Lambert Mende

C'est comme si on dénonçait un voleur qui se prépare à effectuer un cambriolage, en lui faisant comprendre que c'est interdit par la loi. En réaction à cela, le voleur se fâche et profère des menaces. Le gouvernement congolais a, en effet, accusé, mardi, 4 octobre, le chef de la diplomatie française, Jean Marc Ayrault, d'"encourager les extrémistes" dans ses déclarations demandant au président congolais, Joseph Kabila, de respecter la Constitution de la République démocratique du Congo (RDC) et de ne pas se représenter à la présidentielle. C'est comme si Jean Marc Ayrault avait commis l'irréparable et devrait raser les murs. Une attitude qui trahit la volonté de Kabila de s'accrocher au pouvoir au terme de son deuxième et dernier mandat en décembre prochain.

Etre démocrate se mérite. Joseph Kabila, réélu président de la façon contestable qu'on sait, il y a cinq ans, espérait-il qu'il se maintiendrait, à son poste, hors délai constitutionnel, sans que personne ne lui dise quoi que ce soit ? Il a eu tout faux. Les critiques pleuvent sur lui. Inutile qu'il cible le seul président français, François Hollande.

CONGO-KINSHASA : Le film consacré au combat du Dr Mukwege définitivement censuré par le gouvernement de la République.