Joao Lourenço.

« Injustes », « inexactes » et fondées sur des « faux ». Mise en cause pour corruption, la femme d’affaires angolaise la plus riche du continent, Isabel dos Santos, fille de l’ex-président angolais, a lancé, via ses avocats, la riposte contre les enquêtes, qui la visent dans son pays, au Portugal et dans la presse. Avec très peu de chance de convaincre tellement son dossier paraît lourd.

La dépouille du chef rebelle angolais, Jonas Malheiro Savimbi, tué au combat en 2002, a été remise vendredi, 31 mai, à sa famille pour être inhumée, samedi, 1er juin, lors des obsèques publiques, organisées à la suite d'un accord avec le gouvernement.

Les choses se compliquent pour les magistrats qui ont décidé d'incarcérer Jose Filomeno dos Santos pour détournements de fonds publics. Prisonnier pas comme les autres, ce fils de l'ancien président, José Eduardo dos Santos, incarcéré, lundi, 24 septembre, dans une prison de Luanda dans une affaire de détournement de fonds, a entamé une grève de la faim. Pour mettre la pression sur les juges, selon certaines sources.

Coup de tonnerre à Luanda : Jose Filomeno dos Santos va dormir dès cette nuit en prison. Motif de sa détention : Détournement de fonds publics. Le nouveau chef de l'Etat, le général, Joao Lourenço, a surpris par la rapidité des mesures qu'il prend contre les corrompus du système. Même Ingénieur Jose Eduardo dos Santos semble pris de court. Jusqu'à ira cette opération « Nettoyage » ?

Le général-président, Joao Lourenço, se veut intraitable. Il ne fait de cadeau à personne depuis qu'il est aux affaires. Encore moins aux enfants de son illustre prédécesseur qui lui a cédé le pouvoir, José Eduardo dos Santos. Personne n'étant épargné dans son opération Mains Propres d'un genre nouveau qu'il a entreprise pour lutter contre la corruption, la justice a ouvert, vendredi, 2 mars, une enquête sur de possibles détournements de fonds à la compagnie pétrolière nationale, Sonangol, lorsqu'elle était dirigée par Isabel dos Santos, la fille de l'ex-président de la République. D'autre part, Joao Lourenço a donné « six mois » (pas plus) aux membres de la nomenklatura qui auraient caché les fonds à l'étranger de vite les rapatrier. Comme quoi, ça chauffe, vraiment, en Angola.