Meriem Merdaci

Pour ceux qui en doutaient, voilà une preuve supplémentaire que l'Algérie est en train de prendre la voie de la démocratie. La ministre de la Culture, Meriem Merdaci, a démissionné, samedi, 24 août, au surlendemain de la mort de cinq jeunes dans une bousculade à l'entrée d'un concert du rappeur Soolking, a annoncé la présidence algérienne. Du temps d'Abdelaziz Bouteflika, la ministre aurait tout simplement dit : « Circulez, y a rien à voir ». Mais, comme dans une véritable démocratie occidentale, la ministre a tiré les conséquences de ce qui est arrivé, et a préféré jeter l'éponge. L'Algérie prend un bon chemin. Pourvu que cela se confirme dans le choix d'un président de la République élu de façon libre et démocratique.