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Guinée équatoriale

"C'est absolument fantastique, je n'avais jamais vu ça dans la région", s'exclame un conseiller d'un ministère d'Afrique centrale venu pour une réunion régionale et tout juste débarqué dans la capitale de la Guinée équatoriale. Doyen des chefs d'Etat d'Afrique, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo a une vision futuriste de son pays. Bata, la capitale économique et Malabo, la capitale politique, sont des villes où il n'est pas rare de voir une route à double sens se perdre en pleine brousse sur des kilomètres, avec éclairage, points d'eau et de télécommunications tout autour. De la folie ? Que Non ! Non opérationnelles, aujourd'hui, ces infrastructures le seront demain et après-demain quand le besoin s'en fera sentir. Si un Equato-Guinéen veut construire hors de la ville, il sera encouragé par le fait qu'il n'aura aucune difficulté à y trouver une route bitumée, de la lumière, de l'eau et un système de télécommunication qui ne demandera qu'à être connecté. Qui dit mieux en Afrique ? C'est aussi dans cet esprit que Sipopo a été bâti.

Que s'est-il donc passé en Guinée équatoriale où on sait que le président de la République, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, doyen des chefs d'Etat d'Afrique, ne prend, jamais, de décision sur un simple coup de tête ? Il vient, pourtant, de limoger trois hauts responsables de l'Etat dont le ministre de l'Economie et des Finances, Lucas Abaga Nchama, qui fut, avant d'occuper ce poste de confiance, de 2010 à 2017, gouverneur de la BEAC (Banque des Etats de l'Afrique centrale) dont le siège est à Yaoundé au Cameroun.

La question mérite d'être posée car la Guinée équatoriale revient de très loin : le 24 décembre 2017, le président, la première dame et leur fils aîné, vice-président de la République et successeur constitutionnel, avaient échappé à un sanglant coup d'état dont, officiellement, on ne sait pas grand-chose, Malabo se refusant, malgré ses fortes certitudes, de communiquer sur une question hyper sensible qui met en accusation un chef d'Etat voisin de la sous-région, en l'occurrence, celui du Tchad, et l'ancienne puissance colonisatrice de ce dernier. Idriss Déby Itno est-il un faux frère du président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo ? En août 2016, le couple présidentiel équato-guinéen avait assisté, dans la joie et la gaieté, à l'investiture du président, Idriss Déby Itno, au Palais rose, à N'Djamena (notre photo). Dix-huit mois après, oubliant cet heureux épisode, Déby organisait, avec une puissance extérieure, un coup d'état contre le pouvoir de Malabo. Cela dit, il nie cette accusation de toutes ses forces sans apporter aucune preuve qui l'accable. Mais avant la survenance de ce coup d'état dont Malabo a pu se relever, les réseaux sociaux étaient, déjà, sous surveillance depuis quelques semaines, ce qui montre que les services de renseignement appréhendaient la situation. Le coup d'état raté du 24 décembre leur a donné raison.

Quoi de plus banal ! Il s'agit - certainement - de l'accélération de l'apprentissage du métier de président de la République. Au moins, en Guinée équatoriale, on fait les choses en y mettant les formes. On ne s'improvise pas président de la République. On se prépare à l'être comme un prince dans un royaume apprend à devenir roi. Teodorin Obiang Nguema Mangue, vice-président de la Guinée équatoriale et fils du président, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, a pour, la première fois, présidé, mardi, 20 novembre, un Conseil des ministres. L'événement mérite qu'on s'y attarde parce qu'il a fait l'objet de beaucoup de commentaires.

Parmi les messages de félicitation qui s'additionnent sur la table de travail de Paul Biya, à Etoudi, il y en a un qui revêt une importance particulière, pas pour son destinataire qui va effectuer un septième mandat de sept ans, mais pour son expéditeur : Teodoro Obiang Nguema Mbasogo compte en le président camerounais quelqu'un sur qui s'appuyer en Afrique centrale en cas de coup dur.

