Monde

Ce numéro 466-467 de juillet-août 2018 sera chez les marchands de journaux à partir du samedi, 21 juillet. Il vous propose une longue interview du président des Comores, Azali Assoumani, sur les raisons du référendum pour modifier la constitution qu'il organisera le 30 juillet. D'autre part, la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest) et la CEEAC (Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale) se retrouveront, aussi, en Sommet, le 30 juillet, à Lomé, pour parler de la lutte contre le terrorisme, sous les auspices des présidents togolais, Faure Gnassingbé et gabonais, Ali Bongo Ondimba. Dans une interview à lire dans le présent numéro, le chef de la diplomatie togolaise, le professeur, Robert Dussey, situe les enjeux de cet important Sommet. A trouver aussi dans ce numéro 466-467 beaucoup d'autres articles dont voici le sommaire ci-dessous.

RSF et ses partenaires dévoilent la "Journalism Trust Initiative (JTI)", un dispositif d’autorégulation des médias visant à lutter contre la désinformation en ligne. La Journalism Trust Initiative (JTI) a été lancée par Reporters sans frontières (RSF) et ses partenaires, l'Agence France-Presse (AFP), l'Union européenne de radio-télévision (UER) et le Global Editors Network (GEN).

La récente révélation de ventes de migrants africains à Tripoli n'est pas un cas isolé : plus de 40 millions de personnes dans le monde, dont un quart d'enfants, sont, actuellement, réduits en esclavage, selon une étude menée en 2016. En 2003, Afrique Education avait lancé une rubrique bimensuelle alimentée, essentiellement, par les associations négro-mauritaniennes pour dénoncer l'esclavage et le racisme anti-noir qui sont pratiqués en Mauritanie. Ce mouvement avait conduit à la chute du colonel-président, Maaouiya Ould Sid Ahmed Taya, en août 2005, ce qui avait conduit le magazine à supprimer cette rubrique, l'objectif ayant été atteint. D'autre part, le successeur du colonel Taya, le général, Ely Ould Mohamed Vall, s'était montré homme de bonne volonté, qui, contrairement, à son prédécesseur, avait prôné la fin de cette pratique, une fois arrivé au pouvoir. Mais, force est de reconnaître que sous le général-président, Mohamed Ould Abdel Aziz, cette pratique est revenue en force, parfois, avec la complicité des autorités. Il faut, donc, à nouveau, se mobiliser. D'autant plus que la Libye, aujourd'hui, vient de nous démontrer que l'esclavage est capable de naître là où il n'existait pas, il y a quelques années, et qu'il faut une vigilance de tous les instants.