Maroc

Des centaines de migrants ont forcé, vendredi, 17 février, la frontière entre l'Espagne et le Maroc, à Ceuta, au moment où Rabat menace de ne plus contrôler les flux migratoires si un différend agricole avec l'Union européenne n'est pas réglé.

L'Union africaine (UA) a décidé, lundi, 30 janvier, de réintégrer le Maroc, après plus de 30 ans d'absence, en dépit de fortes réticences de poids lourds du continent liées à la question du Sahara occidental, comme l'Afrique du Sud, le Nigeria, l'Angola, le Kenya, le Zimbabwe et l'Algérie, pour ne citer que ceux-là.

L'éventuelle réintégration du Maroc devrait dominer les débats du Sommet de l'Union africaine (UA) qui s'ouvre, lundi, 30 janvier, à Addis Abeba. Toutefois, le conflit au Soudan du Sud et l'élection du président de la Commission de l'UA figurent, aussi, parmi les autres priorités du rendez-vous continental. Une inconnue cependant : l'UA continuera-t-elle, encore, à parler d'une même voix avec ce retour du Maroc qui ne se fait pas sans frais et qui cohabitera avec la République arabe sahraouie démocratique (RASD) ?

Les présidents mauritanien et guinéen ont obtenu, vendredi, 20 janvier, à Banjul, l'accord de principe de Yahya Jammeh pour quitter la Gambie, mais, les discussions se poursuivaient sur les conditions de son départ, prolongeant, de facto, la suspension d'une opération militaire ouest-africaine. D'autre part, il serait, aussi, question de se mettre d'accord sur le traitement que les proches de Yahya Jammeh feraient l'objet, après son départ du pouvoir, et de son éventuelle immunité judiciaire afin qu'il ne soit pas pourchassé par les juridictions gambiennes ou internationales. Les négociations ne sont pas simples.

A quelques semaines du Sommet de l'Union africaine, à Addis Abeba, où le plat de résistance des travaux, après l'élection du successeur de Xhosazana Dlamini-Zuma, concernera l'admission du Maroc au sein de la grande famille africaine, le président sud-africain, Jacob Zuma, vient d'apporter un soutien de taille à la RASD (République arabe sahraouie démocratique), en demandant la fin de la colonisation marocaine dans cette « province » du Maroc. Avec l'indéfectible soutien de l'Algérie, éternelle marraine de la RASD, on est à peu près sûr que l'organisation va, à nouveau, être paralysée si l'arrivée du Maroc voudra dire sortie de la RASD de l'UA. Personne ne l'acceptera à Pretoria et à Alger.

Toutes choses égales par ailleurs, le Maroc dispose d'un bon système d'enseignement supérieur, qui tient la concurrence avec celui de l'Afrique du Sud. Il accueille beaucoup d'étudiants d'Afrique noire boursiers ou non. Ce qu'on ne savait pas, c'est que le Maroc, malgré ce système universitaire assez performant, fait, massivement, appel, à son tour, aux universités françaises pour former ses ressortissants.

Bientôt, la fin de l'école gratuite au Maroc ? L'évocation de la mise en place de frais d'inscriptions pour les élèves les plus aisés de l'école publique suscite une tempête de réactions dans le pays, où le système éducatif est à bout de souffle. Le roi, Mohammed VI, va-t-il accepter que l'école de ses sujets devienne payante ?

Le Maroc et plusieurs pays arabes ont quitté le Sommet Union africaine/Ligue arabe, qui se tenait mercredi, 23 novembre, à Malabo, en Guinée équatoriale, pour protester contre la présence d'une délégation du Front Polisario. Un spectaculaire coup d'éclat qui a fait échouer le Sommet de Malabo, au grand désarroi des dirigeants africains.

Six semaines après sa victoire aux législatives au Maroc, le premier ministre islamiste, Abdelilah Benkirane, n'est, toujours, pas parvenu à former une coalition gouvernementale, un feuilleton politico-médiatique qui pourrait tourner, bientôt, à la crise politique.

