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Maroc

Le Maroc a, officiellement, lancé une "Commission nationale" de lutte contre la traite des êtres humains, trois ans après l'adoption d'une loi sur la traite des personnes.

Voilà au moins un sujet qui unit les pays du Maghreb, et singulièrement, les Algériens dont certains soutiennent le pouvoir en place tandis que d'autres manifestent pour le départ d'Abdelaziz Bouteflika et de tout le système en place. L'unité politique tant recherchée et jamais trouvée au sein de l'Union du Maghreb arabe (UMA), se manifeste, aujourd'hui, sur le plan culturel, et plus précisément, de la gastronomie, à propos du « couscous », communément, appelé « couscous algérien ». Et si les merveilles de la table pouvaient unir les hommes ?

Le Saint-Père sera samedi, 30 mars, et dimanche au Maroc, terre musulmane dans le but de prôner le dialogue interreligieux. Une courte visite qui lui permettra, aussi, de rencontrer des migrants, alliant, ainsi, deux grandes priorités de son pontificat.

Au Maroc et en Algérie, la question des familles de djihadistes n'est guère débattue publiquement. Bien que moins touchés que la Tunisie. Tous les trois pays doivent, cependant, composer avec la problématique du "retour" de ressortissants ayant combattu dans les rangs du groupe Etat islamique (EI).

Parmi les principaux pays d'accueil des migrants, très peu devraient être représentés au niveau le plus élevé, à Marrakech, au Maroc. Si la chancelière allemande, Angela Merkel, par exemple, est annoncée, le Français, Emmanuel Macron, sérieusement, embourbé dans des problèmes internes de mal-gouvernance, n'y sera pas, alors qu'il y était aussi annoncé. Toute la semaine dernière, une vidéo a circulé dans les réseaux sociaux en France pour dénoncer la volonté d'Emmanuel Macron (une volonté qu'on lui prêtait) de signer un pacte onusien qui consacrerait l'ouverture des frontières à l'immigration internationale. C'était une Fake News qui a finalement été dénoncée par les autorités françaises, après l'avoir laissé circuler pendant plusieurs jours.

C'est ce jeudi, 29 novembre, matin, que le président du Gabon, Ali Bongo Ondimba, et la première dame, Sylvia Bongo Ondimba, sont arrivés, à Rabat, au Maroc, pour un séjour de convalescence et de rééducation. La survenue du couple présidentiel à Rabat est la réponse donnée à une requête expresse du roi, Mohammed VI, qui est le frère du président, Ali Bongo Ondimba.

Le roi du Maroc a appelé, mardi, 6 novembre, l'Algérie à un dialogue "direct et franc" en proposant la création d’un "mécanisme politique conjoint de dialogue et de concertation" pour "dépasser les différends" entre les deux voisins.

Ouuuf !!! Quelle sacrée avancée ! L'Union africaine, ce machin selon une expression gaullienne bien connue, décide de créer un ...Observatoire sur la migration. Un organisme qui va observer le départ massif des jeunes Africains sans avenir dans leur pays à cause de la mal-gouvernance locale additionnée aux politiques de coopération européennes entachées de corruption comme la fameuse Françafrique que le président Emmanuel Macron défend, avec beaucoup de finesse et de perspicacité, depuis qu'il a succédé à François Hollande à l'Elysée. Il faut préciser que l'ordre du jour du Sommet de l'UA avait complètement « zappé » la question des migrations. Très en colère à cause de cette volonté de passer sous silence cette importante question à l'UA, Afriqueeducation.com avait crié « Scandale » dans un article posté samedi 30 juin à 11h04 : « L'exode de centaines de milliers d'Africains, essentiellement, vers l'Europe, réunie en Sommet, jeudi, 28 juin, à Bruxelles, sur cette question, ne figure pas au programme officiel (du Sommet de Nouakchott). Pourquoi ? Parce que c'est une spécialité africaine : la fuite en avant, le refus de prendre ses responsabilités, surtout, quand on sait que c'est à cause de l'échec dans le développement du pays que les jeunes s'embarquent dans l'aventure européenne via la Méditerranée ». Même si la proposition de cette création est marocaine, Afriqueeducation.com ne boudera pas son plaisir d'avoir été écouté par la présidence de la Commission de l'Union africaine.

