Kim Jong-un

Preuve qu'il n'est pas isolé comme le laissent croire certains dirigeants occidentaux, le leader nord-coréen, Kim Jong-un, a entamé, mardi, 8 janvier, une visite en Chine auprès de son homologue, Xi Jinping, son principal allié diplomatique et commercial. Ce voyage intervient alors qu'un nouveau sommet avec Donald Trump est évoqué. Un sommet qui pourrait permettre à Donald Trump de rebondir sur le plan intérieur où il est de plus en plus contesté par le parti démocrate, majoritaire au sein de la Chambre des représentants.

Donald Trump a déclaré, mardi, 1er janvier, qu'il avait hâte de tenir un nouveau sommet avec le dirigeant nord-coréen, Kim Jong-un, qui s'était dit, la veille, prêt à rencontrer, une nouvelle fois, le président américain à tout moment. Affaibli sur la scène politique américaine où il doit, désormais, composer son pouvoir avec le parti démocrate, qui a pris le contrôle de la Chambre des représentants, Donald Trump, qui multiplie des frasques sur le plan militaire (retrait unilatéral annoncé de ses soldats en Syrie), sur le plan économique (augmentation unilatérale et non concertée des taxes sur des produits chinois et européens entrant sur le marché américain), sur le plan judiciaire (relance des enquêtes sur l'implication de Moscou dans la présidentielle américaine de 2016), il veut renouer, de manière convaincante, avec Kim Jong-un pour se refaire une crédibilité à l'international et même sur le plan de la politique intérieure. Pour Trump, la future rencontre avec le « leader bien aimé » est davantage utile pour lui que pour le non-manipulable chef d'Etat nord-coréen. Le président américain fera toutes les concessions qu'il faudra pour aboutir à ce deuxième Sommet, sachant qu'un tel événement constitue, dans le cadre de sa réélection en 2020, une affaire de vie ou de mort.

Le « leader bien aimé » ne se laisse pas influencer. Doté d'une force de frappe que Washington souhaite démanteler, il dit tout haut ce qu'il pense de sa relation avec son homologue américain, Donald Trump. C'est ainsi qu'il a dénoncé les nouvelles sanctions décrétées contre la Corée du Nord par les Etats-Unis, accusés de vouloir "bloquer pour toujours" la dénucléarisation de la péninsule. Autrement dit, la ruse que voulait utiliser Trump pour obtenir la dénucléarisation sans rien donner en contrepartie, ne marche pas. Il en est de même de la ruse de Kim Jong-un qui pensait qu'en acceptant du bout des lèvres une dénucléarisation de la péninsule, il allait attirer, sans effort, les capitaux sud-coréens et japonais, dans son pays. Cela ne marche pas non plus. Chacun voulant tromper l'autre, a eu tout faut. Conséquence : on tourne en rond et il n'est pas exagéré de penser qu'à Pyongyang, on commence à jouer la montre espérant que les Américains ne donneront pas un second mandat à Donald Trump en 2020.

Le chien aboie la caravane passe, peut-on dire du « dialogue » qui caractérise la relation entre le « leader bien aimé » nord-coréen, Kim Jong-un, et le belliqueux président américain, Donald Trump. Pour preuve, le dirigeant nord-coréen a supervisé l'essai d'une "nouvelle arme tactique ultramoderne", a annoncé ce vendredi,16 novembre, l'agence officielle nord-coréenne d'information, une mesure qui est perçue par les analystes comme un message politique plus qu'une grave provocation. Mais, même si c'était perçu à Washington comme une provocation, Pyongyang n'a, nullement, peur d'assumer.

Donald Trump n'a plus qu'à s'étrangler. La réconciliation entre les deux Corée n'a pas (forcement) besoin de ses oukases pour avancer, bien que lentement, mais, sûrement. Pour preuve, le « leader bien aimé » nord-coréen, Kim Jong-Un, et son homologue sud-coréen, Moon Jae-in, sont convenus, ce mercredi, 19 septembre, d'une série de projets destinés à approfondir les relations sur la péninsule. Voici les points clés des documents signés à Pyongyang après deux jours de sommet.

Comme l'a souhaité le président américain, le chef de la Corée du Nord, Kim Jong-un, s'est assis à la table de négociations avec Donald Trump. On ne peut, donc, guère dire qu'il n'y a pas de volonté manifestée par le leader nord-coréen, qui, dans la foulée, avait commencé à démanteler certains sites nucléaires, preuve de sa bonne volonté. Cependant, côté américain, on montre un certain empressement on ne sait pour quelle raison, alors que nous sommes dans un domaine où la prudence devrait être de mise : la Corée du Nord ne peut pas détruire en quelques mois (comme le souhaite Washington) une industrie nucléaire conçue pendant plusieurs décennies, par le grand-père, puis, le père de l'actuel leader. Les délais proposés par Donald Trump sont-ils alignés sur le calendrier électoral américain ? Non seulement, gagner la bataille des élections de mi-mandat pour ne pas permettre aux démocrates d'avoir la majorité dans les deux chambres, mais surtout, préparer sa réélection à la Maison Blanche, dans deux ans, tel semble être le principal souci de Donald Trump. Comme si la Corée du Nord devrait, désormais, vibrer selon le calendrier politique des Etats-Unis. C'est tout simplement inadmissible. La dénucléarisation est et sera le fruit de la coopération entre les Etats-Unis et la Corée du Nord, et non, le fruit d'un diktat de Washington.

