Mohamed Ould Abdel Aziz

La principale incompréhension de ce scrutin, c'est finalement le fait que les candidats de l'opposition, se comportent comme s'ils espéraient, réellement, que le sortant, Mohamed Ould Abdel Aziz, avait accepté de quitter le pouvoir sans assurer ses arrières. Il a bien dit, dans une conférence de presse tenue avant la présidentielle, qu'il n'était pas exclu qu'il soit, à nouveau, candidat dans cinq ans, car le constitution ne le lui interdit pas. Le message était, suffisamment, clair pour faire comprendre aux Mauritaniens qu'il va assurer la réélection de son poulain (cela s'est fait au premier tour) qui assurera la gestion du pouvoir, pendant un seul mandat, avant son retour, en 2024. Si cette stratégie à la Poutine était décelable même pour un étudiant de deuxième année de sciences-politiques de l'Université de Nouakchott, elle n'a pas, volontairement, été prise en compte par l'opposition, surtout, les quatre candidats malheureux, qui veulent porter leur contestation auprès du Conseil constitutionnel. N'ont-ils pas autre chose à faire ?

Voilà un président de la République, qui, toutes ces dernières années, n'a pas varié d'un iota dans son discours. Il avait, toujours, dit que les versets du coran lui interdisaient de modifier la constitution pour briguer un troisième mandat consécutif, et qu'il respecterait la constitution. Comme sous d'autres cieux en Afrique, il s'est trouvé des partisans qui le poussaient à braver cet interdit d'ordre religieux et à penser, avant tout, au peuple qu'il n'avait pas le droit d'abandonner. Le général-président a passé outre ces faux conseils et écouté la voix de son cœur (ainsi que le coran), qui lui demandait de passer la main. Dans d'autres pays africains, les chefs d'Etat font le contraire parce qu'ils sont, tellement, liés à la jouissance du bien public pour lequel ils ne rendent aucun compte. Ce n'est, visiblement, pas le cas du président sortant. A Afriqueeducation.com, le général-président, Mohamed Ould Abdel Aziz, n'était pas notre tasse de thé. Il y était même, régulièrement, vilipendé. On lui reprochait beaucoup de choses dont le fait qu'il ait protégé (malgré quelques mesurettes) le système esclavagiste qui fait que les Noirs et les Haratines sont des Mauritaniens de seconde zone. Avec ce départ voulu, on lui reconnaît une hauteur d'esprit qui suscite du respect à son égard et de la sympathie à sa personne.

Très tôt le matin du 07/08/2018, un groupe de policiers ont interpellé Biram Dah Abeid, chez lui, pour l’emmener au Commissariat 1 de Riyadh. Le commissaire, Hamoudi Ould M’Hadi, lui lance : Biram, il ne faut pas politiser cette arrestation car elle ne s’est pas faite à cause de tes opinions politiques et ton activisme des droits de l’homme comme cela était le cas pour tes arrestations passées. Biram a dit être très étonné que le commissaire reconnaisse ce que ses supérieurs et son gouvernement n’avaient, jamais, reconnu auparavant, à savoir, que les différents procès intentés aux dirigeants et militants de l’IRA, l'aient été à cause de leurs opinions et leur activisme.

Depuis quelques jours, la presse privée mauritanienne se fait l'écho de la découverte d'ossements humains dans une fosse commune à quelques kilomètres de l'arrondissement de Choum, dans la Wilaya de l'Adrar. Les médias ont indiqué que les ossements seraient ceux de quinze personnes dont certaines semblaient avoir été ligotées. Qui est à l'origine de cette barbarie ? Dans le système vertical du président, Mohamed Ould Abdel Aziz, les décisions viennent du sommet de l'Etat. Est-ce la raison du silence de cathédrale des autorités de Nouakchott ? Toujours est-il que le Collectif des Veuves que dirige Houlèye Samba Sall s'insurge, fortement, contre cette attitude silencieuse et très indifférente des autorités mauritaniennes, face à la douleur des parents des victimes concernées. Elle s'indigne à très haute voix et demande la lumière, toute la lumière, sur ces charniers, directement au général-président, Mohamed Ould Abdel Aziz, l'homme qui décide de tout en Mauritanie.

Le général-président, Mohamed Ould Abdel Aziz, est un président maure qui n'aime pas les Négro-Mauritaniens, en particulier, et les Noirs d'Afrique, en général. C'est la raison pour laquelle, sans raison valable, l'ancien président Taya avait enlevé, en décembre 2000, la Mauritanie de la CEDEAO (son organisation géographique naturelle) pour l'inscrire à l'UMA. Arrivé au pouvoir, en août 2008, Aziz n'a pas trouvé utile de corriger cette erreur. Mais, après s'être rendu compte que l'UMA n'est qu'une organisation fictive, qui ne tient aucune réunion, qui ne propose aucun projet intégrateur, il est en train d'imiter le roi Mohammed VI du Maroc, qui a, déjà, obtenu le ticket d'entrée du royaume au sein de la CEDEAO. Pour ne pas s'isoler davantage, le général-président, à son tour, a entrepris un retour au sein de cette organisation que la Mauritanie n'aurait, jamais, dû quitter. Mais, un retour qui lui fait honte car il va retrouver des chefs d'Etat noirs dont les semblables sont ostracisés sur le plan intérieur. Le djihadisme l'a, aussi, aidé à devenir réaliste en s'approchant de ses homologues ouest-africains, dans le G5 Sahel. Sa survie en tant que dictateur en dépend. Mais pour ce qui concerne le racisme stricto sensu qu'il fait subir à ses compatriotes noirs, pas de changement. Toujours la tyrannie ! Voici un cas patent parmi tant d'autres qui aurait pu l'interpeller s'il priait, réellement, du fond du cœur, Allah le Miséricordieux, 5 fois par jour.

