Justice française.

L'ancien président français, Valéry Giscard d'Estaing dit VGE, n'en a pas fini avec les affaires des fesses de femmes, malgré son âge très avancé. Les Africains, pendant sa présidence, s'étaient offusqués du mauvais tour qu'il joua à son « cher parent », l'ex-empereur du Centrafrique, Jean Bedel Bokassa. L'impératrice Catherine était, en effet, tombé dans les bras du grand fauve de Chamalières. L'ex-empereur n'eut que les yeux pour pleurer, bien que ce genre de passe-passe soit admis dans certaines traditions africaines. Mais pas avec un « parent » blanc. VGE et les femmes, ce n'est donc pas une histoire qui étonne en France d'autant plus que ses successeurs (peut-être pas l'actuel) ne badinent pas dans leurs relations avec le sexe dit faible : Hollande, Sarkozy, Chirac, Tonton, furent, tous, tranchants dans ce domaine. Ce qui étonne, c'est que malgré ses 94 ans, VGE a gardé tous ses réflexes de brave mâle intactes. Malheureusement, cet instinct animal le conduit, aujourd'hui, chez les juges. Par ce temps de coronavirus, on a là, enfin, une histoire cocausse.

Nouvel épisode dans la saga des "biens mal acquis": la justice française a ouvert une enquête visant l'entourage du président de Djibouti, Ismaïl Omar Guelleh, à la suite d'une plainte de l'ONG Sherpa sur l'acquisition de propriétés immobilières à Paris. Djibouti n'a pourtant ni pétrole ni gaz mais rien que son port et sa position stratégique sur la Corne de l'Afrique.

L'intellectuel musulman, Tariq Ramadan, est arrivé, mardi, 5 juin, matin, au tribunal de Paris, pour son premier interrogatoire depuis son incarcération pour viols en février, une audition qui pourrait conduire à sa mise en examen pour des agressions sur une troisième femme. Les faits qui sont reprochés à cet intellectuel sont graves, surtout, dans la société occidentale où la perception de la vie ainsi que ses codes ne sont pas les mêmes qu'en Afrique, d'où vient l'accusé. La justice, de son côté, ne fait pas de quartier quand il s'agit d'appliquer la loi dans ce domaine, et protéger les plus faibles. Mais, après avoir dit tout ceci, on est quand même en droit de se poser la question de savoir si la procédure ne permettait pas de traiter l'accusé avec un peu plus de dignité ?

Le parquet de Paris a requis un non-lieu dans l'enquête sur les accusations de viols portées par des enfants contre des soldats français de l'opération Sangaris, en Centrafrique, en 2013-2014. En sera-t-il de même pour les juges ?

Grosse passe d'arme entre Kigali et Paris. Dans le conflit qui oppose le Rwanda à la France, Paul Kagame rend coup pour coup. C'est ainsi que le Rwanda vient de publier une liste de 22 militaires français accusés d'avoir contribué au planning et à l'exécution du génocide de 1994 qui a fait, environ, un million de morts. C'est une réponse du berger à la bergère. Paul Kagame réagit à la réouverture, en octobre dernier, de l'enquête sur le crash du Falcon 50 par la justice française.