Iran

Téhéran a émis un mandat d’arrêt pour « action terroriste » et « meurtre » à l’encontre de Donald Trump et 35 autres Américains, impliqués dans le bombardement en Irak qui avait tué le général Qassem Soleimani.

La réplique (très) limitée de l'Iran, pour l'heure, n'exclut pas d'autres actions. Les tirs de missiles iraniens visant des soldats américains en Irak marquent une nouvelle étape dans l'affrontement entre l'Iran et les Etats-Unis et pourraient être suivis par d'autres actions. Stratégiquement et politiquement, le président américain, qui prépare sa réélection, affrontant une procédure de destitution engagée par ses rivaux démocrates, est dans une situation précaire. Son pari à pile ou face contre l'Iran pourrait lui être suicidaire car le régime de Téhéran va venger son vaillant général, et en même temps, chercher à affaiblir Trump pour qu'il quitte, définitivement, la Maison Blanche. C'est une occasion en or que Trump lui sert sur un plateau en argent car Trump aura été celui qui a fait le plus de mal à l'Iran depuis bien des décennies.

Le guide suprême iranien promet de "venger" la mort du général, Qassem Soleimani, tué dans un bombardement américain, sur un ordre assumé de Donald Trump. Ce dernier vient-il de commettre l'erreur stratégique de son mandat à la Maison Blanche ? Car on peut faire ce genre de chose à la Syrie, peut-être à la Turquie (l'alliée de l'OTAN), certainement, à l'Iraq, mais, on ne peut pas le faire à la Corée du Nord, et encore moins, à l'Iran des ayatollahs. D'où la question, Donald Trump s'est-il mis lui-même les pieds dans le guêpier iranien au point de compromettre sa réélection qui, déjà, n'était pas très évidente ?

Le guide suprême iranien, Ali Khamenei, a exclu, mardi, 17 septembre, toute négociation avec Washington à l'heure où le président américain, Donald Trump, s'est dit disposé à rencontrer son homologue iranien, Hassan Rohani, tout en menaçant Téhéran à la suite d'attaques ayant visé l'Arabie saoudite. Ces attaques, menées, samedi, 14 septembre, par des drones sur deux installations pétrolières importantes du royaume, ont été revendiquées par les rebelles houthis du Yémen qui sont soutenus par l'Iran, le grand rival régional du royaume saoudien. Elles ont entraîné une chute de moitié de la production saoudienne, à hauteur de 5,7 millions de barils par jour, soit, environ, 6% de l'approvisionnement mondial de pétrole. Pour contenir la surchauffe, Washington a décidé de calmer le marché en y injectant une partie des réserves stratégiques du pays.

Décidément, le président des Etats-Unis, Donald Trump, est un homme qui parle beaucoup, qui croit menacer tout le monde, qui pense diriger la terre entière selon sa seule petite volonté depuis la Maison Blanche, mais, qui réussit, rarement, à imposer ce qu'il veut. On l'a vu en Syrie, en Corée du Nord, et même en Iran où les résultats de sa politique sont plus que mitigés. A Téhéran, le pouvoir des Mollahs est, tellement, habitué à ses rhétoriques verbales au point qu'il n'hésite plus à dire parlant de lui : le chien aboie la caravane passe.

Le ministre des Affaires étrangères iranien, Mohammad Javad Zarif, a répondu, lundi, 20 mai, aux dernières menaces de Donald Trump à l'encontre de son pays en affirmant que les "railleries génocidaires" du président américain ne mettraient "pas fin à l'Iran". Le chef de la diplomatie iranienne sait de quoi il parle. Après avoir été mis au pas en Syrie par Bachar el-Assad (soutenu par Vladimir Poutine), et en Corée du Nord par Kim Jong-un (soutenu par Xi Jinping), jamais deux sans trois, pensent les Iraniens qui affirment que les menaces du locataire de la Maison Blanche, n'auront, strictement, aucun effet sur leur pays qui restera intact jusqu'au départ de ce dernier de la Maison Blanche. Même pas peur !

Même pas peur ! Après Washington, il y a un an, Téhéran suspend, aussi, certains de ses engagements de l'Accord nucléaire iranien et lance un ultimatum aux signataires. On revient, en quelque sorte, à la case départ, c'est-à-dire, la période de tension avant signature de cet accord qui caractérisait les relations entre l'Iran et les principales capitales occidentales.

Le président des Etats-Unis, Donald Trump, a décidé de mettre fin aux exemptions permettant à huit pays l’achat de pétrole iranien afin de "porter à zéro les exportations" de ce pays, a annoncé, lundi, 22 avril, la Maison Blanche. La décision de Donald Trump provoque la hausse sensible des cours du pétrole sur le marché, ce qui avantage les pays africains producteurs. Mais, elle a un côté pervers : la dictature dont elle fait montre est insupportable pour les partisans d'un monde de dialogue et de solidarité. Car après tout, les Etats-Unis ne sont ni les Nations-Unies, ni le pays qui régit les affaires internationales.

Les cours du brut ont chuté de plus de 30% en deux mois et évoluent, désormais, autour de 60 dollars pour le baril de Brent - la référence européenne. Cette tendance risque de s'accentuer à cause de la pression que Donald Trump exerce sur l'Arabie Saoudite, qui est priée d'augmenter sa production pour maintenir les prix bas et permettre, ainsi, la reprise de l'économie mondiale très dépendante du pétrole. Cela dit, et on ne le sait pas assez, un autre combat se mène loin des caméras entre le chef de la Maison Blanche et son ennemi juré, le président iranien, Cheikh Hassan Rohani.

Après l'annonce de la mise en service d'un nouvel avion de combat par l'Iran, dès cette semaine, le couple Etats-Unis/Israël s'organise, déjà, pour contrer cette éventualité. Hier, nous écrivions que l'annonce du ministre iranien de la Défense allait déclencher une levée de bouclier en Israël qui est sous la menace (au moins verbale du régime des Mollahs) d'être rayé de la carte du monde. Arrivé en Israël, presqu'en catastrophe, le conseiller à la sécurité nationale du président américain Donald Trump, John Bolton, et le premier ministre israélien ont appelé, dès ce lundi, 20 août, les pays européens à intensifier la pression sur l'Iran, lors d'une rencontre à Jérusalem.

Israël est inquiet depuis que l'Iran a montré que malgré les sanctions, les pressions américaines, le régime des Mollahs continue de dérouler ses plans de défense, au niveau de la sous-région comme si de rien n'était. En effet, Téhéran va dévoiler, dans les prochains jours, un nouvel avion de combat et améliorer ses capacités balistiques pour répondre aux "menaces" d'Israël et des Etats-Unis, ses ennemis jurés. C'est l'annonce que fait le ministre de la Défense, Amir Hatami, cité ce dimanche, 19 août, par l'agence Tasnim.

Téhéran a démenti "fermement", mercredi, 2 mai, les accusations du Maroc, qui a annoncé la veille, rompre ses relations diplomatiques avec l'Iran en lui reprochant d'avoir facilité une livraison d'armes au Polisario, mouvement indépendantiste au Sahara occidental.