Mohamed al-Taayichi.

Le président déchu, Omar el-Béchir, poursuivi depuis plus d'une décennie par la justice internationale sur des accusations de crimes contre l'humanité dans le cadre du conflit au Darfour, sera remis à la Cour pénale internationale (CPI), a affirmé, mardi, 11 février, Mohamed al-Taayichi, membre du Conseil souverain soudanais, dans un communiqué. A afriqueeducation.com, on n'a pas peur de nos opinions, surtout, pour dire que si ce transfert s'effectuait, comme c'est annoncé, ce serait la plus grosse connerie de l'actuel gouvernement de transition dont l'accession au pouvoir, en 2019, fut saluée par la grande majorité des peuples d'Afrique. Car au moment où l'Union africaine (UA) recommande la sortie des pays africains de la CPI, cette instance qui ne sait juger que les (seuls) criminels africains, au moment où cette CPI, avec les Affaires Gbagbo et Blé Goudé, montre, tous les jours, sa partialité et la mainmise dont elle fait l'objet de la part des puissances occidentales membres du Conseil de sécurité, en l'occurrence, les Etats-Unis (qui n'en sont même pas membres), la France et la Grande Bretagne, il y a lieu de s'interroger, sérieusement, sur le profil des gouvernants qui officient, aujourd'hui, à Khartoum, après l'éviction du général, Omar el-Béchir. Qui sont-ils réellement ? Pourquoi se font-ils, grossièrement, manipuler par Washington qui en avait gros le coeur contre Béchir ?