Justice française.

L'intellectuel musulman, Tariq Ramadan, est arrivé, mardi, 5 juin, matin, au tribunal de Paris, pour son premier interrogatoire depuis son incarcération pour viols en février, une audition qui pourrait conduire à sa mise en examen pour des agressions sur une troisième femme. Les faits qui sont reprochés à cet intellectuel sont graves, surtout, dans la société occidentale où la perception de la vie ainsi que ses codes ne sont pas les mêmes qu'en Afrique, d'où vient l'accusé. La justice, de son côté, ne fait pas de quartier quand il s'agit d'appliquer la loi dans ce domaine, et protéger les plus faibles. Mais, après avoir dit tout ceci, on est quand même en droit de se poser la question de savoir si la procédure ne permettait pas de traiter l'accusé avec un peu plus de dignité ?

Le parquet de Paris a requis un non-lieu dans l'enquête sur les accusations de viols portées par des enfants contre des soldats français de l'opération Sangaris, en Centrafrique, en 2013-2014. En sera-t-il de même pour les juges ?

Grosse passe d'arme entre Kigali et Paris. Dans le conflit qui oppose le Rwanda à la France, Paul Kagame rend coup pour coup. C'est ainsi que le Rwanda vient de publier une liste de 22 militaires français accusés d'avoir contribué au planning et à l'exécution du génocide de 1994 qui a fait, environ, un million de morts. C'est une réponse du berger à la bergère. Paul Kagame réagit à la réouverture, en octobre dernier, de l'enquête sur le crash du Falcon 50 par la justice française.