Mali

L'accusation tente ce mardi, 1er mars, de convaincre la Cour pénale internationale (CPI), d'ouvrir son premier procès pour destruction de bâtiments historiques contre un chef touareg malien présumé lié à Al-Qaïda et soupçonné d'avoir dirigé des destructions à Tombouctou.

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a déclassifié cent documents confidentiels défense dans le cadre de l'enquête française sur l'assassinat de deux journalistes de RFI, au Mali, en 2013.

Cela lui changera des manifestations des agriculteurs et des incessantes critiques de la droite, de la gauche du parti socialiste, et de l'extrême gauche. Au Mali et au Burkina, le premier ministre sera au chaud au propre comme au figuré. Une chaleur qui transparaîtra, aussi, dans les coeurs des dirigeants qui vont le recevoir.

La ville malienne de Tombouctou (Nord) a réceptionné, jeudi, 4 février, lors d'une cérémonie symbolique, ses mausolées reconstruits, grâce à l'Unesco, monuments du patrimoine mondial détruits par les djihadistes, en 2012.

Le gouvernement malien a oublié de payer ses cotisations de pays membre aux Nations-Unies. Et ce depuis deux ans. Conséquence, Ban Ki-moon a suspendu les droits de vote du Mali. Une affaire qui fait désordre et bondir l'opposition.

Trois gendarmes maliens ont été tués dans la nuit de mardi à mercredi, près de Mopti (Centre), par des djihadistes présumés. Les djihadistes font tout pour qu'on continue à parler d'eux.

Malgré la signature d'une trêve, en mai-juin dernier, les djihadistes sont, toujours, aussi, dangereux pour les troupes gouvernementales ou pro-gouvernementales.

Les Maliens sont pris en otage, pendant cette période de fêtes où les pouvoirs publics ont instauré un état d'urgence, afin de les protéger du terrorisme des djihadistes qui ont pignon sur rue dans le pays. Contre mauvaise fortune, ils sont obligés de faire bon cœur car cette mesure impopulaire préserve leur sécurité.

L'enquête sur l'attentat du Radisson de Bamako suit son cours. Le procureur est, déjà, en mesure de dire que les deux terroristes ont bénéficié des complicités sur place.

La prestigieuse institution de l'islam sunnite, Al-Azhar, a, fermement, condamné les attentats des djihadistes perpétrés dans un hôtel de Bamako, vendredi, 20 novembre. C'était une semaine, jour pour jour, après le carnage de Paris, du 13 novembre.

L'attaque des djihadistes de Al-Mourabitoun est terminée. Place maintenant au bilan et au deuil. Mais aussi aux questions qui pour le moment restent sans réponse : pourquoi cette attaque ? Pourquoi ne l'a-t-on pas évitée ?

Le bilan va être lourd. Selon un ministre malien, on compte déjà 18 personnes tuées. Al-Mourabitoun a revendiqué l'attaque.

Le Mali n'en a pas fini avec le djihadisme. Au cœur même de Bamako qu'on croyait sécurisé. Ce matin, les djihadistes de la mouvance Ansardine ont pris 170 personnes en otage à l'hôtel Radisson. La contre-offensive de l'armée est en cours.

Pour la cinquième fois, l'équipe du Nigeria de football des moins de 17 ans, a gagné la coupe du monde, en battant, cette fois, une autre équipe africaine, le Mali, par deux buts à zéro.

Qui arrêtera les djihadistes du Nord-Mali, qui continuent de défier la Minusma, l'armée française et les Forces armées maliennes ?

L'ancien président du Mali et actuel émissaire de l'Union africaine, Alpha Oumar Konaré, s'est entretenu, début de cette semaine, du Soudan du Sud, au Rwanda, avec le président, Paul Kagame.