Kim Jung-un

Après avoir ouvert plusieurs fronts dans le monde, aussi bien, sur le plan commercial (Chine, Europe) que militaire (Russie, Iran, Corée du Nord, etc.), Donald Trump voit qu'il lui est impossible de poursuivre plusieurs lièvres à la fois, bien qu'il soit le chef de la superpuissance mondiale, les Etats-Unis. Après tout, il n'est pas le maître de l'univers et ses menaces ne valent que pour ceux qui les prennent vraiment au sérieux. A preuve, la Corée du Nord a prévenu les Etats-Unis qu'elle envisagerait "sérieusement" de revenir à sa stratégie politique de développement de son arsenal nucléaire si les sanctions économiques infligées à son pays n'étaient pas levées. Habitué à obtenir ce qu'il veut de ses interlocuteurs après les avoir menacés, Trump se rend compte qu'il n'en sera pas de même avec le « leader bien aimé », Kim Jung-un. Du coup, son gouvernement se remet à travailler à la tenue d'une nouvelle rencontre au sommet courant 2019. Trump n'a plus, totalement, son destin à main, à deux années du renouvellement de son bail à la Maison blanche. Tout faux pas lui est interdit, surtout, chez la turbulente Corée du Nord.

Comme prévu, le « leader bien aimé », Kim Jung-un, déroule son calendrier comme il l'avait prévu, surtout, en ne tenant compte de la menace de qui que ce soit. Après avoir, lui-même, reconnu que ses hurlements et ses aboiements ne faisaient que ridiculiser les Etats-Unis et leur soi-disant toute puissance, Donald Trump s'est mis à tempérer ses critiques à l'endroit du « leader bien aimé ». Mieux, il a laissé son allié sud-coréen faire à sa place. Gage de la survie de son régime, les essais nucléaires ne pouvaient être stoppés tant que les missiles de Pyongyang échouaient à atteindre le territoire américain. Une fois que la technologie nord-coréenne a mis le territoire américain à sa portée, Camarade Kim est passé à la deuxième étape de son programme : la négociation diplomatique qui le mettrait face à face, en bilatéral, avec Donald Trump. Voilà ce qui a été exigé et obtenu. Objectif : négocier les moyens financiers, matériels et technologiques, qui puissent permettre à la Corée du Nord d'améliorer, nettement, le niveau de vie de ses habitants. Comme on voit, c'est, donc, Kim Jung-un qui mène Donald Trump par le bout du nez et non le contraire.

Le dirigeant nord-coréen, Kim Jong-un, a appelé, lundi, 1er janvier, la Corée du Nord, à produire en masse, têtes nucléaires et missiles balistiques, dans un message du Nouvel An qui montre sa détermination à réaliser ses ambitions militaires envers et contre tout. Un peu dépassé par le jeune leader « bien aimé », le tout puissant hyper-président, Donald Trump, ne sait plus à quel saint se vouer. La terre entière attend son tweet, qui tarde à venir, malgré la gravité de la menace.

Parce qu'il a réussi à miniaturiser la Bombe H, le chef de la Corée du Nord, le camarade (dictateur), Kim Jung-un, est devenu l'ennemi des membres permanents du Conseil de sécurité, y compris, ses amis traditionnels, notamment, la Chine. Les très récentes sanctions du Conseil de sécurité qui ont permis à la Chine et à la Russie, de voter contre Pyongyang, comme Washington, Paris et Londres, le montrent, aisément. Cela dit, la Corée du Nord n'est pas, tellement, isolée pour autant. Surtout pas en Guinée équatoriale où le doyen des chefs d'Etat du continent vient de lui envoyer un message de félicitations à l'occasion de la fête de l'indépendance nationale.

Le dernier essai nucléaire nord-coréen datait de septembre 2016. Grâce ou à cause (c'est selon) son entêtement, le grand camarade (dictateur) de Pyongyang, Kim Jung-un, a réussi à mettre le monde entier d'accord, à commencer par son principal soutien, la Chine, qui ne peut que constater le nivellement des équilibres de la terreur. En sa défaveur. De son côté, Donald Trump, le chef de la Maison Blanche, que les Nord-Coréens comparent à « un chien qui sait aboyer mais ne mord pas » voit, maintenant, les Etats-Unis à portée de la Bombe H du grand camarade (dictateur). Très discret, le chef du Kremlin, Vladimir Poutine, doit être, aussi, inquiet, ses relations avec la Corée du Nord n'ayant, jamais, été ce qu'on croit. Kim Jung-un étant arrivé là où il voulait, c'est-à-dire, s'imposer comme un Grand du monde de la dissuasion nucléaire comme Washington et les quelques autres capitales de la terreur, il peut, maintenant, on l'espère du moins, s'attaquer (franchement) à l'amélioration du niveau de vie des Nord-Coréens qui laisse à désirer.