s'est fragilisé, lui-même, mais pas seulement. Il a, également, déstabilisé son premier ministre, Edouard Philippe, qui ne sait plus exactement sur quel pied danser, l'assurance qu'il affichait, jusque-là, ayant été ébranlée. Le chef de l'Etat reste, cependant, très silencieux. Et pour cause ! Va-t-il reculer comme François Hollande hier ? Il avait beaucoup critiqué l'absence de courage de l'ancien chef de l'Etat. Ses anciens collègues du gouvernement de Manuel Valls suivent, avec très (très) grand intérêt, le déroulement des événements qui surviennent, actuellement, suite à son entêtement de vouloir résoudre l'ensemble des problèmes de la France, parfois, sans l'adhésion des Français.