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Mali

Ce n'est un secret pour personne que le quinquennat du président, Ibrahim Boubacar Keïta (IBM), est un véritable calvaire. Un exemple pour illustrer ce propos : en quatre ans de pouvoir, il en est à son quatrième premier ministre. Autrement dit, un chef du gouvernement tous les ans. L'efficacité et la cohésion des ministres s'en ressentent fortement. Et puis, il y a cette guerre contre les djihadistes qui gagne peu à peu le Centre et le Sud du pays, après avoir presque paralysé tout le Nord Mali, malgré la présence, sur place de la Minusma et de la force française Barkhane. Elle contribue, elle aussi, à plomber l'action gouvernementale. Les choses sont donc loin d'être simples pour IBK qui est, néanmoins, candidat à un deuxième mandat. C'est dans ce contexte politique difficile qu'il a initié une modification de la constitution, qui divise l'opinion publique et que dénonce l'opposition, à un an de l'élection présidentielle. Le président veut-il s'attribuer beaucoup trop de pouvoirs pour devenir roi comme l'accuse l'opposition ?

Le chef de l'Etat français, Emmanuel Macron, est bien arrivé à Gao, dans le Nord-Mali, ce vendredi, 19 mai 2017, où il mettra quelques sept heures, avant de retourner à Paris. Venu saluer les 1.600 soldats français de l'Opération Barkhane, dans le Nord-Mali, (selon une promesse de campagne), il a eu l'occasion de, longuement, s'entretenir avec le président du Mali, Ibrahim Boubacar Keita (IBK).

Rien ne va au Mali. L'armée nationale n'en est pas une. Au point que l'intervention militaire décidée, en janvier 2013, par François Hollande, devient, aujourd'hui, quelque peu suspecte aux yeux de certains : « Les Français veulent-ils aider réellement le Mali à en finir ou s'agit-il d'une stratégie pour mieux s'implanter » ? Ces questions font l'objet de débat dans certains cercles africains, Serval ayant muté en Barkhane. Emmanuel Macron sera, vendredi, 19 mai, au Mali. Continuité ou rupture ? Avec Jean Yves Le Drian aux Affaires étrangères, c'est plutôt la continuité. Cela dit, les chefs d'Etat français et malien devront se dire les vérités en face, surtout, celles qui fâchent.

Plutôt le président malien, IBK (Ibrahim Boubacar Keita), démocratiquement, élu à son poste, que le dictateur tchadien, Idriss Déby Itno, réélu, en avril 2016, pour la cinquième fois consécutive, de la façon la plus contestable possible. Ayant émis le souhait de rendre visite aux soldats français à l'étranger qui combattent le terrorisme, Emmanuel Macron avait été averti : « Si, pour tes débuts, tu t'empresses de te rendre à N'Djamena pour serrer la main du dictateur, ce sera fâcheux pour ton image... ». Le « jeune » chef d'Etat apprend bien les leçons : il a pris bonne note de ce conseil. Il ne visitera pas l'état-major de Barkhane à N'Djamena, mais, directement, les soldats français qui en font partie, à Bamako, et dans le Nord du Mali.

En quatre ans de pouvoir, IBK (Ibrahim Boubacar Keita) en est à son quatrième premier ministre. A un an de la fin de son premier mandat, il n'a pas, encore, pu dénicher l'oiseau rare pour conduire à bien ses réformes. Quatre ans de pouvoir, quatre premiers ministres. Les Maliens vivent ces changements comme un éternel recommencement ! Leurs besoins, eux, sont énormes et constants. Le nouveau (et dernier ?) premier ministre du premier quinquennat d'IBK sera-t-il le dernier de la liste ?

Honneur à ce jeune soldat, le caporal-chef, Julien Barbé, mort au Nord-Mali, où il oeuvrait pour un retour à la paix, dans cette région, grande comme la France, et pour que le djihadisme ait moins d'emprise dans le Sahel. Il y a des morts qui font (très) mal. C'est le cas de celle du jeune caporal. A 28 ans, seulement, il débutait juste la vie. Il laisse une veuve et deux enfants, qui vont apprendre à vivre sans lui. Nos condoléances les plus attristées à cette famille, désormais, démembrée. C'est le dix-neuvième soldat français mort dans le cadre de l'intervention de la France au Mali, depuis 2013.

En deux années, seulement, le fameux Printemps de la coopération germano-togolaise, va changer de dénomination. Victime de son succès, il va, à la demande du président du Togo, Faure Gnassingbé, réunir, désormais, d'autres pays de la sous-région. Déjà, pour cette deuxième édition, on a compté la présence du Burkina Faso, du Mali et du Niger. La nouvelle appellation (contrôlée) n'a pas, encore, été trouvée, mais du côté du chef de la diplomatie togolaise, le professeur, Robert Dussey, on travaille, déjà, aux côtés des partenaires allemands, à la recherche d'une dénomination qui soit, aussi bien, parlante que possible.

