Malawi

L'opposition remporte l'élection présidentielle. Au terme de quatre longues journées de dépouillement, la Commission électorale (MEC) a confirmé, samedi, 27 juin, la large victoire de l'opposant, Lazarus Chakwera, avec 58,57 % des suffrages, face au chef de l'Etat sortant, Peter Mutharika. La question centrale se pose : pourquoi la démocratie et l'alternance à la tête de l'Etat sont beaucoup plus effectives dans les anciennes colonies anglaises que françaises ? Aussi bien, en Afrique de l'Ouest que du Centre, de l'Est et australe, les pays anglophones, connaissent partout l'alternance alors que les pays francophones, surtout, d'Afrique centrale sont hostiles au changement de président. Une remarque rapide : les pays francophones qui sont rétifs à l'alternance à la tête de l'Etat, sont, souvent, accusés d'être sous la forte emprise de la France, sur le plan économique et politique. Autrement dit, la longévité des chefs d'Etat francophones d'Afrique centrale est due à leur soumission et à leur docilité à la France. C'est pourquoi certains observateurs sévères les considèrent non pas comme des chefs d'Etat élus par leurs peuples, mais, comme de simples et vulgaires sous-préfets de la France. Dans les pays anglophones, au contraire, c'est la réelle démocratie. Le président est élu par le peuple et non par Londres. La défaite du président sortant, Peter Mutharika, malgré le fait qu'il est en poste et pouvait profiter de la complaisance de l'administration, est la preuve que le Malawi appartient aux Malawites.

La justice du Malawi a confirmé, vendredi, 8 mai, l'annulation pour fraudes caractérisées de la réélection, en 2019, du président, Peter Mutharika. Un nouveau scrutin sera organisé le 2 juillet. Après la disparition du coronavirus.

Le président du Malawi, Peter Mutharika, va baisser son salaire et celui de ses ministres afin de dégager des fonds pour financer la lutte contre la pandémie de coronavirus, qui a infecté quatre personnes, pour le moment, dans son pays.

L'opposant malawite, Lazarus Chakwera, arrivé deuxième de la présidentielle du 21 mai, a rejeté "les résultats frauduleux" de l'élection remportée de justesse par le chef de l'Etat sortant, Peter Mutharika, qui a été, officiellement, investi, vendredi, 31 mai, dans un stade de la capitale Blantyre.

Le roi de Krindjabo, capitale du royaume du Sanwi, dans le Sud-Est de la Côte d'Ivoire, va faire un don pour la reconstruction de la cathédrale Notre-Dame de Paris, qui vient de brûler. Il explique ce geste par le fait que Louis Aniaba, un prince du royaume, y avait été baptisé dans les années 1700. Doit-on pleurer ou se réjouir de l'initiative de ce roi ivoirien ? Car au-delà de la personne de ce roi, la question se pose à l'ensemble des Africains qui envoient des milliers de témoignages (de toutes natures), dans les réseaux sociaux, pour signifier leur émotion, mais, une émotion qu'ils se gardent de faire preuve quand un pays africain est affecté par un sinistre similaire. Ils restent, tout simplement, motus et bouche cousue. La bêtise ?

L'ancienne présidente du Malawi, Joyce Banda, a fait volte-face, jeudi, 14 mars, en annonçant qu'elle renonçait, finalement, à se présenter à l'élection présidentielle prévue le 21 mai et qu'elle allait soutenir l'opposant Lazarus Chakwera. On peut penser que sa décision est motivée par sa ferme volonté de faire barrage à l'actuel président, Peter Mutharika, dont les méthodes de gouvernance sont loin d'être unanimes.

L'ancienne cheffe de l'Etat du Malawi, Joyce Banda, a annoncé, mardi, 5 février, sa candidature à l'élection présidentielle du 21 mai, rompant avec un accord signé quelques jours plus tôt à peine avec l'actuel vice-président, Saulos Chilima.

Après le Nigeria dont les nouvelles autorités sont en train de poursuivre au tribunal l'ancien président, Goodluck Jonathan, et son ex-ministre du Pétrole, Diezani Alison-Madueke, réfugiée, à Londres, pour l'obtention de gros pots de vin dans des affaires d'attribution de permis pétroliers, c'est un autre pays anglophone du continent qui se distingue dans la lutte contre la corruption. Depuis, lundi, 31 juillet, en effet, les autorités du Malawi ont lancé un mandat d'arrêt contre l'ancienne présidente de la République, Joyce Banda, impliquée dans un gigantesque scandale de corruption dit du « Cashgate ».

Un Malawite séropositif, qui a affirmé avoir eu des relations sexuelles tarifées avec plus de 100 adolescentes et veuves, a été condamné, mardi, 22 novembre, à deux ans de prison pour "pratiques nuisibles", une affaire qui a défrayé la chronique dans ce pays ravagé par le sida.

La police du Malawi a annoncé, ce mardi, 26 juillet, l'arrestation d'un homme séropositif affirmant gagner sa vie en initiant, sexuellement, des adolescentes, dans le cadre de pratiques rituelles organisées par leurs parents.

Les albinos au Malawi, y compris les très jeunes enfants, sont victimes d'une "vague sans précédent d'attaques brutales", alimentées par des pratiques rituelles et par la passivité des autorités, selon Amnesty International.

L'Etat du Malawi vient de taper du poing sur la table. Sans passer par mille chemins, le gouvernement (Ministère de la Justice) a, carrément, interdit, ni plus ni moins, à tous les sorciers et guérisseurs traditionnels d'exercer, après une série d'assassinats d'albinos dans le cadre de pratiques de sorcellerie. C'est du jamais vu en Afrique où dans certains pays, les sorciers prospèrent parce que dans les tribunaux, il est difficile d'apporter des preuves de leurs agissements et forfaits.