Guinée équatoriale

Parmi les messages de félicitation qui s'additionnent sur la table de travail de Paul Biya, à Etoudi, il y en a un qui revêt une importance particulière, pas pour son destinataire qui va effectuer un septième mandat de sept ans, mais pour son expéditeur : Teodoro Obiang Nguema Mbasogo compte en le président camerounais quelqu'un sur qui s'appuyer en Afrique centrale en cas de coup dur.

A Malabo, on refuse de répondre à cette question par Oui ou par Non, mais, on continue de s'interroger activement à mesure que les enquêtes menées en Guinée équatoriale et au Cameroun, avancent. Certains « mercenaires » comme on les appelle, à Malabo, actuellement, « exploités » en Guinée équatoriale et au Cameroun, commencent à se mettre à table. Ce qui permet d'avancer. Actuellement, le doyen des chefs d'Etat africains, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, a plusieurs cartes en main. Il sait qui est qui parmi ses proches voisins chefs d'Etat de l'Afrique centrale, et, surtout, qui ne lui veut pas du bien. Au Tchad et en Centrafrique, les oppositions s'interrogent sur le degré d'implication des pouvoirs en place dans cette opération qui a foiré grâce à la performante vigilance des autorités de Malabo. Pour avoir su déjouer ce coup d'état, le président équato-guinéen mérite bien ses galons de général d'armée. Il confirme que ses 38 ans passés au pouvoir font de lui un dirigeant très expérimenté.

Les informations contenues dans le numéro 461 de février 2018 d'Afrique Education sont uniques en leur genre. Elles ne se trouvent nulle part ailleurs et vous ne les lirez dans aucun autre journal. Elles sont exclusives. Elles éclaboussent deux hauts dignitaires de l'Afrique centrale, qui font l'objet de soupçons. Conformément à la réglementation en vigueur, ces derniers ont la possibilité de bénéficier d'un droit de réponse dans Afrique Education s'ils s'estiment diffamés. Mais, la rédaction pense que ce n'est pas le cas. Cependant, le magazine est prêt à leur accorder ce droit de réponse sauf s'ils estiment que le silence est d'or. Mais ne dit-on pas, aussi, que qui ne dit mot consent ?

Actuellement, le doyen des chefs d'Etat africains, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, a plusieurs cartes en main. Il sait qui est qui parmi ses proches voisins chefs d'Etat de l'Afrique centrale, et qui lui voulait du mal. Au Tchad et en Centrafrique, notamment, les oppositions s'interrogent de savoir quel est le degré d'implication des pouvoirs en place dans cette opération qui a foiré grâce à la vigilance des autorités de Malabo. Militaire de profession, le président équato-guinéen n'est pas général d'armée pour rien, et surtout, ses 38 ans au pouvoir lui ont donné beaucoup d'expérience. A Bangui, on continue de démentir toute participation à ce putsch manqué : le président et le premier ministre l'ont, déjà, fait, sans trop convaincre Malabo. Ils se sont mis dans une situation intenable, et font l'objet de gros soupçons. Quant à l'ex-coalition Séléka, elle est, aussi, indexée par le doyen en personne. Elle nie, aussi, sans convaincre, malgré ses connexions connues au Tchad. Pendant ce temps, les enquêtes se poursuivent, activement, aussi bien, en Guinée équatoriale qu'au SED, à Yaoundé.