Une émission phare de la chaîne britannique BBC, qui devait être tournée, au Maroc, a été annulée par les autorités marocaines. Confrontées à l'islamisme (qui est certes maîtrisé grâce à une vigilance de tous les instants), les autorités font très attention à ne pas prêter le flanc.

Le Maroc n'a, toujours, pas d'équipe gouvernementale, un mois après la victoire des islamistes aux élections législatives. A qui la faute ? Le pays continue de tourner au ralenti, en attendant que le premier ministre, Abdelilah Benkirane, boucle ses négociations avec les partis qui devront faire partie de cette coalition. Las d'attendre, le roi élève le ton.

L'action de son premier ministre et de son ministre des Affaires étrangères, n'ont pas suffi. La lettre du roi lue au Sommet de l'Union africaine (UA), en juillet dernier, à Kigali, a montré la volonté du Maroc de revenir dans l'Union africaine (UA), mais, sans plus. Cette fois, le roi a pris le dossier, lui-même, en main. Il y donne de sa personne, en terminant un mini-périple continental par le Sénégal, fer de lance des pays africains qui demandent, activement, le retour du royaume chérifien dans l'organisation continentale.

Le Maroc est à l'honneur en France. « Chanson douce » édité par Gallimard a permis à la Marocaine, Leïla Slimani, d'obtenir le prestigieux Prix Goncourt, la plus importante des distinctions littéraires en France. La nouvelle lauréate n'a pas, encore, atteint la quarantaine mais, déjà, elle s'illustre comme étant le porte étendard de la nouvelle vague de la littérature francophone.

La mort tragique d'un vendeur de poisson, broyé par une benne à ordures, a suscité une vague d'indignation et de manifestations au Maroc, où les autorités ont affiché leur volonté de "punir" les responsables de ce drame.

"Le moment est venu" pour le Maroc de réintégrer l'Union africaine (UA), quittée il y a plus de trente ans, a estimé, mercredi, 19 octobre, la ministre rwandaise des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo, au premier jour de la visite à Kigali du roi Mohammed VI.

Le débat sur le retour du Maroc dans l'Union africaine (UA) continue de faire rage, surtout, que le lobby des 28 pays africains qui appuient cette mesure royale, demande que la République arabe saharouie démocratique (RASD) soit suspendue de l'organisation panafricaine. Et si le message de Mohammed VI, aux participants au Sommet de Kigali, n'était que la partie émergée de l'iceberg ?

Le Maroc est un pays qui pèse lourd sur l’échiquier africain. Depuis 1999, le roi Mohammed VI a ‘’transformé’’ le Maroc, qui est devenu, depuis 2002, la cinquième puissance économique en Afrique.

Après 32 ans d'absence délibérée, le Maroc demande la réintégration dans l'Union africaine où trône, depuis son départ, la République arabe saharouie démocratique (RASD). Mais, au lieu de venir reprendre, tranquillement, sa place, il exige que son retour entraîne de facto la suspension de la RASD de l'organisation. Niet, répondent les soutiens de la RASD dont l'Algérie, l'Afrique du Sud, le Nigeria et l'Angola entre autres. A l'appui de sa demande, le Maroc a quelques arguments à faire valoir.

Le Sénégal a réaffirmé, mercredi, 20 juillet, son soutien à un retour du Maroc au sein l'Union africaine (UA), "une chose complètement naturelle" selon le président sénégalais Macky Sall. Toutefois, le soutien appuyé de Macky semble être dicté par d'autres considérations judiciaires : le cas Hissène Habré notamment.

La mise en œuvre des réformes dans l'administration camerounaise est un succès. Si on est rarement prophète dans son pays, les Camerounais devraient savoir que leur pays est un modèle en Afrique. Et que l'architecte de ces réformes saluées sur le plan continental, c'est le ministre de la Fonction publique, Michel Ange Angouing.