Mauritanie

Reporters sans frontières, le Committee to Protect journalists, Pen America et Freedom Now, écrivent au président de Mauritanie, Mohamed Ould Abdel Aziz, pour demander la libération du blogueur, Mohamed Cheikh Ould Mohamed. Il a été condamné à mort pour un article écrit, en 2013, dans lequel il critiquait le système de castes. A ce jour, ses appels au pardon et sa repentance n'ont, toujours, pas été entendus.

Un groupe d'experts des droits de l'homme des Nations-Unies a exprimé, ce mercredi, 19 octobre, sa grave préoccupation par le fait que des militants mauritaniens emprisonnés en raison de leur rôle présumé dans une manifestation contre les expulsions forcées, à Nouakchott, sont ciblés par le gouvernement pour leur plaidoyer anti-esclavagiste.

Le 29 juin 2016, suite à la décision de déguerpir les habitants d'un quartier précaire de la capitale, Nouakchott, mesure prise en prévision du Sommet de la Ligue Arabe, des heurts opposent les récalcitrants à une unité anti-émeute. D'où la colère du général-président, Mohamed Ould Abdel Aziz. Il en a profité pour régler les comptes aux Négro-Mauritaniens dont il espère la disparition.

Le président mauritanien est-il un bon musulman ? Un vrai croyant du Prophète et de ses préceptes ? On ne tardera pas à savoir si le général-président, Mohamed Ould Abdel Aziz, est un officier d'honneur, qui respecte son engagement, son serment d'officier, ou s'il est du genre à succomber aux délices matérielles, qui ne cadrent pas avec les hautes valeurs militaires. Surtout, on ne tardera pas à savoir s'il respecte le Saint-Coran car la Mauritanie n'est pas un Etat laïc mais un Etat islamique. En modifiant la constitution, on saura de quel côté il penche.

Pendant que les Mauritaniens et le monde musulman ne pensent qu'à la fête du mouton, l'Etat mauritanien et son chef, le général-président, Mohamed Ould Abdel Aziz, ont planifié, dans le secret, comment tuer (à petit feu) ni vu ni entendu, les abolitionnistes, qui militent pour l'éradication de l'esclavage et ses tares.

Le Haut-Commissariat des Nations-Unies aux droits de l'homme (HCDH) s'est déclaré préoccupé par les condamnations à des peines de prison allant de 3 à 15 ans à l'encontre de 23 personnes, dont 13 membres d'une organisation non gouvernementale luttant contre l'esclavage, IRA, pour leur rôle présumé dans une émeute en juin.

Il n'est pas bon d'être défenseur des droits de l'homme en Mauritanie. Il est encore plus dangereux d'être un défenseur des droits de l'homme antiesclavagiste. C'est le crime le plus élevé en Mauritanie.

Comme on pouvait le craindre, la justice du général-président (esclavagiste), Mohamed Ould Abdel Aziz, a frappé fort, en condamnant, avec la plus grande sévérité, les anti-esclavagistes du Mouvement, Ira. Mais loin de se décourager, les militants en question sont, plutôt, dopés par ce jugement injuste imputé au pouvoir raciste et esclavagiste de Mauritanie.

Treize militants de l'ONG anti-esclavagiste mauritanienne, IRA, accusés, notamment, d'"usage de la violence", ont été condamnés à des peines allant de trois à quinze ans de prison ferme, a annoncé jeudi la Cour criminelle de Nouakchott.

Le procès des présumés membres de IRA, émaillé d'incidents, entre le tribunal et les avocats des accusés, s'est transformé en réquisitoire contre la torture et les intimidations, systématiquement, pratiquées selon eux, par la police, pour extorquer des aveux et tenter de justifier des accusations fantaisistes de flagrant délit, qui se sont évaporées aux premiers mots des accusés et de leur défense.

Prévu pour se tenir sur deux jours, le 27e Sommet de la Ligue arabe n'aura duré qu'une demie journée, à Nouakchott. Les associations négro-mauritaniennes avaient saisi les chefs d'Etat présents afin qu'ils se penchent sur la question de l'esclavage et du racisme en Mauritanie. La répression frappe durement les anti-esclavagistes négro-mauritaniens. 13 d'entre eux vivent un calvaire depuis plusieurs jours.

Les Négro-Mauritaniens demandent aux participants au 27ème Sommet de la Ligue arabe, qui s'ouvre ce lundi, 25 juillet 2016, à Nouakchott (capitale de l'esclavage), à prendre à bras le corps, la question de l'esclavage, du  racisme, de l'exclusion,    qui frappent  les Noirs dans les pays qu'ils dirigent. 

L'islamologue suisse, Tariq Ramadan, a été refoulé par la Mauritanie, à son arrivée, à Nouakchott, où il était invité à animer des conférences, une source policière faisant état de son expulsion pour des raisons non communiquées dans l'immédiat.

La Chambre préliminaire II de la CPI (Cour pénale internationale) prend acte du refus de l'Ouganda et de Djibouti d'arrêter le président soudanais, Omar El Béchir, et de le conduire à La Haye. Elle a soumis leur cas au Conseil de sécurité des Nations-Unies pour examen.

Nous diffusons, en français, l'intégralité de l'interview du président de IRA (Initiative de résurgence du mouvement abolitionniste), Biram Dah Abeid, réalisée, en langue arabe et publiée, sur le site internet, Nouakchott.com. A peine sorti de prison, Biram Dah Abeid a repris le combat contre l'esclavage et le racisme, qui frappent les Noirs de Mauritanie. Après avoir passé 555 jours en prison, il se trouve, actuellement, aux Etats-Unis, avec Brahim Bilal Ramdhane, à l'invitation du secrétariat d'Etat.

Les Mauritaniens de peau noire dénoncent le double langage du général-président, Mohamed Ould Abdel Aziz. Ils doutent, fortement, de sa « volonté » d'éradiquer une pratique qui profite, largement, à ses semblables. Mais, au-delà de cette « volonté » ou non de l'Etat et des pouvoirs publics, il y a aussi celle de tous les Mauritaniens y compris les principaux concernés : les Noirs eux-mêmes. Sont-ils exempts de toute critique ?

Le président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, a-t-il voulu résoudre, réellement, le problème de l'esclavage et ses conséquences, depuis qu'il est à la tête du pays, qu'il n'aurait pas eu le tir groupé dont il fait l'objet, actuellement, par les associations noires et haratine.

Ainsi va la vie démocratique dans le pays du général-président, et non moins, ancien putschiste, Mohamed Ould Abdel Aziz. Après avoir fait enfermer ces deux leaders négro-mauritaniens pour les priver de parole publique, il vient de faire ordonner leur libération par une pirouette dont seul son régime a le secret.

« Le procureur de la République » de Nouakchott a délivré un mandat de dépôt contre Jedna Deida, directeur du site Mauriweb.info et Babacar Baye N'diaye, webmaster du site Cridem.org en fin d'après-midi du jeudi 07 avril.

A force d'endurer des pratiques humiliantes des décennies durant comme l'esclavage, pratiques que l'Etat condamne, officiellement, sans, jamais, y remédier, certains courants de pensée commencent à militer, ouvertement, pour l'autonomie du Sud de la Mauritanie peuplé, essentiellement, de Noirs. Mais tous les Noirs ne sont pas d'accord.