Le président équato-guinéen, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, vient de frôler la mort par balles. Un coup d'état, méticuleusement, préparé a failli emporter son régime, avec plusieurs assassinats à la clé dont le sien et, sans doute, celui de la première dame, Constancia Obiang Nguema Mangue. Mais, le destin en a décidé autrement, ce qui a permis de diligenter de minutieuses enquêtes qui permettent de faire d'incroyables découvertes. En effet, il ressort des premières notes d'interrogatoires que certains natifs de Mongomo, le propre fief du chef de l'Etat, ne sont pas (totalement) étrangers au coup qui allait être fatal à leur président de parent. Il est, aussi, confirmé que la France a servi de base logistique ayant permis la réalisation de ce sordide projet. C'est la raison pour laquelle le doyen des chefs d'Etat du continent africain, du haut de son expérience de 38 ans passés à la tête de l'Etat, a pesé ses mots en accusant la France, une certaine France, même si, très officiellement, on se garde, encore, d'y impliquer, pour le moment, le pouvoir suprême d'Etat. En attendant l'aboutissement des enquêtes, les Africains sont en droit de se poser, au moins, une question : l'appellation de « Petit Satan » donnée à la France par l'imam Khomeini, dans les années 70, n'est-elle pas injustifiée ? Après avoir mis (gratuitement) à plat, l'un des pays les plus prospères d'Afrique, à savoir, la Libye, sous le prétexte que son dirigeant, le guide, Mu'ammar al Kadhafi, était un dictateur qui opprimait son peuple et qu'il fallait se débarrasser de lui, voilà que la même France s'attaque, aujourd'hui, à un autre pays tout aussi prospère, la Guinée équatoriale, sous le même prétexte : Teodoro Obiang Nguema Mbasogo est un dictateur qui maintient son peuple dans une grande pauvreté alors que les revenus du pétrole devraient faire de la Guinée équatoriale un pays très riche. En dehors de toute considération socio-politique ou philosophique, la remarque est facile à faire : derrière la destruction de la Libye, il y a la main de la France et de son président d'alors, Nicolas Sarkozy. Derrière le coup d'état manqué en Guinée équatoriale, le président Obiang accuse, clairement, la France d'en être l'instigatrice. Alors la France, « Petit Satan » ?

La tentative de "coup d'état" en Guinée équatoriale que Malabo a affirmé, mercredi, 27 décembre, avoir déjouée, est une "menace sérieuse" pour toute la sous-région, a estimé, jeudi, 4 janvier, le chef de la diplomatie tchadienne de passage à Malabo. En effet, Mahamat Zen Cherif est dans le vrai quand il affirme que toute la sous-région de l'Afrique centrale, est dans le collimateur des déstabilisateurs qu'on est en train d'identifier avec précision. Il y a, d'abord, eu la menace Boko Haram financée, armée et conseillée par des forces occultes au sein desquelles on compte certaines puissances occidentales. A travers Boko Haram, on ambitionnait une partition en deux du Nigeria afin d'affaiblir ce grand pays, avant de faire de même du Cameroun (au niveau de sa partie Nord) et asphyxier, par la suite, le Tchad dont les marchandises arrivent par le port de Douala. Cette menace endiguée, il y a eu, pour le Cameroun, la survenue de celle des sécessionnistes anglophones qui ont tenté, vainement, d'ériger une petite République, avec l'aide des bailleurs de fonds occultes occidentaux, qui eux, sont, plutôt, intéressés par les énormes gisements de pétrole et de gaz que recèle la zone de Bakassi. Là aussi, échec total malgré la désinformation appuyée des médias occidentaux (relais). Le Tchad, la Guinée équatoriale et le Cameroun, restent bien en place, malgré les soubresauts que leurs dirigeants arrivent à contenir, bien que sans mal. Le problème est de savoir jusqu'où iront les déstabilisateurs alors qu'ils se savent, déjà, en voie d'identification et donc de dénonciation ?

Le doyen, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, revient de loin. Après avoir, in extremis, réussi à déjouer le coup d'état qui devait le mettre, d'office, à la retraite, à défaut d'avoir raison de sa vie, il doit, désormais, penser que ce qui est arrivé au colonel, Mu'ammar al Kadhafi, n'arrive pas qu'aux autres. A lui de tirer les leçons qu'il faut, maintenant qu'il a la situation, totalement, en main. Mais, apprend-on à un singe à faire les grimaces ?

