Maroc

A quoi a servi le recrutement d'Hervé Renard puisque le Maroc sort la tête basse de la Coupe du Monde où un sélectionneur marocain aurait obtenu, au moins, les mêmes catastrophiques résultats que lui, et au mieux, quelque chose de mieux ? La décolonisation mentale du football marocain, pays qui veut organiser la coupe du monde du football, c'est maintenant. Que Russie 2018 serve de leçon à la Fédération royale de football. Qu'on marocanise l'encadrement de ce sport-roi !

Le président de la CAF, le Malgache, Ahmad Ahmad, qui voulait jouer le Maroc contre le Cameroun, dans l'attribution de la CAN 2019, en a eu pour son grade. S'il entendait, ainsi, remercier le Maroc d'avoir soutenu sa candidature à la présidence de la CAF contre le Camerounais, Issa Hayatou, en expliquant que « le Cameroun n'était même pas prêt pour organiser une CAN à huit équipes », la sagesse africaine a repris le dessus et les relations entre les deux pays sont restées sauves. En effet, le roi Mohammed VI, et avant lui, le roi Hassan II, et le président, Paul Biya, s'apprécient depuis des décennies. Une telle entente ne pouvait, donc, être mise à mal pour une banale affaire de CAN. Ahmad Ahmad a eu tout faux ! Pour mettre fin à cette cabale, le Maroc a annoncé, il y a quelques mois, qu'il soutenait le Cameroun dans l'organisation de la CAN 19 et était prêt à l'aider à cet effet, si le Cameroun le désirait et n'était nullement candidat en prévision d'un possible Plan B de la CAF. Selon un échange de bons procédés, le Cameroun vient, officiellement, de soutenir le Maroc, candidat à l'organisation du Mondial 2026 contre les Etats-Unis, le Canada et le Mexique. Comme quoi, tout est en bon ordre dans le football africain, à quelques jours de l'ouverture de Russie 2018.

Quand on veut, on peut. La volonté précède toujours la capacité. En marge de la 5e Conférence ministérielle Euro-Afrique sur la migration et le développement, organisée au Maroc, le ministre togolais des Affaires étrangères et président de la Conférence des ministres des Affaires étrangères de la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest), le professeur, Robert Dussey, a effectué une visite de travail, le 2 mai, à Marrakech, à l'invitation de son homologue, Nasser Borita, ministre chérifien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale. Objectif : évoquer les sujets d'intérêt commun afin d'engager un partenariat gagnant-gagnant entre les deux pays frères.

Téhéran a démenti "fermement", mercredi, 2 mai, les accusations du Maroc, qui a annoncé la veille, rompre ses relations diplomatiques avec l'Iran en lui reprochant d'avoir facilité une livraison d'armes au Polisario, mouvement indépendantiste au Sahara occidental.

Le snesup-marocain demeure la seule instance habilitée à militer pour la défense des droits et des intérêts des enseignants-chercheurs et la promotion de l'enseignement supérieur. Il œuvre, depuis 1960, par sa participation active aux réflexions et débats sur le développement de la recherche scientifique, dans le sens de l'amélioration du système éducatif, en s'impliquant dans les diverses réformes que le secteur a connues.
Le professeur Madoune Abdelkrim est le secrétaire général du Snesup-Maroc (Syndicat national de l'enseignement supérieur) depuis 2014. Il est, également, membre du Conseil supérieur de L'éducation, de la formation et de la recherche scientifique. Il nous fait part de l'action militante du syndicat dans la réforme universitaire marocaine et des défis à relever pour un avenir meilleur.

A défaut d'être seule et unique, comme avant, pour investir en Afrique, la France, aujourd'hui, en totale perte de vitesse, sur le plan financier, voudrait s'allier au Maroc (dont les ambitions africaines sont connues) pour regagner des parts de marché perdues en Afrique, au profit des pays émergents comme la Chine. C'est la raison principale du voyage du premier ministre, Edouard Philippe, au Maroc. En Afrique, la France et le Maroc veulent devenir partenaires et concurrents.

La position du roi Mohammed VI était attendue même si on la pressentait. Il vient de confirmer la marocanité du royaume sur le Sahara occidental. Pour lui, seule une autonomie peut être donnée à cette partie de son territoire. Rien de plus. En réalité, rien de nouveau sous le soleil des dunes de l'Atlas. Aucune des parties ne veut faire de concession. Pire, le retour du Maroc au sein de la grande famille de l'Union africaine (UA), a remis au premier plan les rivalités entre d'un côté, le Maroc et tous les pays africains (et ils sont nombreux) qui le soutiennent, et de l'autre, le Sahara occidental, fortement, appuyé par les poids lourds de l'organisation dont l'Algérie, l'Afrique du Sud, le Nigeria, et l'Angola. Du coup, les clivages sont de retour dans l'UA et la nomination d'un nouvel envoyé spécial des Nations-Unies en la personne de l'ancien président allemand, Horst Koehler, donne l'occasion, à chaque partie, de réaffirmer ses positions.

