Mahamadou Issoufou

Contre toute attente, le président du Niger, Mahamadou Ousmane, avait plié devant le président français, Emmanuel Macron, en acceptant, au grand mécontentement des Nigériens et des Africains, l'installation des « hot spots » sur le sol du Niger gérés par les services français de l'OFPRA. Il s'agit de lieux de sélection des bons candidats à l'immigration qui conviennent aux critères de la France, pour devenir, soit, des réfugiés politiques, soit, des immigrés au profil recherché par l'économie française. Des Mamoudou Gassama en somme ! Mahamadou Issoufou n'avait pas été seul à accepter cette chose inacceptable. Le président tchadien, Idriss Déby Itno, aussi, avait dit « Oui Chef » à Emmanuel Macron, sans demander l'avis de personne dans son pays. Les deux présidents ont été salués par la France pour leur ...courage. Mais, en Afrique, les critiques les plus acerbes, voire, même des insultes s'abattirent sur les deux présidents accusés de brader la souveraineté de leur pays. Aujourd'hui, on sait que le Maroc, l'Algérie, la Tunisie, et même, la Libye, à qui des centres d'internement (plus ou moins similaires) des immigrés sont proposés comme lieux de transit, sur leur sol, avant de regagner l'Europe ont répondu « Non » en choeur. Un « Non » salué par les Africains et même par les Nations-Unies, qui ne cautionnent pas l'implantation de ce genre de camp de « concentration » des temps modernes. Aujourd'hui, pour des raisons qui lui sont propres, Mahamadou Issoufou, semble entreprendre une marche en arrière. Mieux vaut tard que jamais.

La Force du G5 Sahel dont le but est de combattre le djihadisme dans quatre pays de la sous-région (Mauritanie, Burkina Faso, Mali et Niger) fait tout ce qu'il faut pour démarrer. Président en exercice de la dite Force, le président du Niger, Mahamadou Issoufou, a, récemment, annoncé sa mise en activité effective, et ce de façon progressive. A Paris où il sera en visite officielle, le 4 juin, il en parlera avec le parrain de cette Force, le président français, Emmanuel Macron. Mais aussi de coopération et de développement. Il faut dire qu'il ne s'est pas trouvé une seule entreprise de BTP française capable de financer à concurrence de 152 millions d'euros (100 milliards de F CFA), les travaux de rénovation de l'aéroport de Niamey, qui viennent d'être confiés à une société turque. C'est le comble quand on sait que les entreprises françaises sont à la recherche des marchés à l'international. Cela dit, le Niger n'avancera pas de fonds. La société turque, Summa, pour se faire rembourser, gérera l'aéroport pendant une trentaine d'années.

Deux mentions « BIEN » à Mahamadou Issoufou, qui vient de prendre, successivement, deux très bonnes décisions, ces derniers mois. Première bonne décision : sa détermination pour qu'une monnaie unique de l'Afrique de l'Ouest soit mise en circulation, au sein de la CEDEAO, en 2020, en lieu et place des monnaies actuelles. Les pays en retard prendront le train en marche. Le F CFA que le Niger utilise comme monnaie céderait, donc, sa place à cette future monnaie de la CEDEAO pour laquelle le président de Côte d'Ivoire, Alassane Ouattara, dit que son pays, dès 2019, respectera les critères de convergence exigés pour l'adopter. Deuxième bonne décision : après la construction par la Chine d'un hôpital de 500 lits, dernier cri, le plus moderne de la sous-région ouest-africaine, ministres et dignitaires du pays, sont, désormais, interdits d'aller se soigner, hors du pays, aux frais de l'Etat.

Tant pis pour les oiseaux de mauvais augure. Ceux qui renvoyaient le projet de création d'une monnaie commune à tous les pays de la CEDEAO aux calendes grecques en ont pour leur grade. Le 21 février, à Accra, la création de cette monnaie a été entérinée. Le processus se fera à plusieurs vitesses. Les pays qui seront prêts l'adopteront immédiatement. Ceux qui ne le seront pas attendront d'être prêts avant de rejoindre le train en marche. Cela voudrait dire qu'en 2020, le F CFA devra mourir de sa propre mort dans les pays membres qui auront rejoint la monnaie de la CEDEAO.