Un des chefs d'Etat les plus protégés d'Afrique, l'Equato-Guinéen, Teodoro Obiang Nguéma Mbasogo, ne badine guère avec sa sécurité propre ni avec celle de son pays, l'un des plus prospères du continent. Ce sont des choses très graves qu'il suit, personnellement, de très près depuis la déportation de Laurent Gbagbo à la CPI (Cour pénale internationale) et, surtout, l'assassinat du colonel, Mu'ammar al Kadhafi. Il faut dit que ces deux déstabilisations furent entreprises au moment où il assurait les fonctions continentales de président en exercice de l'Union africaine. Pour lui, c'est comme si c'était hier.
Quelle mouche a, donc, piqué certains de ses officiers pour vouloir en finir avec lui car même si le Cameroun a montré, dans cette affaire, une solidarité à toute épreuve, le vers est, déjà, dans le fruit, au niveau de la partie continentale du pays où il passe les fêtes de fin d'année aux côtés de la première dame, Contancia Obiang Nguema Mangue. Les (très longues) enquêtes ne font que commencer du côté équato-guinéen que camerounais.

Crise ou pas crise, la Guinée équatoriale reste égale à elle-même. Le niveau de réalisation de ses infrastructures en vue de l'émergence économique en 2020, va repartir de plus belle avec la découverte d'un important gisement de pétrole, à 160 kilomètres de Malabo, qui va faire du bien aux finances de l'Etat.

Pas du tout content du jugement du Tribunal correctionnel de Paris qui l'a condamné le 27 octobre, le vice-président de la Guinée équatoriale, Teodorin Obiang Nguema, a décidé de faire appel. Contrairement à ce que disent ses avocats, qui ont (malgré tout) crié victoire, le vice-président a perdu puisque la justice n'a pas ordonné la restitution de ses biens tandis que l'immeuble qui abrite l'ambassade de la Guinée équatoriale, reste en instance de saisie, bien que la procédure suive son cours à la Cour internationale de justice de La Haye. Pour ce deuxième tour, le vice-président et sa défense doivent, résolument, changer de fusil d'épaule.

Trois ans de prison avec sursis et confiscation de biens pour s'être, frauduleusement, bâti en France un patrimoine considérable : la justice française a rendu, vendredi, 27 octobre, un premier jugement très attendu dans l'affaire des "biens mal acquis", à l'encontre du vice-président de Guinée équatoriale, Teodorin Obiang Nguema Mangue. En gros, le juge a suivi les réquisitions du procureur dans cette affaire.

Parce qu'il a réussi à miniaturiser la Bombe H, le chef de la Corée du Nord, le camarade (dictateur), Kim Jung-un, est devenu l'ennemi des membres permanents du Conseil de sécurité, y compris, ses amis traditionnels, notamment, la Chine. Les très récentes sanctions du Conseil de sécurité qui ont permis à la Chine et à la Russie, de voter contre Pyongyang, comme Washington, Paris et Londres, le montrent, aisément. Cela dit, la Corée du Nord n'est pas, tellement, isolée pour autant. Surtout pas en Guinée équatoriale où le doyen des chefs d'Etat du continent vient de lui envoyer un message de félicitations à l'occasion de la fête de l'indépendance nationale.

Les relations entre la France et la Guinée équatoriale ne sont pas en voie de normalisation. Au contraire, elles s'enveniment de jour en jour. Pour preuve, la Guinée équatoriale vient de sommer le groupe pétrolier français, Total, bras financier de la Françafrique (qui est une politique abjecte dont les élites africaines ne veulent plus car elle infantilise les Etats africains et leurs dirigeants) de payer la rondelette somme de 73 millions d'euros (48 milliards de F CFA) pour fraude dans la vente de carburant, sur une période de, seulement, deux ans. Parallèlement, le gouvernement va saisir la justice.

Le président de l'Ouganda, Yoweri Kaguta Museveni, autrement, appelé, l'ex-guérillero, qui accéda au pouvoir au terme de sa rébellion qui chassa Milton Obote du pouvoir en 1986 (il y a 31 ans et 7 mois), a effectué une visite de près de 4 jours en Guinée équatoriale. Objectif : toucher du doigt les réalisations faites dans ce pays par son frère nationaliste, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo.