Le chef djihadiste malien, Iyad Ag Ghaly, a annoncé la fusion de son organisation avec deux autres, dont celle de l'Algérien, Belmokhtar, dans une vidéo diffusée, jeudi, 2 mars, par l'agence privée mauritanienne Al-Akhbar.

Seydou Badian livre, dans ce roman (Sous l'orage), un message fort qui peut être résumé ainsi : quelle que soit leur importance, la science et la technique ne doivent pas être absolutisées ; ce ne sont que des moyens au service de l’homme, lequel homme est au début, au centre et à la fin du progrès car “l’homme n’est rien sans les hommes”.

L'explosion d'une voiture piégée a fait, au moins, 30 morts, dans un camp militaire de l'ONU à Gao. Il s'agit d'une attaque au véhicule piégé, selon certains observateurs sur place. Le camp visé abrite des troupes gouvernementales, ainsi que, les membres de divers groupes armés.

Fini le temps où le Sommet France-Afrique (aujourd'hui Afrique-France) se tenait pendant deux jours et, était, couru, car symbolisant de grandes retrouvailles entre Paris et les capitales francophones d'Afrique. Comme la grenouille qui cherchait à ressembler à l'éléphant, la France s'est mise, sans concertation, à élargir ce Sommet aux pays anglophones et lusophones, lui enlevant, du coup, toute sa substance. Son originalité. Il y eut même des remous à ce changement de cap venant, notamment, de Libreville. Le virage a été effectué. Mais pour quelle utilité ? Ce samedi, 14 janvier, jour d'ouverture de la CAN au Gabon, plus de vingt chefs d'Etat et de gouvernement vont se retrouver, pour quelques heures de travaux. A part la sécurité qui est devenue un thème de société, ce sera du déjà vu et entendu.

Français et Africains se retrouvent, aujourd'hui et demain, à Bamako, pour un Sommet France-Afrique, devenu, aujourd'hui, jeu de mots oblige, Sommet Afrique-France, pour des enjeux qui dépassent, de loin, la qualité et la compétence du pays partenaire qui se retrouvera en face des pays africains.

Plus de 260 Maliens, expulsés d'Algérie, lors d'une vaste opération visant des migrants africains, sont arrivés, à Bamako, dans la nuit de dimanche à lundi. Certains d'entre eux ont accusé les forces de sécurité algériennes de violences, qui ont fait des blessés et des morts.

Une conférence internationale s'ouvre, ce vendredi, 2 décembre, à Abou Dhabi, pour mettre en place de nouveaux outils destinés à empêcher la répétition des destructions au bulldozer et au marteau-piqueur commises par des djihadistes sur des sites appartenant au patrimoine de l'humanité.

On croyait que la justice malienne, au demeurant, d'une lenteur à faire noircir un djihadiste, l'avait, complètement, oublié. Aujourd'hui, général 4 étoiles de l'armée malienne, l'ex-capitaine, Amadou Sanogo, responsable, en grande partie, de la grave situation malienne actuelle, va, bientôt, répondre de ses forfaits, devant les tribunaux maliens. Il était temps.

La chancelière a commencé la campagne en vue de sa réélection, l'année prochaine, par l'Afrique dans sa partie la plus pauvre, la zone sahélo-sahélienne. Depuis dimanche, 9 octobre, elle est en tournée préélectorale au Mali, au Niger et en Ethiopie.

Un Casque bleu a été tué et cinq autres ont été, grièvement, blessés alors qu'ils intervenaient suite à une attaque contre un camp de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations-Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA), dans la région de Kidal.

Le ministre malien de la Défense, Tiéman Hubert Coulibaly, a été limogé, samedi, 3 septembre, après la prise la veille d’une ville du centre du pays par des djihadistes. Une situation que le président, Ibrahim Boubacar Keita (IBK), juge intolérable.

Alors que la situation politique et sécuritaire du pays ne le permet pas, encore, le président, Ibrahima Boubacar Keita (IBK), appelle les Maliens à élire, le 20 novembre, leurs maires, "sur toute l'étendue du territoire national". Les derniers scrutins communaux dans ce pays en proie à des troubles, datent d'il y a sept ans.

L'armée malienne a annoncé, mercredi, 10 août, avoir récupéré les corps de cinq soldats portés disparus depuis une attaque, lundi, 8 août, dans la région de Mopti, dans le Centre du Mali.

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