A Malabo, on refuse de répondre à cette question par Oui ou par Non, mais, on continue de s'interroger activement à mesure que les enquêtes menées en Guinée équatoriale et au Cameroun, avancent. Certains « mercenaires » comme on les appelle, à Malabo, actuellement, « exploités » en Guinée équatoriale et au Cameroun, commencent à se mettre à table. Ce qui permet d'avancer. Actuellement, le doyen des chefs d'Etat africains, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, a plusieurs cartes en main. Il sait qui est qui parmi ses proches voisins chefs d'Etat de l'Afrique centrale, et, surtout, qui ne lui veut pas du bien. Au Tchad et en Centrafrique, les oppositions s'interrogent sur le degré d'implication des pouvoirs en place dans cette opération qui a foiré grâce à la performante vigilance des autorités de Malabo. Pour avoir su déjouer ce coup d'état, le président équato-guinéen mérite bien ses galons de général d'armée. Il confirme que ses 38 ans passés au pouvoir font de lui un dirigeant très expérimenté.

Les informations contenues dans le numéro 461 de février 2018 d'Afrique Education sont uniques en leur genre. Elles ne se trouvent nulle part ailleurs et vous ne les lirez dans aucun autre journal. Elles sont exclusives. Elles éclaboussent deux hauts dignitaires de l'Afrique centrale, qui font l'objet de soupçons. Conformément à la réglementation en vigueur, ces derniers ont la possibilité de bénéficier d'un droit de réponse dans Afrique Education s'ils s'estiment diffamés. Mais, la rédaction pense que ce n'est pas le cas. Cependant, le magazine est prêt à leur accorder ce droit de réponse sauf s'ils estiment que le silence est d'or. Mais ne dit-on pas, aussi, que qui ne dit mot consent ?

Actuellement, le doyen des chefs d'Etat africains, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, a plusieurs cartes en main. Il sait qui est qui parmi ses proches voisins chefs d'Etat de l'Afrique centrale, et qui lui voulait du mal. Au Tchad et en Centrafrique, notamment, les oppositions s'interrogent de savoir quel est le degré d'implication des pouvoirs en place dans cette opération qui a foiré grâce à la vigilance des autorités de Malabo. Militaire de profession, le président équato-guinéen n'est pas général d'armée pour rien, et surtout, ses 38 ans au pouvoir lui ont donné beaucoup d'expérience. A Bangui, on continue de démentir toute participation à ce putsch manqué : le président et le premier ministre l'ont, déjà, fait, sans trop convaincre Malabo. Ils se sont mis dans une situation intenable, et font l'objet de gros soupçons. Quant à l'ex-coalition Séléka, elle est, aussi, indexée par le doyen en personne. Elle nie, aussi, sans convaincre, malgré ses connexions connues au Tchad. Pendant ce temps, les enquêtes se poursuivent, activement, aussi bien, en Guinée équatoriale qu'au SED, à Yaoundé.

Le président équato-guinéen, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, vient de frôler la mort par balles. Un coup d'état, méticuleusement, préparé a failli emporter son régime, avec plusieurs assassinats à la clé dont le sien et, sans doute, celui de la première dame, Constancia Obiang Nguema Mangue. Mais, le destin en a décidé autrement, ce qui a permis de diligenter de minutieuses enquêtes qui permettent de faire d'incroyables découvertes. En effet, il ressort des premières notes d'interrogatoires que certains natifs de Mongomo, le propre fief du chef de l'Etat, ne sont pas (totalement) étrangers au coup qui allait être fatal à leur président de parent. Il est, aussi, confirmé que la France a servi de base logistique ayant permis la réalisation de ce sordide projet. C'est la raison pour laquelle le doyen des chefs d'Etat du continent africain, du haut de son expérience de 38 ans passés à la tête de l'Etat, a pesé ses mots en accusant la France, une certaine France, même si, très officiellement, on se garde, encore, d'y impliquer, pour le moment, le pouvoir suprême d'Etat. En attendant l'aboutissement des enquêtes, les Africains sont en droit de se poser, au moins, une question : l'appellation de « Petit Satan » donnée à la France par l'imam Khomeini, dans les années 70, n'est-elle pas injustifiée ? Après avoir mis (gratuitement) à plat, l'un des pays les plus prospères d'Afrique, à savoir, la Libye, sous le prétexte que son dirigeant, le guide, Mu'ammar al Kadhafi, était un dictateur qui opprimait son peuple et qu'il fallait se débarrasser de lui, voilà que la même France s'attaque, aujourd'hui, à un autre pays tout aussi prospère, la Guinée équatoriale, sous le même prétexte : Teodoro Obiang Nguema Mbasogo est un dictateur qui maintient son peuple dans une grande pauvreté alors que les revenus du pétrole devraient faire de la Guinée équatoriale un pays très riche. En dehors de toute considération socio-politique ou philosophique, la remarque est facile à faire : derrière la destruction de la Libye, il y a la main de la France et de son président d'alors, Nicolas Sarkozy. Derrière le coup d'état manqué en Guinée équatoriale, le président Obiang accuse, clairement, la France d'en être l'instigatrice. Alors la France, « Petit Satan » ?

