Lions indomptables

Les Lions indomptables du Cameroun sont-ils, définitivement, maudits ? Alors qu'on s'attendait à avoir un sélectionneur local à leur tête, comme c'est le cas au Sénégal, en Côte d'Ivoire, en Egypte, en Tunisie, en Algérie, en Afrique du Sud, et dans d'autres grands pays africains de football, la FECAFOOT (Fédération camerounaise de football) vient, une fois de plus, d'imposer un « sorcier blanc ». Contrairement aux deux extra-terrestres néerlandais, Clarence Seedorf et Patrick Kluivert, limogés après la CAN 2019, il s'agit d'un illustre inconnu portugais dont le salaire va, certainement, être partagé avec ceux qui viennent de le mettre à la tête des Lions indomptables. Comme c'est le cas pour tous ses prédécesseurs non locaux. Sans exception.

La Fédération camerounaise de football (FECAFOOT) va-t-elle prendre le risque de mettre les supporters des Lions indomptables en colère, en nommant, un autre « sorcier blanc » à la tête des Lions indomptables ? Il faut dire que le nouveau président de la FECAFOOT, Seïdou Mbombo Njoya, marche sur des œufs, lui qui s'apprêterait, selon les rumeurs, à nommer un Non-Camerounais à la tête des Lions indomptables. Le ministre des Sports, le professeur, Narcisse Mouelle Kombi, est appelé à faire barrage à ce plan qui ne sert que les intérêts à court terme de quelques personnes.

Fin mars, les responsables du Comité de normalisation de la Fécafoot (Fédération camerounaise de football) ont réceptionné 77 dossiers de candidature pour succéder au Belge, Hugo Broos, comme sélectionneur de l'équipe de football des Lions indomptables. Un sélectionneur devrait être désigné, dans les prochains mois, avec comme objectif : gagner la CAN 2019 qui sera organisée, en juin-juillet 2019, au Cameroun. Cela dit, le débat fait rage au Cameroun où une petite trentaine de sélectionneurs nationaux ont fait acte de candidature et aspirent, à faire mieux que certains étrangers, qui, ces dernières années, ont officié à la tête des Lions. L'hypothèse d'un sélectionneur camerounais n'est plus d'école, le Comité de normalisation ne refusant pas de prendre ses responsabilités à ce niveau. Des pointures nationales connues comme Jean Paul Akono (qui avait gagné le championnat olympique en 2000), Fils Gwéha Ikouam, Rigobert Song Bahanag (actuel sélectionneur des Lions A'), Jules Nyongha, Joseph Omog, Martin Ndtoungou Mpile, Bonaventure Djonkep, considérés comme les plus capés, sont prêts à prendre leurs responsabilités. Une équipe collégiale de Camerounais répondrait aussi aux attentes du public. En ce qui concerne les candidats non-camerounais, on compte, notamment, l'Allemand, Lothar Matthaus, les Français, Pierre Lechantre (dont le passage à la tête des Lions fut un succès) et Raymond Domenech, qui est, sans doute, l'un des sélectionneurs les plus qualifiés de cette liste. Il avait, notamment, conduit les Bleus en finale de la coupe du monde en 2006 en Italie. Son problème est celui-ci : peut-il résider au Cameroun (de manière effective), et abandonner, provisoirement, son épouse de journaliste de télévision qu'il aime beaucoup ?

Il ne fallait pas rêver, les Lions indomptables s'étant retrouvés à la Coupe des Confédérations, un peu par hasard, en tant que vainqueurs (très très inattendus) de la CAN 2017. Mais le football n'admettant pas la tricherie, la réalité les a rattrapés : l'à peu près est, rigoureusement, interdit au niveau mondial. Comme il fallait s'y attendre, le retour à la maison avec 0 victoire sonne comme un appel au secours d'une équipe qui est, totalement, entièrement, complètement, à bâtir.

Il rappelle les entraîneurs des années 60. Quand Hugo Broos aligne une équipe, elle a de fortes chances de terminer le match. Il a du mal à ajuster les baisses de régime des joueurs par des remplaçants ou d'adapter certaines faiblesses du 11 entrant par les joueurs restés sur le banc. On avait déjà constaté cette tare du sélectionneur belge des Lions indomptables à la CAN au Gabon. Dimanche, 18 juin, à Moscou, cette forme d'incompétence du sélectionneur a fait perdre le match aux Lions indomptables.

Chacun pour tous et tous pour chacun. Voilà la devise des Lions indomptables qui les a conduits au succès du 5 février.

Les Lions indomptables du Cameroun ont cessé d'être l'exemple à suivre par la jeunesse. Dans ses discours du 10 février, soit, la veille de la fête de la jeunesse, le chef de l'Etat du Cameroun, Paul Biya, ne les cite plus, comme modèles, depuis plusieurs années. Peut-être n'en sera-t-il pas de même, le 10 février 2017, pour les Lionnes indomptables dont le parcours pendant la CAN féminine, a été à la hauteur des attentes du public camerounais, même si, en finale, elles ont perdu contre le Nigeria.

Le Cameroun est à la recherche d'un sélectionneur pour son équipe de football, les Lions indomptables. L'objectif du ministre des Sports et du président de la Fécafoot, c'est de recommencer à gagner les compétitions : 5 candidats, à savoir, les Français, Roger Lemerre, Hervé Renard, Claude Leroy, le Serbe, Milovan Rajevac, et le Camerounais, François Omam-Biyick, ont été présélectionnés.

Il faudrait que le départ du très incompétent sélectionneur des Lions indomptables du Cameroun, Volker Finke, soit l'occasion de tout remettre à plat, pour repenser le football camerounais.

LIONS INDOMPTABLES : Il faut (rapidement) limoger le très incompétent Volker Finke

N'ayons plus peur des mots. L'équipe de football du Cameroun fait honte. Avant qu'il ne soit trop tard, il faut limoger le sélectionneur allemand, Volker Finke. Sinon, les Camerounais n'auront, bientôt, que leurs yeux pour pleurer.