Le général-président, Mohamed Ould Abdel Aziz, a pris la bonne décision en rompant, avec effet immédiat, ses relations diplomatiques avec le Qatar. Il est conséquent avec lui-même car la Mauritanie vit, très mal, l'activité des djihadistes dans le Nord du pays et dans les pays voisins, notamment, le Mali et le Niger. Une fois ce pas franchi, on attend que les présidents Ibrahim Boubacar Keita du Mali, Mahamadou Issoufou du Niger, Roch Marc Christian Kaboré du Burkina Faso, Macky Sall du Sénégal, Alassane Ouattara de la Côte d'Ivoire, Idriss Déby Itno du Tchad, Muhammadu Buhari du Nigeria, et tous les autres présidents africains dont la main est au-dessous de celle du Qatar qui leur donne quelques financements, rompent, à leur tour, les relations diplomatiques avec Doha. Au nom de la lutte contre le djihadisme que finance, largement, le Qatar et qui provoque tant de dégâts dans leurs pays.

Le doyen des chefs d'Etat d'Afrique, le président équato-guinéen, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, a le vent en poupe, en ce moment. Alors que le président gambien sortant, Yahya Jammeh, avait le choix entre le Maroc, le Qatar, la Mauritanie et la Guinée Conakry, pour s'exiler, il a, finalement, préféré poser ses valises à Malabo, en Guinée équatoriale, qui va, désormais, être sa terre d'accueil. Au moins, dans un premier temps.

Les présidents mauritanien et guinéen ont obtenu, vendredi, 20 janvier, à Banjul, l'accord de principe de Yahya Jammeh pour quitter la Gambie, mais, les discussions se poursuivaient sur les conditions de son départ, prolongeant, de facto, la suspension d'une opération militaire ouest-africaine. D'autre part, il serait, aussi, question de se mettre d'accord sur le traitement que les proches de Yahya Jammeh feraient l'objet, après son départ du pouvoir, et de son éventuelle immunité judiciaire afin qu'il ne soit pas pourchassé par les juridictions gambiennes ou internationales. Les négociations ne sont pas simples.

Le site www.taqadoumy.co a publié un document signé par la branche d'Al-Qaïda dans le Maghreb (AQMI)  qui confirme l'existence d'un accord de non-agression entre la République islamique de Mauritanie et l'organisation terroriste.

Reporters sans frontières, le Committee to Protect journalists, Pen America et Freedom Now, écrivent au président de Mauritanie, Mohamed Ould Abdel Aziz, pour demander la libération du blogueur, Mohamed Cheikh Ould Mohamed. Il a été condamné à mort pour un article écrit, en 2013, dans lequel il critiquait le système de castes. A ce jour, ses appels au pardon et sa repentance n'ont, toujours, pas été entendus.

Le 29 juin 2016, suite à la décision de déguerpir les habitants d'un quartier précaire de la capitale, Nouakchott, mesure prise en prévision du Sommet de la Ligue Arabe, des heurts opposent les récalcitrants à une unité anti-émeute. D'où la colère du général-président, Mohamed Ould Abdel Aziz. Il en a profité pour régler les comptes aux Négro-Mauritaniens dont il espère la disparition.

Le président mauritanien est-il un bon musulman ? Un vrai croyant du Prophète et de ses préceptes ? On ne tardera pas à savoir si le général-président, Mohamed Ould Abdel Aziz, est un officier d'honneur, qui respecte son engagement, son serment d'officier, ou s'il est du genre à succomber aux délices matérielles, qui ne cadrent pas avec les hautes valeurs militaires. Surtout, on ne tardera pas à savoir s'il respecte le Saint-Coran car la Mauritanie n'est pas un Etat laïc mais un Etat islamique. En modifiant la constitution, on saura de quel côté il penche.

Pendant que les Mauritaniens et le monde musulman ne pensent qu'à la fête du mouton, l'Etat mauritanien et son chef, le général-président, Mohamed Ould Abdel Aziz, ont planifié, dans le secret, comment tuer (à petit feu) ni vu ni entendu, les abolitionnistes, qui militent pour l'éradication de l'esclavage et ses tares.

Le président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, a-t-il voulu résoudre, réellement, le problème de l'esclavage et ses conséquences, depuis qu'il est à la tête du pays, qu'il n'aurait pas eu le tir groupé dont il fait l'objet, actuellement, par les associations noires et haratine.

Ainsi va la vie démocratique dans le pays du général-président, et non moins, ancien putschiste, Mohamed Ould Abdel Aziz. Après avoir fait enfermer ces deux leaders négro-mauritaniens pour les priver de parole publique, il vient de faire ordonner leur libération par une pirouette dont seul son régime a le secret.

« Le procureur de la République » de Nouakchott a délivré un mandat de dépôt contre Jedna Deida, directeur du site Mauriweb.info et Babacar Baye N'diaye, webmaster du site Cridem.org en fin d'après-midi du jeudi 07 avril.

La Mauritanie a institué une Journée nationale de lutte contre l'esclavage qui sera célébrée, chaque année, le 6 mars, pour contribuer à éradiquer ce phénomène qui perdure dans le pays, en dépit de son abolition ,depuis plus de 30 ans, annonce l'Agence mauritanienne d'information AMI.