Giuseppe Conte

Les pays occidentaux, une fois de plus, montrent, clairement, qu'ils mettent le matériel, le capital financier, avant toute autre considération, et bien entendu, le capital humain. Pour eux, l'homme n'est rien devant le matériel, et l'argent a plus de valeur que l'être humain, la vie. Le fonctionnement du monde actuel ne démontre pas autre chose quand on voit comment de dizaines de millions de personnes meurent de tout, de par le monde, alors que les richesses emmagasinées ici et là, et inutilisées, auraient pu résoudre leurs problèmes de base que sont la santé, la malnutrition, l'éducation, l'approvisionnement en eau et en électricité. Le monde ne compte que 8 milliards d'individus. Huit petits milliards ! Mais, une population que certains lobbys occidentaux, comme ceux du milliardaire américain, Bill Gates, par exemple, trouve excessive et tente, par tous les moyens, même au travers de faux vaccins et de faux médicaments, à réduire. Désormais et contrairement à ce qui était le cas avant, les peuples africains surveillent leurs dirigeants, qu'ils savent malléables et achetables à souhait, comme du lait sur le feu. Le slogan « Pas de Bill Gates et ses vaccins en Afrique » est plus que jamais d'actualité. Que Gates s'occupe des pauvres aux Etats-Unis (qui sont légion) et laissent les Africains tranquilles. Ils n'en mourront pas. Dieu veille !!!

La nouvelle ministre de l’Intérieur italienne, Luciana Lamorgese, est une parfaite inconnue sur la scène politique, tant nationale qu’internationale. Le choix d’une technicienne à ce poste clé démontre-t-il la volonté du premier ministre, Giuseppe Conte, de tirer un trait sur la gouvernance scabreuse en matière d'immigration de l'ancien ministre de l'Intérieur, Matteo Salvini, chef du parti d'extrême-droite, La Ligue du Nord ? S'il faudra attendre quelques mois avant de tirer les premiers enseignements, on peut, tout de suite, avancer que le nouveau gouvernement de Giuseppe Conte est pro-européen contrairement au précédent qui était euro-sceptique.

Le président du Niger, Mahamadou Issoufou, et le premier ministre italien, Giuseppe Conte, ont salué, mardi, 15 janvier, à Niamey, le succès de la lutte conjointe contre l'immigration clandestine avec la chute drastique du flux de migrants vers l'Europe depuis 2016. Comme quoi, le président nigérien s'est laissé embobiner dans la néfaste entreprise européenne qui vise à empêcher les Africains à aller se chercher dans les pays européens, alors que ces derniers, sont, directement, accusés d'être (co)responsables de la catastrophique situation économique qui prévaut dans les pays d'immigration, et qui crée cette hémorragie africaine vers l'Europe. Le Niger, la Libye (qui n'est qu'un Etat virtuel) et le Tchad, ont été désignés par les dirigeants européens pour servir de lieux de tris de bons et de mauvais migrants africains. Les démocrates africains ont, vivement, condamné cette façon de faire des Européens et reproché aux présidents, Mahamadou Issoufou, du Niger, et Idriss Déby Itno du Tchad, de vendre la dignité africaine pour quelques poignées d'euros. La mondialisation qui a été créée en Occident, ne doit pas être privée aux Africains sous prétexte qu'ils apportent la pauvreté en Europe. La mondialisation doit être totale et entière pour tout le monde. Y compris pour les Africains. Le « village planétaire » dont on parle ne concerne-t-il pas les Africains ? Cette question est posée à Mahamadou Issoufou qui vient de saluer la baisse des flux africains vers l'Europe en compagnie d'un dirigeant européen, foncièrement, raciste, en l'occurrence, le premier ministre italien, Giuseppe Conte.