C'est la troisième visite de Kim Jong-un en Chine, en l'espace de trois mois. C'est du rarement vu dans les relations entre les deux pays. Plus qu'une relation privilégiée, ne s'agirait-il pas de sa protection pure et simple à l'instar de celle dont bénéficient la Corée du Sud et le Japon auprès des Etats-Unis ? Un détail qui a son importance : pour se rendre au Sommet de Singapour, le « leader bien aimé » a emprunté, à l'aller et au retour, un Boeing 747 de la compagnie, Air China, mis à sa disposition par le grand-frère, Xi Jinping. Affectionnant les voyages à bord du train hautement blindé qu'affectionnait son père, Kim Jong-il, le jeune leader pouvait bien rallier Singapour par train comme son père qui avait traversé la Russie, par train, pour rencontrer Dimitri Medvedev au Kremlin en 2009), mais, autre temps autres mœurs ? A titre d'information, la distance Pyongyang-Singapour n'est que de 4.743 km contre le parcours Pyongyang-Moscou qui est un peu plus de 6.400 km.

Après le succès du Sommet entre Donald Trump et Kim Jung-un, organisé, le 12 juin, à Singapour, c'est au tour du premier ministre japonais, Shinzo Abe, de préparer le sien, dans les prochains mois, avec le « leader bien aimé » nord-coréen. Voilà pourquoi il l'a appelé, samedi, 16 juin, afin qu'ils surmontent, ensemble, leur méfiance mutuelle. Il confirme, par ailleurs, que des efforts sont en cours en vue de l'organisation d'un sommet. Le « leader bien aimé », lui, ne demande pas mieux. Il suit sa stratégie à la lettre : 1) Doter la Corée du Nord d'une bombe nucléaire capable d'atteindre le territoire des Etats-Unis. 2) Une fois ce cap réussi, appeler aux négociations directes, en tête à tête, sans intermédiaire, entre lui et le chef de la Maison Blanche. Nous y sommes avec succès. Les besoins du « leader bien aimé » sont simples : mettre fin à l'embargo qui frappe le pays et bénéficier de facilités diverses susceptibles de favoriser la relance de l'économie nord-coréenne, et relever, sensiblement, le niveau de vie des Nord-Coréens. Le plus bas de la péninsule. En contrepartie, le « leader bien aimé » accepterait la dénucléarisation de la Corée du Nord et de toute la péninsule, en ayant quand même à l'esprit que sans bombe nucléaire, il deviendrait, aussi, vulnérable que le Libyen Mu'ammar al Kadhafi, assassiné par un conglomérat de tueurs français, américains, anglais et de l'OTAN. Un avantage non négligeable cependant : Le « leader bien aimé » a, pour lui, le temps contrairement aux dirigeants américain, japonais et sud-coréen, qui, eux, sont tenus par le succès aux élections avec à la clé la limitation des mandats, alors que les principaux soutiens de Kim Jong-un, à savoir, les présidents chinois et russe, ont tout le temps pour eux. Le « leader bien aimé » est un redoutable stratège, malgré ses petits 34 ans d'âge.

L'invitation de Kim Jong-un à se rendre chez Vladimir Poutine ? C'est une pression supplémentaire qui va s'exercer sur le très instable président américain, Donald Trump. Le président républicain est tellement imprévisible qu'il serait capable d'annuler, une deuxième fois, le Sommet, qu'il envisage de tenir, le 12 juin, à Singapour, avec le président nord-coréen, le « leader bien aimé » Kim Jong-un. Mais, désormais, le chef russe est à l'embuscade. Face au cirque dont l'acteur principal n'est autre que le clown de la Maison Blanche, Vladimir Poutine, qui est crédité d'être l'homme le plus puissant du monde (selon les magazines américains), veut tirer la couverture à lui. Car à défaut d'être intelligent, Trump est, encore, moins bien rusé que Poutine. Ce qui est un double désavantage pour son camp et ses alliés. Et le président russe ne le sait que trop bien en invitant le jeune Coréen à effectuer une visite mémorable non pas dans un pays neutre (comme Singapour), mais au cœur du Kremlin, dans les prochaines semaines. Voilà, donc, consacrée l'ouverture de la Corée du Nord au niveau de deux membres principaux du Conseil de sécurité. Après le retour à la normale dans ses relations avec la Chine, Kim Jong-un va se faire un nouvel allié stratégique en la personne de Vladimir Poutine, gardien d'un arsenal nucléaire conséquent. Donald Trump n'a qu'à bien se tenir : le monde ne marchera, jamais, à son rythme.