L'Afrique attendait une Egyptienne, au pire, un Qatari. Pourtant, ce ne sera ni l'une ni l'autre. La Française, Audrey Azoulay, sera la prochaine directrice générale de l'Unesco, après la tenue de la grand-messe de ce mois de novembre, qui regroupera les 195 pays de l'organisation. Bien huilée, la diplomatie française a eu raison de la lourdeur bureaucratique africaine et du tiroir-caisse qatari. Dans le numéro 458 du mois de novembre d'Afrique Education, qui sera dès vendredi, 3 novembre, chez les marchands de journaux, le lecteur pourra relever les grands défis auxquels Audrey Azoulay aura à faire face pendant sa présence à la direction générale de l'Unesco.

Avec un Produit intérieur brut (PIB), qui doit, pour la première fois, dépasser la barre des 120 milliards de dollars à prix courants, en 2017, soit plus que le PIB des pays de la CEMAC (Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale) et de l'UEMOA (Union économique et monétaire ouest-africaine) réunis, le royaume chérifien se donne les moyens de croquer, économiquement, les pays d'Afrique noire. On peut comprendre, en filigrane, le comment et le pourquoi de l'annulation du Sommet Israël-Afrique qui était prévu, à Lomé, du 23 au 27 octobre 2017. En réalité, Israël aurait été un sérieux prétendant à la contestation de la suprématie économique du Maroc en Afrique noire. Le roi Mohammed VI voyait cela d'un très mauvais œil. Qui dit mieux : à chaque pays de veiller à la sauvegarde et à la préservation de ses intérêts (stratégiques).

Une bagarre générale a éclaté, vendredi, 29 septembre, soir, à Rabat, à l'ouverture du congrès d'un des principaux partis marocains, l'Istiqlal, entre les partisans des deux candidats en lice pour diriger cette formation, faisant des blessés.

Le Maroc est devenu, depuis quelques années, avec l'Afrique du Sud, le principal hub médical du continent africain. Au lieu d'aller se faire soigner en Europe, en Amérique ou en Asie, plusieurs dignitaires africains prennent le chemin du royaume chérifien. Autant dire que les progrès réalisés dans le domaine de la santé y sont énormissimes. Pourtant, le roi a refusé de confier l'opération de son (très précieux) œil aux chirurgiens de son pays. Comme son homologue algérien, Abdelaziz Bouteflika, il a préféré se faire opérer en France. Avec succès. Le cœur net. Sans aucune appréhension. La décision de Sa Majesté est sujette à débat car elle n'est pas (tout à fait) normale.

Le roi, Mohammed VI, du Maroc ne rêve que d'Afrique. Après la ré-admission du Maroc au sein de l'Union africaine, au début de cette année, le souverain essaie de brûler les étapes. Lors du Sommet de la CEDEAO, au Liberia, le 4 juin dernier, il avait demandé l'adhésion du Maroc à cette organisation sous-régionale de l'Afrique de l'Ouest alors qu'il appartient, géographiquement, à une autre sous-région, l'UMA (Union du Maghreb arabe). Cette requête n'ayant pas abouti, le Maroc reviendra à la charge lors du prochain Sommet de la CEDEAO, à Lomé, en 2018, d'autant plus que certains pays membres sont favorables à son admission. En attendant, le roi se déploie sur d'autres terrains. Avec parfois quelques échecs retentissants. C'est ainsi qu'il y a quelques jours, à l'instigation de la Fédération royale de football, le nouveau président de la CAF, le Malgache, Ahmed Ahmed, a, vainement, cherché à dessaisir le Cameroun de l'organisation de la CAN 2019, au profit du Maroc. Le Cameroun est décidé à garder sa CAN. Paul Biya, sentant le danger, est même venu à la rescousse pour confirmer, officiellement, que l'Etat allouerait l'argent qu'il faut pour permettre une parfaite tenue de la CAN sur les six sites de jeu choisis. Le Maroc a, donc, ciblé l'Afrique comme terrain par excellence de sa chasse aux contrats. Dans un discours télévisé prononcé, dimanche, 20 août, à l'occasion d'une fête nationale, le roi, Mohammed VI, s'est félicité de la politique menée par son pays en Afrique, basée sur des partenariats "gagnant-gagnant". Le langage adopté dans cette offensive est tout à fait chinois, les nouveaux maîtres de l'Afrique. Ce qui montre que le Maroc veut aussi bien faire en Afrique que la Chine.

Le roi du Maroc fait, résolument, preuve de modernité. Pays touristique de premier plan sur le plan international, le Maroc compte, désormais, devenir une plaque tournante du cinéma moderne. Un lieu prisé pour le tournage des films à l'instar de Hollywood aux Etats-Unis et Nollywood au Nigeria. Pour cela, le roi va mettre la main au portefeuille. Sans état d'âme.

