Lutte contre le djihadisme.

L'organisation G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger et Tchad) espère lever 1,9 milliard d'euros, jeudi, 6 décembre, pour des projets de développement, en particulier, dans les régions frontalières où les djihadistes tirent parti des carences des Etats pour s'implanter. Mais, en réalité, que peut-on en attendre ? Absolument rien le G5 Sahel version militaire (et au demeurant la plus utile et urgente) restant, depuis son lancement, il y a deux ans, beaucoup plus une fiction qu'une réalité. On est vraiment, là, en pleine utopie en ce sens que les cinq pays croient qu'en parlant de djihadisme, ils arriveront à ébranler les bonnes âmes au Nord afin que des financements soient débloqués pour corriger leurs grosses failles dans le domaine du développement où tout est mal-gouvernance.

Les Etats-Unis ont beau réduire le nombre de leurs soldats en Afrique, ils sont "plus engagés que jamais" sur ce continent dont la stabilité est primordiale pour la sécurité internationale, assure le patron de l'armée de terre américaine en Afrique. Mais, au même moment, les Occidentaux au premier rang desquels on compte la France, grande alliée des Etats-Unis au sein de l'OTAN, critiquent l'arrivée de l'armée russe en Centrafrique (le cœur du continent), mais aussi, en Guinée équatoriale, et surtout, au Burkina Faso où l'aide des militaires américains et français n'arrive pas à contenir les attaques des djihadistes à la frontière burkinabo-malienne où les écoles se ferment, en centaines, au nom de la haine vouée à l'endroit de l'éducation « des Blancs ».