La tentative de "coup d'état" en Guinée équatoriale que Malabo a affirmé, mercredi, 27 décembre, avoir déjouée, est une "menace sérieuse" pour toute la sous-région, a estimé, jeudi, 4 janvier, le chef de la diplomatie tchadienne de passage à Malabo. En effet, Mahamat Zen Cherif est dans le vrai quand il affirme que toute la sous-région de l'Afrique centrale, est dans le collimateur des déstabilisateurs qu'on est en train d'identifier avec précision. Il y a, d'abord, eu la menace Boko Haram financée, armée et conseillée par des forces occultes au sein desquelles on compte certaines puissances occidentales. A travers Boko Haram, on ambitionnait une partition en deux du Nigeria afin d'affaiblir ce grand pays, avant de faire de même du Cameroun (au niveau de sa partie Nord) et asphyxier, par la suite, le Tchad dont les marchandises arrivent par le port de Douala. Cette menace endiguée, il y a eu, pour le Cameroun, la survenue de celle des sécessionnistes anglophones qui ont tenté, vainement, d'ériger une petite République, avec l'aide des bailleurs de fonds occultes occidentaux, qui eux, sont, plutôt, intéressés par les énormes gisements de pétrole et de gaz que recèle la zone de Bakassi. Là aussi, échec total malgré la désinformation appuyée des médias occidentaux (relais). Le Tchad, la Guinée équatoriale et le Cameroun, restent bien en place, malgré les soubresauts que leurs dirigeants arrivent à contenir, bien que sans mal. Le problème est de savoir jusqu'où iront les déstabilisateurs alors qu'ils se savent, déjà, en voie d'identification et donc de dénonciation ?

Le doyen, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, revient de loin. Après avoir, in extremis, réussi à déjouer le coup d'état qui devait le mettre, d'office, à la retraite, à défaut d'avoir raison de sa vie, il doit, désormais, penser que ce qui est arrivé au colonel, Mu'ammar al Kadhafi, n'arrive pas qu'aux autres. A lui de tirer les leçons qu'il faut, maintenant qu'il a la situation, totalement, en main. Mais, apprend-on à un singe à faire les grimaces ?

Un des chefs d'Etat les plus protégés d'Afrique, l'Equato-Guinéen, Teodoro Obiang Nguéma Mbasogo, ne badine guère avec sa sécurité propre ni avec celle de son pays, l'un des plus prospères du continent. Ce sont des choses très graves qu'il suit, personnellement, de très près depuis la déportation de Laurent Gbagbo à la CPI (Cour pénale internationale) et, surtout, l'assassinat du colonel, Mu'ammar al Kadhafi. Il faut dit que ces deux déstabilisations furent entreprises au moment où il assurait les fonctions continentales de président en exercice de l'Union africaine. Pour lui, c'est comme si c'était hier.
Quelle mouche a, donc, piqué certains de ses officiers pour vouloir en finir avec lui car même si le Cameroun a montré, dans cette affaire, une solidarité à toute épreuve, le vers est, déjà, dans le fruit, au niveau de la partie continentale du pays où il passe les fêtes de fin d'année aux côtés de la première dame, Contancia Obiang Nguema Mangue. Les (très longues) enquêtes ne font que commencer du côté équato-guinéen que camerounais.

