Manuel Valls

Le 18 juin 2017, les meilleures estimations des sondeurs les plus généreux donnent une trentaine de députés au Parti socialiste français, soit, dix fois moins que pendant la législature 2012-2017. Pire qu'une déconfiture, c'est la bérezina, un véritable désastre. A qui la faute ? C'est la question à laquelle chacun croit avoir la bonne réponse. Voici un tour d'horizon de la cause de la débâcle socialiste telle qu'elle n'était jamais arrivée depuis sa création.

Après l'annonce de Manuel Valls, ce matin, de soutenir Emmanuel Macron, le candidat officiel du parti socialiste, Benoît Hamon appelle les électeurs (du parti) à sanctionner "ceux qui se prêtent à ce jeu morbide". L'ancien premier ministre de François Hollande a, en effet, indiqué, clairement, sur BFMTV, qu'il allait voter pour le candidat d'En marche (Emmanuel Macron), après avoir, progressivement, rompu avec le candidat socialiste, depuis la fin janvier. La réaction de Benoît Hamon ne s'est pas fait attendre. Il a, immédiatement, appelé les électeurs à "tourner la page de cette vieille politique" qui ne sait pas respecter ses engagements pris devant les électeurs. Manuel Valls ne va pas se faire de nouveaux amis. Après avoir subi les foudres de la diaspora congolaise, à cause de ses relations (incestueuses) avec le dictateur congolais, Denis Sassou-Nguesso (les Français-Congolais avaient fait campagne pendant plus de deux mois dans les bus, métros, rer, gares, places publiques, etc. en région parisienne, essentiellement, pour faire battre Manuel Valls (grand ami de Sassou-Nguesso), voilà que son refus de soutenir le candidat issu des primaires du PS comme lui, est en train de créer un mini-cataclysme dans le parti.

Pourquoi Manuel Valls a du souci à se faire pour le second tour ? L'ancien premier ministre n'est arrivé qu'en deuxième position à l'issue du premier tour, derrière Benoît Hamon. Sans (grandes) réserves de voix, il se retrouve, désormais, dans la position d'outsider. On peut, aujourd'hui, constater que l'activisme des Congolais de la diaspora contre Manuel Valls, accusé, de soutenir le président congolais, Denis Sassou-Nguesso, lors de la modification controversée de la constitution, est en train de porter les fruits. Les Congolais faisaient campagne contre l'ancien premier ministre français, dans le métro et le RER, à des heures de grande affluence. Cela semble avoir payé.

Les 28 et 29 octobre, le premier ministre français, Manuel Valls, se rendra au Togo, première étape d'une visite qui le conduira, par la suite, au Ghana et en Côte d'Ivoire. Au programme, le renforcement des relations de coopération à l'heure où la concurrence des pays émergents comme la Chine, fait rage.

Cela lui changera des manifestations des agriculteurs et des incessantes critiques de la droite, de la gauche du parti socialiste, et de l'extrême gauche. Au Mali et au Burkina, le premier ministre sera au chaud au propre comme au figuré. Une chaleur qui transparaîtra, aussi, dans les coeurs des dirigeants qui vont le recevoir.

Qu'est-ce-qui ne tourne pas rond chez Manuel Valls, le jeune premier ministre de France ? Au moment où il fait tout pour plaire et décoller dans les sondages, il récolte moins que des miettes, pour dire, rien du tout. Sinon des engueulades parfois.