Mendicité interdite dans les rues.

Pierre Nkurunziza est devenu grave. Les décisions qu'il prend, depuis trois ans qu'il a plongé le pays dans une situation de crise irréversible, permettent de se demander s'il est, encore, en possession de toutes ses facultés d'homme ? Le 19 avril, dans un communiqué cosigné par les ministres de l'Intérieur et de la Formation patriotique, des Affaires sociales et des Droits de la personne humaine, et de la Sécurité publique, les personnes mendiantes sont, désormais, "sommées de quitter les rues", sous peine d'internement. C'est une mesure qui se passe de commentaire au regard de la très grande misère qui prévaut au Burundi à cause justement de la mal-gouvernance de Nkurunziza.