La coupe du monde est terminée pour le Maroc, le Nigeria, l'Egypte et la Tunisie. Le Sénégal (qui a naïvement raté sa qualif contre le Japon) attend de jouer un match très difficile contre la Colombie qui décidera de son sort. Mais, déjà, des enseignements peuvent être, valablement, tirés.

A quoi a servi le recrutement d'Hervé Renard puisque le Maroc sort la tête basse de la Coupe du Monde où un sélectionneur marocain aurait obtenu, au moins, les mêmes catastrophiques résultats que lui, et au mieux, quelque chose de mieux ? La décolonisation mentale du football marocain, pays qui veut organiser la coupe du monde du football, c'est maintenant. Que Russie 2018 serve de leçon à la Fédération royale de football. Qu'on marocanise l'encadrement de ce sport-roi !

Le président de la CAF, le Malgache, Ahmad Ahmad, qui voulait jouer le Maroc contre le Cameroun, dans l'attribution de la CAN 2019, en a eu pour son grade. S'il entendait, ainsi, remercier le Maroc d'avoir soutenu sa candidature à la présidence de la CAF contre le Camerounais, Issa Hayatou, en expliquant que « le Cameroun n'était même pas prêt pour organiser une CAN à huit équipes », la sagesse africaine a repris le dessus et les relations entre les deux pays sont restées sauves. En effet, le roi Mohammed VI, et avant lui, le roi Hassan II, et le président, Paul Biya, s'apprécient depuis des décennies. Une telle entente ne pouvait, donc, être mise à mal pour une banale affaire de CAN. Ahmad Ahmad a eu tout faux ! Pour mettre fin à cette cabale, le Maroc a annoncé, il y a quelques mois, qu'il soutenait le Cameroun dans l'organisation de la CAN 19 et était prêt à l'aider à cet effet, si le Cameroun le désirait et n'était nullement candidat en prévision d'un possible Plan B de la CAF. Selon un échange de bons procédés, le Cameroun vient, officiellement, de soutenir le Maroc, candidat à l'organisation du Mondial 2026 contre les Etats-Unis, le Canada et le Mexique. Comme quoi, tout est en bon ordre dans le football africain, à quelques jours de l'ouverture de Russie 2018.

Quand on veut, on peut. La volonté précède toujours la capacité. En marge de la 5e Conférence ministérielle Euro-Afrique sur la migration et le développement, organisée au Maroc, le ministre togolais des Affaires étrangères et président de la Conférence des ministres des Affaires étrangères de la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest), le professeur, Robert Dussey, a effectué une visite de travail, le 2 mai, à Marrakech, à l'invitation de son homologue, Nasser Borita, ministre chérifien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale. Objectif : évoquer les sujets d'intérêt commun afin d'engager un partenariat gagnant-gagnant entre les deux pays frères.

Téhéran a démenti "fermement", mercredi, 2 mai, les accusations du Maroc, qui a annoncé la veille, rompre ses relations diplomatiques avec l'Iran en lui reprochant d'avoir facilité une livraison d'armes au Polisario, mouvement indépendantiste au Sahara occidental.

Le snesup-marocain demeure la seule instance habilitée à militer pour la défense des droits et des intérêts des enseignants-chercheurs et la promotion de l'enseignement supérieur. Il œuvre, depuis 1960, par sa participation active aux réflexions et débats sur le développement de la recherche scientifique, dans le sens de l'amélioration du système éducatif, en s'impliquant dans les diverses réformes que le secteur a connues.
Le professeur Madoune Abdelkrim est le secrétaire général du Snesup-Maroc (Syndicat national de l'enseignement supérieur) depuis 2014. Il est, également, membre du Conseil supérieur de L'éducation, de la formation et de la recherche scientifique. Il nous fait part de l'action militante du syndicat dans la réforme universitaire marocaine et des défis à relever pour un avenir meilleur.

