HCR

Contre toute attente, le président du Niger, Mahamadou Ousmane, avait plié devant le président français, Emmanuel Macron, en acceptant, au grand mécontentement des Nigériens et des Africains, l'installation des « hot spots » sur le sol du Niger gérés par les services français de l'OFPRA. Il s'agit de lieux de sélection des bons candidats à l'immigration qui conviennent aux critères de la France, pour devenir, soit, des réfugiés politiques, soit, des immigrés au profil recherché par l'économie française. Des Mamoudou Gassama en somme ! Mahamadou Issoufou n'avait pas été seul à accepter cette chose inacceptable. Le président tchadien, Idriss Déby Itno, aussi, avait dit « Oui Chef » à Emmanuel Macron, sans demander l'avis de personne dans son pays. Les deux présidents ont été salués par la France pour leur ...courage. Mais, en Afrique, les critiques les plus acerbes, voire, même des insultes s'abattirent sur les deux présidents accusés de brader la souveraineté de leur pays. Aujourd'hui, on sait que le Maroc, l'Algérie, la Tunisie, et même, la Libye, à qui des centres d'internement (plus ou moins similaires) des immigrés sont proposés comme lieux de transit, sur leur sol, avant de regagner l'Europe ont répondu « Non » en choeur. Un « Non » salué par les Africains et même par les Nations-Unies, qui ne cautionnent pas l'implantation de ce genre de camp de « concentration » des temps modernes. Aujourd'hui, pour des raisons qui lui sont propres, Mahamadou Issoufou, semble entreprendre une marche en arrière. Mieux vaut tard que jamais.

Le Haut Commissaire de l'ONU aux réfugiés (HCR), Filippo Grandi, a demandé, mercredi, 20 juin, aux pays européens d'accélérer les procédures de départs des pays de transit des réfugiés qu'ils ont décidé d'accueillir sur leur sol. Cet appel pressant a été lancé depuis le Niger, pays où la France a installé des « hot spots » gérés par ses services de l'OFPRA. De manière générale, il est demandé aux pays européens de ne pas se fermer à la grande misère et l'extrême pauvreté qui sévissent dans les pays africains où des politiques françafricaines, responsables du maintien des pouvoirs corrompus et extravertis à la tête de certains pays d'Afrique dont la mal-gouvernance est patente, font qu'aucun avenir n'est assuré à ces milliers de jeunes, qui préfèrent mourir dans la Méditerranée au lieu de mourir dans leur pays, pourtant, au sous-sol très riche, que pillent allègrement les multinationales occidentales sans foi ni loi, sous l'oeil complice et paternaliste de certaines ex-puissances coloniales européennes. Fermer les yeux devant une telle cruauté et préférer ériger des barrières pour que ces jeunes Africains victimes de cette mal-politique (Europe-Afrique), ne se rendent pas en Europe où ils espèrent avoir leur salut, est une forme de « non assistance à personnes en danger » de mort. Oui, les jeunes Africains ont raison de se rendre en masse (au péril de leur vie) dans les pays d'Europe où ils escomptent un semblant de bien-être. Ca suffit comme ça l'hypocrisie des dirigeants françafricains d'Europe !

Le Haut-Commissaire des Nations-Unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, a lancé, vendredi, 16 décembre, au Cameroun, un appel de fonds pour venir en aide à près d'un demi-million de personnes affectées par l'insurrection de Boko Haram au Niger, au Tchad et au Cameroun.

Une évaluation menée par le Haut-Commissariat des Nations-Unies pour les réfugiés (HCR) montre que la plupart des civils libérés de l'emprise de Boko Haram dans les régions du Nord du Nigeria, ont besoin de protection.