Dans un spectaculaire retournement, Donald Trump a annulé, jeudi, 24 mai, le sommet historique prévu dans moins de trois semaines avec le leader nord-coréen, Kim Jong-un, dénonçant "la colère" et "l'hostilité" du régime de Pyongyang. Et si Trump avait cherché la petite bête pour lui permettre d'annuler ce Sommet pour lequel il n'avait nullement la maîtrise de ce qui allait en sortir ?

Les Etats-Unis demandent "la dénucléarisation complète, vérifiable et irréversible" de la Corée du Nord. Mais, Pyongyang exige des contreparties américaines pour s'engager dans ce processus et est irrité par des exercices militaires en cours chez son voisin sud-coréen. Conséquence, le « leader bien aimé » semble se rebiffer dans la mesure où, au regard de ce qu'il voit ailleurs, en Iran, notamment, Donald Trump tient, rarement, difficilement, compte de l'avis des autres. Pour lui, seuls priment les intérêts américains. Trump étant, déjà, très isolé avec le transfert de l'ambassade des Etats-Unis à Jérusalem, Kim Jong-un pourrait profiter de cette faiblesse passagère de l'Américain pour faire monter les enchères et obtenir plusieurs concessions inespérées pendant les négociations.

Xi Jinping, secrétaire général du Comité central du Parti communiste chinois (PCC) et président chinois, a rencontré Kim Jong-un, président du Parti du travail de Corée (PTC) et président de la Commission des affaires d'Etat de la République populaire démocratique de Corée (RPDC), pour un Sommet de haut niveau, à Dalian, dans la province chinoise du Liaoning (Nord-Est), les 7 et 8 mai. A quelques semaines de la rencontre avec le président américain, Donald Trump, le « leader bien aimé », a, pour la deuxième fois, en 40 jours, partagé son analyse et ses sentiments, sur une telle rencontre avec son allié et protecteur chinois. On rappelle que Kim Jong-un a obtenu sa bombe qui peut, désormais, atteindre les Etats-Unis. Il a imposé une rencontre bilatérale, en tête à tête, avec le président américain. Celle-ci va avoir lieu au moment où le retrait américain de l'Accord iranien, fait passer Donald Trump pour un radical qui n'oeuvre pas, réellement, pour la paix dans le monde, ce qui peut constituer un avantage psychologique pour le leader nord-coréen.

Cela ne va pas faire plaisir à Donald Trump que son ennemi juré, le « leader bien aimé » de la Corée du Nord, Kim Jong-un, se rapproche, encore plus, de son protecteur naturel, le président chinois, Xi Jinping, à un mois de la rencontre entre les présidents des deux Corée, prévue fin avril, à la frontière entre les deux pays, et à deux mois de celle avec le chef de la Maison Blanche, fin mai, à un lieu à définir. Alors que Washington prônait l'isolement de Pyongyang, pour, diplomatiquement, l'affaiblir, le « leader bien aimé » montre à Donald Trump qu'il déroule son agenda, exactement, comme il l'avait prévu. Mention Bien au Camarade Kim.

Le président américain a accepté, jeudi, 8 mars, l’invitation du leader « bien aimé » nord-coréen, Kim Jong-un, pour un sommet historique au mois de mai, dans un lieu à déterminer de commun accord. Kim Jong-un déroule son agenda comme il l'a prévu. Le très fantasque, Donald Trump, voit son hyper-puissance malmenée par le très intelligent « petit gros ». Ce dernier a développé l'arme nucléaire qui est, maintenant, capable de frapper les villes américaines. Malgré les aboiements de Trump. Sanction pas sanction, le leader « bien aimé » a déroulé tout son programme comme si de rien n'était, et a exigé de rencontrer Donald Trump en bilatéral, ce qui est en train de se faire, Donald Trump s'étant précipité d'accepter la proposition de le rencontrer en tête à tête. Après le gel (pas le démantèlement) de son arsenal nucléaire, Kim Jung-un va exiger et recevoir les garanties ayant trait à la survie et à l'inviolabilité de son régime et des moyens accrus venant à la fois des Etats-Unis, de la Corée du Sud et du Japon, pour moderniser son économie et s'occuper, réellement, du niveau de vie des Nord-Coréens en lieu et place des missiles balistiques. C'est comme s'il avait gagné au loto.

Un responsable nord-coréen basé dans l'Union européenne et impliqué dans la gestion d'une caisse noire en devises étrangères du régime de Pyongyang s'est enfui en emportant une importante somme d'argent.

Les Américains mis au courant, avaient fini par sous-estimer la capacité de la Corée du Nord à mettre en valeur une telle technologie. Ils ont bien eu tort.