Jean Pierre Bemba

L'ancien vice-président congolais, Jean-Pierre Bemba, "pourra rentrer" en République démocratique du Congo (RDC) s'il le souhaite, a déclaré, dimanche, 17 juin, le ministre congolais des Affaires étrangères, Léonard She Okintundu, sans préciser s'il était poursuivi par la justice congolaise. Cela dit, cette interrogation ne va pas freiner l'envie du futur candidat à la présidentielle de rentrer dans son pays, retrouver son électorat de l'Equateur et de la ville de Kinshasa, après dix années d'enfermement à la Haye.

Prisonnier le plus célèbre de l'Afrique centrale, le RDCongolais, Jean-Pierre Bemba, n'a pas encore eu la possibilité d'embrasser sa femme et ses cinq enfants. Et pour cause, il attend son permis de séjour des autorités belges qui étudiaient encore son dossier ce soir, en procédure accélérée. Prêt à recouvrer sa liberté, l'ancien vice-président congolais Jean-Pierre Bemba, acquitté en appel de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité, reste sous la surveillance des autorités de la Cour pénale internationale (CPI), dans l'attente du feu vert de la Belgique pour retrouver les siens après avoir quitté le centre de détention situé à La Haye. A Kinshasa, Joseph Kabila aurait perdu le sommeil.

Jean-Pierre Bemba ne souhaiterait pas faire 18 ans de prison à la CPI (Cour pénale internationale), peine qui lui a été infligée. Il ambitionne, encore, d'accéder à la magistrature suprême de la RDC (République démocratique du Congo). Il vient de faire appel de ce jugement.

La Cour pénale internationale (CPI) a condamné, mardi, 21 juin, le RDCongolais, Jean Pierre Bemba Gombo, à 18 ans d'emprisonnement pour des crimes de guerre et des crimes contre l'humanité commis en République centrafricaine (RCA) en 2002-2003. Outre la portée symbolique de cette condamnation, la CPI entend lancer un message fort à l'endroit des dictateurs et seigneurs de guerre qui terrorisent encore les peuples africains.