A défaut d'être seule et unique, comme avant, pour investir en Afrique, la France, aujourd'hui, en totale perte de vitesse, sur le plan financier, voudrait s'allier au Maroc (dont les ambitions africaines sont connues) pour regagner des parts de marché perdues en Afrique, au profit des pays émergents comme la Chine. C'est la raison principale du voyage du premier ministre, Edouard Philippe, au Maroc. En Afrique, la France et le Maroc veulent devenir partenaires et concurrents.

La position du roi Mohammed VI était attendue même si on la pressentait. Il vient de confirmer la marocanité du royaume sur le Sahara occidental. Pour lui, seule une autonomie peut être donnée à cette partie de son territoire. Rien de plus. En réalité, rien de nouveau sous le soleil des dunes de l'Atlas. Aucune des parties ne veut faire de concession. Pire, le retour du Maroc au sein de la grande famille de l'Union africaine (UA), a remis au premier plan les rivalités entre d'un côté, le Maroc et tous les pays africains (et ils sont nombreux) qui le soutiennent, et de l'autre, le Sahara occidental, fortement, appuyé par les poids lourds de l'organisation dont l'Algérie, l'Afrique du Sud, le Nigeria, et l'Angola. Du coup, les clivages sont de retour dans l'UA et la nomination d'un nouvel envoyé spécial des Nations-Unies en la personne de l'ancien président allemand, Horst Koehler, donne l'occasion, à chaque partie, de réaffirmer ses positions.

L'Afrique attendait une Egyptienne, au pire, un Qatari. Pourtant, ce ne sera ni l'une ni l'autre. La Française, Audrey Azoulay, sera la prochaine directrice générale de l'Unesco, après la tenue de la grand-messe de ce mois de novembre, qui regroupera les 195 pays de l'organisation. Bien huilée, la diplomatie française a eu raison de la lourdeur bureaucratique africaine et du tiroir-caisse qatari. Dans le numéro 458 du mois de novembre d'Afrique Education, qui sera dès vendredi, 3 novembre, chez les marchands de journaux, le lecteur pourra relever les grands défis auxquels Audrey Azoulay aura à faire face pendant sa présence à la direction générale de l'Unesco.

Avec un Produit intérieur brut (PIB), qui doit, pour la première fois, dépasser la barre des 120 milliards de dollars à prix courants, en 2017, soit plus que le PIB des pays de la CEMAC (Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale) et de l'UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine) réunis, le royaume chérifien se donne les moyens de croquer, économiquement, les pays d'Afrique noire. On peut comprendre, en filigrane, le comment et le pourquoi de l'annulation du Sommet Israël-Afrique qui était prévu, à Lomé, du 23 au 27 octobre 2017. En réalité, Israël aurait été un sérieux prétendant à la contestation de la suprématie économique du Maroc en Afrique noire. Le roi Mohammed VI voyait cela d'un très mauvais œil. Qui dit mieux : à chaque pays de veiller à la sauvegarde et à la préservation de ses intérêts (stratégiques).

Une bagarre générale a éclaté, vendredi, 29 septembre, soir, à Rabat, à l'ouverture du congrès d'un des principaux partis marocains, l'Istiqlal, entre les partisans des deux candidats en lice pour diriger cette formation, faisant des blessés.

Le Maroc est devenu, depuis quelques années, avec l'Afrique du Sud, le principal hub médical du continent africain. Au lieu d'aller se faire soigner en Europe, en Amérique ou en Asie, plusieurs dignitaires africains prennent le chemin du royaume chérifien. Autant dire que les progrès réalisés dans le domaine de la santé y sont énormissimes. Pourtant, le roi a refusé de confier l'opération de son (très précieux) œil aux chirurgiens de son pays. Comme son homologue algérien, Abdelaziz Bouteflika, il a préféré se faire opérer en France. Avec succès. Le cœur net. Sans aucune appréhension. La décision de Sa Majesté est sujette à débat car elle n'est pas (tout à fait) normale.

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