Libye

Après la défaite du groupe extrémiste, Etat islamique (EI), dans son fief libyen de Syrte, les principales factions rivales de la Libye se livrent une lutte d'influence sans merci, faisant planer la menace d'un conflit généralisé.

Un avion de ligne intérieure libyen vient d'être détourné vers Malte. Les terroristes menacent de le faire exploser.

L'Etat islamique (EI ou Daesh) s'affaiblit, partout, dans le monde : en Syrie, il a été chassé d'Alep, sa principale base de lutte ; en Irak, il est pourchassé jusqu'à ses moindres retranchements. En Libye où il avait tendance à se regrouper comme base arrière, il vient d'être délogé. De son côté, son démembrement en Afrique de l'Ouest et du Centre, Boko Haram, connaît déculottée sur déculottée. Son affaiblissement a encouragé le Nigeria, le Cameroun et le Tchad, à rouvrir leurs frontières qui avaient été fermées du fait de ses attentats et tueries passés.

L'homme d'affaires franco-libanais, Ziad Takieddine, a été mis en examen pour "complicité de corruption d'agent public étranger" et pour "complicité de détournements de fonds publics en Libye", a précisé son avocate.

Cinquante-cinq sites sur 1.052 biens dans le monde figurent, actuellement, sur la liste du patrimoine mondial "en péril" de l'Unesco.

Le mouvement djihadiste, Al-Mourabitoune, de l'Algérien, Mokhtar Belmokhtar, visé par une frappe française en Libye et, probablement, mort selon un responsable américain, a rallié Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) en 2015.

Ils sont, toujours, indéboulonnables depuis six mois que la Coalition internationale veut les bouter hors de Syrte. Les djihadistes de l'Etat islamique (EI ou Daesh) refusent, toujours, d'abdiquer.

L'Occident a porté un coup terrible à l'Afrique en faisant assassiner l'un de ses leaders les plus charismatiques. Et des plus indociles. Pensant le remplacer par une équipe de "béni oui oui" sous ses ordres, l'Occident, après cette déstabilisation planifiée de la Libye, peine, aujourd'hui, à y favoriser le retour de la paix et de la prospérité, comme dans le passé. Du coup, les Libyens regrettent, ouvertement, l'époque du frère guide. Et condamnent, fermement, l'Occident.

Après avoir liquidé Mu'ammar al Kadhafi qui n'arrêtait pas de dire qu'il était le véritable rempart contre une immigration massive des Africains vers le sol européen, l'Union européenne, incapable d'endiguer le flot de migrants venus des côtes africaines, en vient à proposer une solution à peine croyable : la construction des « camps de migrants » sur le sol libyen afin d'empêcher les Africains d'atteindre la terre promise.

Ce sont les Nations-Unies (ONU) qui viennent de tirer la sonnette d'alarme. Plus de 235.000 migrants se préparent à se lancer en mer pour rejoindre l'Europe du Sud. La situation s'est dégradée avec la prise de contrôle des terminaux pétroliers (c'est-à-dire de la Libye utile) par le général, Khalifa Haftar, rival du GNA (Gouvernement d'union nationale) soutenu par la communauté internationale.

Bonne nouvelle pour la Libye. Mais pas dans le sens voulu par la communauté internationale dont le Gouvernement d'union nationale (GNA) ne parvient à ne rien contrôler de significatif dans le pays. C'est le général Haftar Khalifa, non reconnu par la communauté internationale, mais, discrètement, soutenu par l'Egypte et le Tchad, qui a le vent en poupe. Pour preuve, il contrôle les 4 terminaux pétroliers du pays. Donc, s'octroie le vrai pouvoir politique.

Pendant que le gouvernement reconnu par la communauté internationale poursuit son programme de destruction chimique, le général, Khalifa Haftar, le général rebelle, de son côté, a réussi à arracher des mains de ses adversaires, trois terminaux pétroliers, ce qui fait autant de recettes en moins, pour le gouvernement légal.

Pour un drame qui a eu lieu dimanche, le gouvernement s'est bien gardé d'en faire état. Sans doute, ne voulait-il pas apeurer (encore plus) le peuple français qui venait d'être affecté par le carnage de la Promenade des Anglais, le 14 juillet, à Nice, qui a fait 84 morts.

Le gouvernement libyen d'union nationale (GNA) a affirmé, dimanche, 10 juillet, qu'il n'y aurait pas d’amnistie pour les crimes contre l'humanité, dont est notamment accusé Seif el-Islam Kadhafi, fils du dictateur déchu.

Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté, mardi, 14 juin, une résolution sur la Libye autorisant les Etats membres, pour une période de 12 mois, à faire inspecter les navires à destination ou en provenance de la Libye, s'ils ont des motifs raisonnables de penser que ces navires transportent des armes. C'est le premier pas vers l'intervention de l'Otan.

L'Algérie a mis en garde, jeudi, 3 mars, contre une éventuelle nouvelle intervention militaire internationale, en Libye, et réaffirmé son attachement à une solution politique à la crise que traverse ce pays voisin.

Ce qu'on redoutait est en train de se réaliser, sans vraiment faire réagir personne. Chassés par les bombardements des avions russes qui soutiennent l'offensive terrestre de l'armée régulière syrienne de Bashar al-Assad, les combattants de l'Etat islamique (EI ou Daesh) n'ont qu'un seul (vrai) terrain de repli : la Libye.

Après l'Irak et la Syrie, la Libye est le troisième pays où les Occidentaux vont intervenir. Quand et comment ? Ce n'est plus une hypothèse, mais, une certitude. Rome va coordonner l'opération sous la supervision de Oncle Sam.

Des installations pétrolières étaient en feu, jeudi, 21 janvier, dans le Nord de la Libye, après une nouvelle attaque lancée par le groupe Etat islamique (EI ou Daesh), pour s'emparer de sites pétroliers.

Un gouvernement libyen d'union nationale prévu dans l'accord parrainé par l'ONU a été formé, mardi, 19 janvier, et l'émissaire de l'ONU pour la Libye a, immédiatement, enjoint le Parlement libyen reconnu par la communauté internationale de l'approuver rapidement.