Jean-Pierre Dozon.

C’était en avril 2005. J’avais été invité, par une amie du Congo-Brazzaville, à la conférence mensuelle de “ Confrontations ”, un groupe d’intellectuels catholiques de Paris. Dans une salle de l’Institut catholique (21, rue d’Assas), pendant que nous prenions une collation, le comité d’organisation, probablement, informé de ma présence par Régine Oboa, vint me trouver là où j’étais assis. Le « chef » de ce comité me salua, puis, s’adressa à moi en ces termes : « Ma collègue Régine m’a dit que vous avez écrit un ouvrage sur ce qui se passe en Côte d’Ivoire depuis septembre 2002. On aimerait vous inviter, le mois prochain, si vous êtes disponible. Notre public aurait ainsi l’occasion d’écouter un témoignage de première main ». Il ajouta : « Comme notre groupe s’appelle “ Confrontations ”, on souhaiterait que vous et une autre personne puissiez confronter vos points de vue sur la situation dans votre pays. Cela signifie que le second conférencier pourrait ne pas voir les choses comme vous ». Sans hésiter, je donnai mon accord au projet et je proposai de débattre avec Jean-Pierre Dozon quand on me demanda si j’avais un nom en tête.