La CORED (Coalition de l'opposition pour la restauration d'un Etat démocratique en Guinée équatoriale) risque de faire parler d'elle, dans les mois qui viennent. Selon certaines rumeurs, elle pourrait jouer le même rôle qui fut astreint au défunt Conseil national de transition (CNT) libyen, autour duquel les Occidentaux organisèrent la descente en enfer du colonel Kadhafi et son régime. En Guinée équatoriale, le président, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, que Paris est loin de porter dans son cœur, risque d'être mangé dans la même sauce.

Pour limiter l'hémorragie financière hors de la zone BEAC (Banque des Etats de l'Afrique centrale), le gouvernement équato-guinéen a dû limiter les transferts de fonds à un million de F CFA (1.500 euros), grand maximum, par personne, et par mois. Le pays se prépare à signer un programme de redressement (Facilité financière élargie) avec le FMI comme l'ont, déjà, fait le Cameroun, le Gabon, le Centrafrique et le Tchad.

Avec l'argent du pétrole, le président, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, a transformé son pays tel qu'aucun autre chef d'Etat d'un pays pétrolier, en Afrique, ne l'avait fait, auparavant, au point de susciter, énormément, de jalousie, non seulement, en Afrique, mais aussi, chez certains pays occidentaux, qui encouragent la mal-gouvernance, en Afrique, à des fins politiques de maintien de leur influence. Frappée de plein fouet par la baisse des cours du pétrole, la Guinée équatoriale doit revoir son programme de grandes réalisations dans le domaine des infrastructures, et bénéficier de certains concours financiers pour repartir d'un bon pied.

La directrice générale de l'UNESCO, Irina Bokova, a annoncé les lauréats du Prix international UNESCO-Guinée équatoriale pour la recherche en sciences de la vie, prix communément appelé « Prix Unesco/Obiang Nguéma pour la recherche en sciences de la vie, dont le promoteur est l'actuel président de la Guinée équatoriale. Sur les trois lauréats désignés par un jury pluridisciplinaire venant de différentes régions du monde, on ne compte, cette année, aucun Africain. Chaque lauréat recevra la somme de 100.000 dollars pour poursuivre ses recherches.

Il n'est en rien,directement, concerné dans l'affaire des « Biens mal acquis ». C'est son fils, le vice-président de la Guinée équatoriale qui a été attaqué au tribunal. Pas lui directement. Pourtant, c'est lui qui compte, désormais, mener l'offensive contre l'ONG Transparency International, afin qu'elle puisse, elle aussi, répondre de faits de diffamation et autres griefs qui lui seront reprochés et que les avocats ne manqueront pas de trouver. Cette future plainte rappelle celle sur la diffamation faite, en 2000, contre François Xavier Vershave et l'ONG Survie par les présidents du Gabon, Omar Bongo Ondimba, du Congo, Denis Sassou-Nguesso et du Tchad, Idriss Déby Itno. Les trois chefs d'Etat avaient comme avocat unique, Jacques Vergès, qui leur permit d'avoir gain de cause dans cette affaire. Entre temps, beaucoup d'eau a coulé sous les ponts et la notion même de justice et de droits de l'homme a, beaucoup, évolué de telle sorte que ce qui était possible hier, l'est, nettement, moins de nos jours. Dans tous les cas, la plainte du doyen Obiang va ouvrir une nouvelle page dans cette affaire qui devient juridico-politico-diplomatique.

Trois ans de prison, 30 millions d'euros d'amende et la confiscation des biens saisis dont un immeuble évalué à plus de 100 millions d'euros (65 milliards de F CFA), ont été requis, mercredi, 5 juin, contre le vice-président de Guinée équatoriale, Teodorin Obiang Nguéma Mangue, au procès, à Paris, de l'affaire des "biens mal acquis". Pour une certaine opinion, l'affaire dépasse les simples considérations juridiques et judiciaires pour embrasser le domaine de la souveraineté des Etats africains : jusqu'à quel niveau la justice française accepte-t-elle le droit du peuple équato-guinéen à disposer de lui-même ?