Pour beaucoup de pays africains exportateurs d'immigrés, c'est tout bénéfique que cette catégorie de leurs ressortissants partent se débrouiller à l'étranger, à leur risque et péril. Ca fait moins de problèmes dans le pays. Le nombre sans cesse croissant de morts en Méditerranée ne les émeut pas outre mesure. Mais, si ces départs constituent un bon débarras pour ces régimes africains, les immigrés, eux, sont une réelle préoccupation pour les pays de transit que sont le Niger, la Libye, l'Algérie et le Maroc. Les drames vécus lors de difficiles traversées du désert et de la mer, interpellent tout le monde. Premier à s'en soucier, en Afrique, le roi du Maroc, Mohammed VI, tire, aujourd'hui, la sonnette d'alarme en essayant de susciter une réflexion sur ce phénomène, qui n'est que le reflet de l'absence de démocratie et de la mal-gouvernance, dans les pays concernés. Depuis janvier 2017, 100.000 Africains ont traversé la Méditerranée et 2.247 sont morts.

Que serait la France sans l'Afrique ? Juste une puissance moyenne de la taille de l'Italie, sans siège permanent au Conseil de sécurité. Depuis qu'il est entré à l'Elysée, Emmanuel Macron, montre, clairement, où se trouvent les intérêts de la France. C'est vraiment un bon banquier. Après avoir été saluer le dispositif Barkhane, à Gao, au Mali, et reçu, à Paris, les présidents de Côte d'Ivoire, Alassane Ouattara, et du Sénégal, Macky Sall, les 11 et 12 juin, le voilà pour deux jours (jusqu'au 15 juin) au Maroc, avant de repartir, le 2 juillet, au Mali, plus précisément, à Bamako, cette fois, où il tiendra une séance de travail avec les chefs d'Etat du G 5 sur le terrorisme. Mais avant ce grand-rendez-vous, il fera un saut chez Abdelaziz Bouteflika, à Alger, pour discuter de plusieurs dossiers bilatéraux importants. Mais pas seulement : il y a, aussi, que la place de l'Algérie dans la sous-région nécessite une concertation préalable entre Paris et Alger avant que le président Macron ne se rende, le 2 juillet, à Bamako. Car comme tout bon banquier (qui ne s'ignore pas), il donne l'impression d'avoir horreur de perdre son temps (Time is money).

A peine arrivé à l'Elysée, le 14 mai, le nouveau chef de l'Etat français, Emmanuel Macron, a fait un saut de quelques heures, vendredi, 19 mai, au Mali, pour saluer les forces françaises du dispositif Barkhane, qui combattent les djihadistes dans le Sahel, que finance le Qatar, « l'ami de la France ». Le Mali était le deuxième pays visité après l'entrevue du 15 mai entre la chancelière, Angela Merkel et Emmanuel Macron. Demain 11 juin et après demain, le chef de l'Etat français recevra, successivement, l'Ivoirien, Alassane Ouattara, et le Sénégalais, Macky Sall, avant de s'envoler les 14 et 15 juin chez le roi Mohammed VI du Maroc. Une visite, à Alger, chez le doyen Abdelaziz Bouteflika, devrait avoir lieu « dans quelques semaines », avant le Sommet du G5 (Mali, Burkina Faso, Tchad, Mauritanie et Niger) sur le terrorisme auquel prendra part, le 2 juillet, à Bamako, Emmanuel Macron. Le sans faute du président français sur les questions africaines est pour le moins parfait jusqu'à présent.

Le 51e Sommet de la CEDEAO (Commission économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest) a pris fin, ce dimanche, 4 juin, à Monrovia, au Liberia. Outre la passation de témoin entre la Libérienne, Ellen Johnson Sirleaf, et le Togolais, Faure Gnassingbé, qui va présider aux destinées de l'organisation, pendant un an, on aura observé un mouvement de foule du Maroc, de la Tunisie et de la Mauritanie, qui demandent, selon des formules différentes, à adhérer à la CEDEAO.

Le Sommet de la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest) doit se tenir, les 3 et 4 juin, à Monrovia, au Liberia. Après avoir envoyé des équipes de lobbying, à travers les pays de la sous-région, pour faire admettre sa participation, il avait été admis que le roi y participerait, lui-même, pour lui permettre de parler, directement, aux chefs d'Etat qui étaient, encore, réticents à l'admission de son pays. Mais, au moment où tout est presque acquis, le Maroc annonce que le roi ne viendra plus au Sommet : Explication : Benyamin Netanyahu, le premier ministre israélien, y sera. Ennemi intime de certains dirigeants arabes, il co-organisera le premier Sommet Israël-Afrique, fin octobre, à Lomé, avec le président du Togo, Faure Gnassingbé. Il sera à Monrovia pour vendre les atouts d'Israël. Et ça énerve.

Se dirige-t-on vers une guerre des religions ? On n'en est plus très loin avec ce qui arrive dans les pays qui comptent des minorités religieuses. En Afrique, l'Egypte (Coptes), le Centrafrique (Sélékas), la partition du Soudan en deux Etats : le Soudan (musulman) et le Soudan du Sud (chrétien et animiste), ne poussent guère à l'optimisme. Au Maroc, pays musulman tolérant parmi les plus tolérants, la dernière déclaration du ministre des Affaires islamiques a de quoi inquiéter.

Le roi du Maroc a nommé, vendredi, 17 mars, l'islamiste, Saad-Eddine El Othmani, nouveau premier ministre pour tenter de former un gouvernement, après cinq mois de blocage. C'est un communiqué du cabinet royal.