La France va venir en aide au Niger dont 16 soldats ont été tués et 18 blessés mercredi dans une "attaque terroriste" contre une patrouille de l'armée à Tilwa dans la zone de Ouallam (Ouest) près du Mali.

A quoi sert l'opposition au Niger, si à la moindre occasion, elle court rejoindre le gouvernement pour se remplir le ventre ? Où est la conviction politique ? Alors qu'il était une des deux alternatives crédibles, avec Hama Amadou, au pouvoir de Mahamadou Issoufou, accusé d'avoir assuré un passage en force pour se succéder à lui-même, voilà Seini Oumarou, qui accepte de devenir la béquille du pouvoir actuel. Une clarification qui est une bonne chose, somme toute, pour la jeune démocratie nigérienne.

L'Allemagne décide d'augmenter son aide humanitaire au Niger. Contrepartie immédiate : trois centres d'accueil (ou centres de rétention) de migrants vont être construits, bientôt, avant l'implantation d'autres sur l'ensemble du Niger. Le Niger va jouer en Afrique le rôle que joue la Turquie en Europe ?

1,3 milliard de F CFA (2,6 millions de dollars). Voilà la fortune de Mahamadou Issoufou, telle qu'il l'a déclarée, lui-même, à la Cour constitutionnelle. Est-ce choquant que le président du Niger, pays pauvre parmi les plus pauvres de la planète, soit milliardaire ? Afriqueeducation.com n'a pas un avis tranché sur cette question. Nous vous donnons, juste, le patrimoine du président réélu afin que chacun se fasse sa propre religion.

Hama Amadou, l'adversaire (virtuel) de Mahamadou Issoufou au deuxième tour de la présidentielle, est arrivé, en France, presque inconscient. Il a, immédiatement, été pris en charge, à l'hôpital américain de Neuilly. Hama a été traumatisé par la dictature de celui qui veut absolument se succéder à lui-même. L'opposition a déjà averti : la victoire d'Issoufou ne sera pas reconnue. Le Niger va-t-il éviter les troubles ?

Alors que l'opposition a, déjà, annoncé qu'elle ne les reconnaîtrait pas, les résultats de l'élection présidentielle de dimanche et lundi au Niger continuent mercredi à tomber au compte-gouttes. Mais il y a déjà des chuchotements qui donnent les grandes tendances.

Les élections du 21 février sont-elles sur une mauvaise pente ? Le président du Niger, Mahamadou Issoufou, commence à recevoir des mises en garde de partout. Après les Nations-Unies, ce sont les chefs traditionnels qui viennent de dire « Attention » !

L'Organisation internationale de la francophonie (OIF) vient d'être appelée, au chevet, du Niger dont le fichier électoral, truffé de faux électeurs, fait, sérieusement, problème. Il était temps.

Le président du Niger, Mahamadou Issoufou, ne dévie pas de sa logique suicidaire. Son régime vient de convoquer la presse, ce samedi, pour l'informer de sa décision d'envoyer neuf militaires « putschistes » devant le tribunal militaire. A deux mois de la présidentielle, Issoufou déclare la guerre à l'armée et à l'opposition alors que c'est Boko Haram qu'il devrait combattre.

Après avoir annoncé un vrai-faux coup d'état en 2011, procédé à une dizaine d'arrestations de militaires qui, finalement, n'ont donné lieu à aucun procès, mais, plutôt, à leur relaxe pure et simple, le président, Mahamadou Issoufou, récidive. Maintenant, il est question de sauver sa peau, sa réélection en février 2016 étant loin, très loin, d'être assurée.

Le président du Niger, Mahamadou Issoufou, se présente comme un bon démocrate, hors du Niger, alors qu'il est un dictateur dont l'espèce semblait avoir disparu avec le parti unique. Pour preuve, les journalistes nigériens, eux aussi, commencent à lui tourner le dos.