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Martin Fayulu.

L'étau se resserre sur le nouveau président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, de plus en plus, sous le contrôle de son prédécesseur, Joseph Kabila, qui dispose de tous les atouts pour revenir au coeur du jeu politique. En fait, on commence à se demander si le président élu disposera d'une marge de manœuvre suffisante pour appliquer son programme. Car on a, plutôt, l'impression que c'est toujours Joseph Kabila, par ses partisans interposés, qui contrôle la substance du pouvoir.

Ramazany Shadary n'est pas bavard de nature. Ancien ministre de l'Intérieur, homme des dossiers, il sait garder un secret. Mais, en tant qu'être humain, il peut être exaspéré. Et il l'a été. Lors de cette élection présidentielle à laquelle il avait été désigné par le chef de l'Etat comme le candidat du pouvoir, il s'est senti trahi par son patron, celui-là là même qui l'avait convaincu d'aller au feu. Sans état d'âme, il lâche, à son tour, Joseph Kabila, en expliquant pourquoi.

Pour ce numéro double 471-472, nous avons hésité entre deux couvertures : Ali Bongo Ondimba dont l'état de santé venait de mobiliser l'attention de toute l'Afrique et de la communauté internationale, et le dictateur 5 étoiles du Congo-Brazzaville. Pour des raisons de sympathie non déguisée, Ali Bongo Ondimba a été choisi pour faire la pleine page dudit numéro.