Crise ou pas crise, la Guinée équatoriale reste égale à elle-même. Le niveau de réalisation de ses infrastructures en vue de l'émergence économique en 2020, va repartir de plus belle avec la découverte d'un important gisement de pétrole, à 160 kilomètres de Malabo, qui va faire du bien aux finances de l'Etat.

Pas du tout content du jugement du Tribunal correctionnel de Paris qui l'a condamné le 27 octobre, le vice-président de la Guinée équatoriale, Teodorin Obiang Nguema, a décidé de faire appel. Contrairement à ce que disent ses avocats, qui ont (malgré tout) crié victoire, le vice-président a perdu puisque la justice n'a pas ordonné la restitution de ses biens tandis que l'immeuble qui abrite l'ambassade de la Guinée équatoriale, reste en instance de saisie, bien que la procédure suive son cours à la Cour internationale de justice de La Haye. Pour ce deuxième tour, le vice-président et sa défense doivent, résolument, changer de fusil d'épaule.

Trois ans de prison avec sursis et confiscation de biens pour s'être, frauduleusement, bâti en France un patrimoine considérable : la justice française a rendu, vendredi, 27 octobre, un premier jugement très attendu dans l'affaire des "biens mal acquis", à l'encontre du vice-président de Guinée équatoriale, Teodorin Obiang Nguema Mangue. En gros, le juge a suivi les réquisitions du procureur dans cette affaire.

Parce qu'il a réussi à miniaturiser la Bombe H, le chef de la Corée du Nord, le camarade (dictateur), Kim Jung-un, est devenu l'ennemi des membres permanents du Conseil de sécurité, y compris, ses amis traditionnels, notamment, la Chine. Les très récentes sanctions du Conseil de sécurité qui ont permis à la Chine et à la Russie, de voter contre Pyongyang, comme Washington, Paris et Londres, le montrent, aisément. Cela dit, la Corée du Nord n'est pas, tellement, isolée pour autant. Surtout pas en Guinée équatoriale où le doyen des chefs d'Etat du continent vient de lui envoyer un message de félicitations à l'occasion de la fête de l'indépendance nationale.

Les relations entre la France et la Guinée équatoriale ne sont pas en voie de normalisation. Au contraire, elles s'enveniment de jour en jour. Pour preuve, la Guinée équatoriale vient de sommer le groupe pétrolier français, Total, bras financier de la Françafrique (qui est une politique abjecte dont les élites africaines ne veulent plus car elle infantilise les Etats africains et leurs dirigeants) de payer la rondelette somme de 73 millions d'euros (48 milliards de F CFA) pour fraude dans la vente de carburant, sur une période de, seulement, deux ans. Parallèlement, le gouvernement va saisir la justice.

Le président de l'Ouganda, Yoweri Kaguta Museveni, autrement, appelé, l'ex-guérillero, qui accéda au pouvoir au terme de sa rébellion qui chassa Milton Obote du pouvoir en 1986 (il y a 31 ans et 7 mois), a effectué une visite de près de 4 jours en Guinée équatoriale. Objectif : toucher du doigt les réalisations faites dans ce pays par son frère nationaliste, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo.

La CORED (Coalition de l'opposition pour la restauration d'un Etat démocratique en Guinée équatoriale) risque de faire parler d'elle, dans les mois qui viennent. Selon certaines rumeurs, elle pourrait jouer le même rôle qui fut astreint au défunt Conseil national de transition (CNT) libyen, autour duquel les Occidentaux organisèrent la descente en enfer du colonel Kadhafi et son régime. En Guinée équatoriale, le président, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, que Paris est loin de porter dans son cœur, risque d'être mangé dans la même sauce.

Pour limiter l'hémorragie financière hors de la zone BEAC (Banque des Etats de l'Afrique centrale), le gouvernement équato-guinéen a dû limiter les transferts de fonds à un million de F CFA (1.500 euros), grand maximum, par personne, et par mois. Le pays se prépare à signer un programme de redressement (Facilité financière élargie) avec le FMI comme l'ont, déjà, fait le Cameroun, le Gabon, le Centrafrique et le Tchad.

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