Infantino Gianni

Le Maroc cherche, par tous les moyens, à faire oublier son statut de « pays lâcheur » depuis qu'il avait fait faux bond, en se retirant, cinq mois, avant l'organisation de la CAN 2015, à cause du virus Ebola que ses autorités disaient constituer une menace pour la survie des sujets du royaume. La Guinée équatoriale se porta candidate, au pied levé, enlevant la honte à l'Afrique qui se profilait à l'horizon quand le (très lointain) Qatar, avec ses pétro-dollars, s'était proposé pour organiser la compétition. Depuis cette trahison (royale), le Maroc n'arrête pas de vouloir se faire excuser et se racheter. Parfois en organisant de véritables coups bas à ses frères d'Afrique. Le dernier en date a mis en exergue, le président de la CAF, le Malgache, Ahmad Ahmad, quand il a, vainement, ces derniers jours, cherché à dessaisir l'organisation de la CAN 2019 au Cameroun parce que ce pays « n'était pas prêt ». Tous les Camerounais ont défendu leur CAN en disant « Stop » à Ahmad Ahmad qui, depuis, a changé de langage, avec son staff. Maintenant, le Maroc jette son dévolu sur l'organisation de la Coupe du Monde 2026 que la FIFA devrait, logiquement, attribuer à un pays du continent américain. Jusqu'où ira le royaume du Maroc pour satisfaire ses instincts de puissance ?