Interpellation sévère sur l'action du ministère.

A lire l'adresse du député et ancien candidat à l'élection présidentielle d'octobre 2018, Cabral Libii, lors de la 10ème législature de l’Assemblée Nationale, qui tient sa session, ce mois courant, la question de l'utilité de ce ministère, hors polémique, mérite d'être posée. Si la discussion portait, pendant la plénière du 22 juin, sur le projet de loi n° 1072/PJL/AN portant autorisation de ratification de l'accord sur la conservation des gorilles et de leurs habitats, adopté le 26 octobre 2007, à Paris, et jamais mis en œuvre, le député a élargi le débat aux autres plus que nombreux problèmes que concentre ce ministère dont le caractère stratégique n'est plus à démontrer, mais dont le bon fonctionnement et l'efficacité sont inversement proportionnels aux actions que les populations ont droit d'en attendre. S'agit-il d'une banale question d'homme (le ministre) ou des hommes et femmes (ses collaborateurs) qui l'entourent ? L'inertie ambiante du pouvoir en est-elle la principale cause ? La corruption qui profite à quelques-uns a-t-elle pris le pas sur le souci de l'intérêt général ? Bref, reconnaissons que l'honorable ex-candidat défait par le chef du régime en place, pose des questions essentielles, qui mériteraient d'attirer l'attention, non seulement, du ministre, Jules Doret Ndongo, mais aussi, de son patron direct, Chief Joseph Dion Ngute. On note au passage que le député demande au ministre de se réveiller, de bouger (un peu).