Guy Nzouba Ndama

Guy Nzouba Ndama, Alexandre Barro Chambrier et Zacharie Myboto semblent reprendre des couleurs. Grâce à la convalescence prolongée du chef de l'Etat, Ali Bongo Ondimba, au Maroc. Ils ne font pas leur sortie politique pour solliciter l'aide du Seigneur Dieu afin que le président de la République rentre, le plus rapidement, retrouver ses fonctions au Palais du Bord de Mer, mais, pour actionner le levier de la vacance du pouvoir selon l'article 13 de la constitution, puisque, dans les courriers qu'ils ont fait parvenir, le 21 décembre, au premier ministre chef du gouvernement, Franck Emmanuel Issoze Ngondet, et à la présidente de la Cour constitutionnelle, Marie Madeleine Mborantsouo, avec ampliation à la présidente du Sénat, Lucie Milebou Aubusson épouse Mboussou, il est indiqué l'atteinte des 60 jours d'absence du président qui devrait déclencher la procédure de la vacance du pouvoir. Le trio en question sollicite, aussi, la désignation d'un collège de médecins pour évaluer l'état de forme générale du président de la République, ainsi que, sa capacité à assurer ses fonctions.

En ce jour de commémoration du 56e anniversaire de leur indépendance, les Gabonais et les Gabonaises se sont réveillés avec beaucoup d'optimisme. Encore quelques jours, et un vent nouveau soufflera sur l'ensemble du territoire national. Ils pourront alors regarder les autres Africains de la sous-région dans les yeux en leur disant : fiers d'être les héritiers de Léon Mba et du patriarche Ondimba, après la fermeture de la fâcheuse parenthèse 2009-2016.

Président pendant 19 ans de l'Assemblée nationale, et ce, jusqu'au 31 mars 2016, date de sa démission, Guy Nzouba Ndama a décidé de se présenter à l'élection présidentielle de fin août prochain. Vieux routier de la politique gabonaise, il ne court après personne et fait les choses à son rythme. Il met la dernière main à son équipe de campagne avant d'entamer un tour du Gabon qui va durer un mois. Sept ans après la mort du patriarche, le Gabon est au bord d'une guerre civile, comme en Côte d'Ivoire, après la mort du Sage Houphouët. Guy Nzouba Ndama n'a pas une autre ambition que de recoller les morceaux.

Sitôt parti, certains députés commencent à faire comme Guy Nzouba Ndama. En effet, neuf députés, rien que ce jour, ont démissionné de l'Assemblée nationale. D'autres départs sont annoncés. A cette allure, son fonctionnement en tant qu'instance républicaine pourrait être remis en question. Il n'est pas exclu, non plus, que le BOA perde la maîtrise du pays dans les semaines à venir. Le Gabon deviendrait, donc, ingouvernable. Malgré l'excellent « savoir-faire » de la clique des « profito-situationnistes » du Palais du Bord de Mer.

Il n'a rien dit du mal de BOA (Bongo Ondimba Ali). Il ne fait que démissionner de son poste de président de l'Assemblée nationale. Le très honorable, Guy Nzouba Ndama (c'est son nom), ne dit pas encore ce qu'il fera de cette liberté qu'il s'octroie. Mais tout le monde le voit venir. Même son quotidien en ligne préféré, afriqueeducation.com