Italie

La nouvelle ministre de l’Intérieur italienne, Luciana Lamorgese, est une parfaite inconnue sur la scène politique, tant nationale qu’internationale. Le choix d’une technicienne à ce poste clé démontre-t-il la volonté du premier ministre, Giuseppe Conte, de tirer un trait sur la gouvernance scabreuse en matière d'immigration de l'ancien ministre de l'Intérieur, Matteo Salvini, chef du parti d'extrême-droite, La Ligue du Nord ? S'il faudra attendre quelques mois avant de tirer les premiers enseignements, on peut, tout de suite, avancer que le nouveau gouvernement de Giuseppe Conte est pro-européen contrairement au précédent qui était euro-sceptique.

La France et l'Allemagne ont dénoncé, dimanche, 30 juin, l'attitude de l'Italie, qui a, vivement, réagi, après l'arrestation de Carola Rackete, la jeune capitaine du navire humanitaire, Sea-Watch, qui a accosté de force, à Lampedusa, pour débarquer 40 migrants secourus deux semaines plus tôt. Parallèlement, un mouvement de soutien à travers l'Europe a, déjà, permis de récolter plus d'un million d'euros pour financer les frais de justice de la jeune femme et la poursuite des opérations de secours de l'ONG.

L'ONU a dénoncé, vendredi, 7 juin, les conditions «épouvantables» dans les centres de détentions des migrants, dont certains sont décédés de tuberculose tandis que des centaines survivent avec des rations alimentaires minimes. «Nous sommes profondément préoccupés par les conditions épouvantables dans lesquelles des migrants et des réfugiés sont détenus en Libye», a déclaré un porte-parole du Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme, Rupert Colville. La Libye dont l'indépendance a été compromise en 2011, avec l'assassinat de son leader, le colonel, Mu'ammar al Kadhafi, a un gouvernement fantoche qui suit à la lettre les prescriptions de ses maîtres européens, sans tenir compte du fait que les réfugiés traités moins bien que des animaux, ne sont que des Africains comme eux.

A quelque chose malheur est bon. Le ministre italien de l'Intérieur, Matteo Salvini (extrême droite), annonce que tous les étrangers parmi les collégiens pris en otage par leur chauffeur près de Milan, seront naturalisés. Il met, ainsi, fin à une semaine de vive polémique. Si l'acte, en lui-même, est condamnable et abominable, le problème de son mobile reste une question de fond. Et sur ce plan, le gouvernement italien a pris, ces dernières semaines, des positions courageuses, notamment, sur le rôle néfaste du F CFA (monnaie française utilisée dans 14 pays africains de l'Ouest et du Centre) en Afrique, positions qui ont été reprises dans les nombreux milieux anti-F CFA qui pullulent, désormais, en Afrique et au sein des diasporas africaines.

Le nouveau pouvoir italien (composé de racistes et de populistes) est comme le savon Omo. Il lave plus blanc que neige. Les nombreuses vérités que ses responsables politiques distillent, depuis quelques temps, sur la politique française, ont fait mouche, non seulement, en Afrique où elles ont reçu des échos plus que favorables, mais aussi, auprès du gouvernement français, lui-même, qui essaie de calmer le jeu en rappelant son ambassadeur en « consultation ». Calmer le jeu car c'est le seul moyen véritable de faire entendre raison aux turbulents responsables politiques italiens. Un pari que Paris est loin d'avoir gagné car l'enjeu est ailleurs : faire un bon score lors des élections européennes dans quelques mois.

Le président du Niger, Mahamadou Issoufou, et le premier ministre italien, Giuseppe Conte, ont salué, mardi, 15 janvier, à Niamey, le succès de la lutte conjointe contre l'immigration clandestine avec la chute drastique du flux de migrants vers l'Europe depuis 2016. Comme quoi, le président nigérien s'est laissé embobiner dans la néfaste entreprise européenne qui vise à empêcher les Africains à aller se chercher dans les pays européens, alors que ces derniers, sont, directement, accusés d'être (co)responsables de la catastrophique situation économique qui prévaut dans les pays d'immigration, et qui crée cette hémorragie africaine vers l'Europe. Le Niger, la Libye (qui n'est qu'un Etat virtuel) et le Tchad, ont été désignés par les dirigeants européens pour servir de lieux de tris de bons et de mauvais migrants africains. Les démocrates africains ont, vivement, condamné cette façon de faire des Européens et reproché aux présidents, Mahamadou Issoufou, du Niger, et Idriss Déby Itno du Tchad, de vendre la dignité africaine pour quelques poignées d'euros. La mondialisation qui a été créée en Occident, ne doit pas être privée aux Africains sous prétexte qu'ils apportent la pauvreté en Europe. La mondialisation doit être totale et entière pour tout le monde. Y compris pour les Africains. Le « village planétaire » dont on parle ne concerne-t-il pas les Africains ? Cette question est posée à Mahamadou Issoufou qui vient de saluer la baisse des flux africains vers l'Europe en compagnie d'un dirigeant européen, foncièrement, raciste, en l'occurrence, le premier ministre italien, Giuseppe Conte.

La Commission nationale libyenne des droits de l'homme a rejeté, mardi, 26 juin, la "tentative européenne unilatérale" de création de camps d'immigration en Libye. Le ministre italien de l'Intérieur, Matteo Salvini, lors de son voyage, en Libye, lundi, 25 juin, l'avait laissé entendre. Une annonce, immédiatement, démentie, quelques heures plus tard par le vice-premier ministre libyen, Ahmed Miitig. Le gouvernement algérien n'en veut pas non plus, selon les propos de son ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, ce mercredi, 27 matin, sur Radio France Internationale. Il n'y a que le Niger et le Tchad, qui ont accepté l'installation de « hot spots » sur leur territoire, à la demande du président français Emmanuel Macron. Depuis, ces deux pays font l'objet de beaucoup de critiques de la part de leurs oppositions et de la société civile.

Le programme commun du Mouvement 5 étoiles (M5S, antisystème) et de la Ligue (extrême droite) affirme la volonté d'accélérer l'examen des demandes d'asile et d'expulser systématiquement les déboutés à l'instar des 500.000 clandestins installés en Italie. Quant aux Africains qui souhaitent débarquer sur les côtes italiennes, dans les prochains jours ou semaines, pour chercher un soi-disant bonheur matériel en Europe, le futur gouvernement issu de l'extrême-droite annonce, tout simplement, la fermeture de la Mer Méditerranée.

On le disait, politiquement, mort, en déclin inexorable, mais, Silvio Berlusconi a de la ressource. A, seulement, 81 ans, le très jeune d'esprit de la classe politique italienne est de retour sur le devant de la scène, avec ses frasques, à un mois d'élections législatives qu'il entend bien gagner, à droite toute.

Contrairement aux présidents, Mahamadou Issoufou, du Niger, et Idriss Déby Itno, du Tchad, le maréchal, Khalifa Haftar, vient de surprendre les Européens, en leur soumettant un plan d'investissement de plusieurs dizaines de millions d'euros, afin de lui permettre de coopérer, avec efficacité, dans la lutte contre l'immigration clandestine.

Parce qu'il a été désigné et installé par les grandes capitales occidentales, le premier ministre libyen, al-Sarraj, n'a, jamais, fait l'unanimité. Une des raisons de sa cordiale mésentente avec l'homme fort de la Libye pétrolière, le maréchal Khalifa Haftar, est son manque de légitimité véritable. Nommé comme il l'a été, il ne peut, aucunement, représenter les intérêts de la Libye toute entière. Sa politique d'immigration (écrite par ses maîtres du Nord) en est la preuve. Il y a moins d'un mois, à Paris, le président français, Emmanuel Macron, décidait d'installer les hotspots en Libye. Comme dans toute bonne colonie qui ne se respecte pas. Décision prise à la place des Libyens. Aujourd'hui, c'est le parti radical italien qui porte plainte contre le gouvernement italien d'avoir contraint le gouvernement libyen à appliquer une politique anti-migrants qui bafoue les principes élémentaires des droits de l'homme.

Le président de la Croix-Rouge italienne, Francesco Rocca, a, vivement, dénoncé, jeudi, 17 août, à l'ONU, la récente interdiction faite aux ONG de patrouiller au large de la Libye pour secourir des migrants, interdiction qui contrevient, scandaleusement, au droit international, en la matière. D'autre part, il s'agit d'un cas patent de « non-assistance à personnes en danger » condamnable par tout tribunal italien (ou européen) et contrevenant aux dispositions (de base) de la Convention des Nations-Unies sur les droits de l'homme.

Le président camerounais, Paul Biya, en visite d'Etat, en Italie, a été reçu, mercredi, 22 mars, à l'Université de Rome Tor Vergata, par la Conférence des recteurs des universités italiennes (CRUI). A cette occasion, il s'est fait décerner la Médaille d'Or de cette Conférence pour saluer sa politique dans le domaine de l'enseignement supérieur et de la recherche.

Il est "temps de fermer" la voie de passage des migrants clandestins entre la Libye et l'Italie et cet objectif est "à notre portée", a affirmé, jeudi, 2 février, le président du Conseil européen, Donald Tusk. Malheureusement, Donald Tusk a évité d'aborder les causes de cette immigration, à savoir, la pauvreté, mais aussi, la très mal-gouvernance des pays africains, parfois, encouragée par certaines capitales européennes.

Paolo Gentiloni a été désigné président du Conseil (premier ministre) italien. A 62 ans, il est considéré comme, politiquement, proche du président du Conseil démissionnaire.

Elles arrivent par centaines, chaque mois, le rêve européen plein la tête, alors que beaucoup sont promises à des années d'esclavage sexuel. Mais, dans les ports italiens, arracher ces jeunes Nigérianes à leurs trafiquants est un véritable défi.