Mozambique

On ne dira jamais assez que la meilleure transmission du savoir à l'enfant, dès son bas âge, se fait dans sa propre langue maternelle. Et non dans les langues modernes de communication (français, anglais, espagnol, etc.) comme on croit à tort. Il faudra encore faire beaucoup de pédagogie sur cet aspect des choses pour réduire l'échec scolaire et permettre un meilleur apprentissage des enseignements à l'enfant. Au Mozambique, on y pense même si les expériences restent, encore, bien timides.

L'organisation des élections locales prévues en octobre au Mozambique a été suspendue pour cause de divergences entre le gouvernement et l'ex-rébellion devenue opposition, la Renamo, a annoncé, mercredi, 4 juillet, la Commission électorale. Après avoir été très active dans la lutte armée contre le pouvoir en place, la Renamo a abandonné cette forme de contestation en devenant un parti politique d'opposition en bonne et due forme. Aujourd'hui, elle met tout en œuvre pour briguer le pouvoir suprême, ou le cas échéant, le partage véritable de celui-ci, d'où son exigence d'une transparence totale du processus électoral.

Souvent, on a remarqué que les conflits dans les pays africains sont, parfois, dus à la mauvaise interprétation de la constitution ou à sa rédaction partiale dans le but de favoriser le camp au pouvoir. Pour minimiser tout risque de conflit ou de guerre, il est conseillé de se doter d'une constitution consensuelle. C'est un objectif pas toujours facile à atteindre mais qui reste de l'ordre du possible. Pour preuve, le Mozambique, après plusieurs années de conflit, est en train d'emprunter cette voie. En effet, le président mozambicain, Filipe Nyusi, a annoncé, mercredi, 7 février, une réforme de la Constitution destinée à décentraliser le pouvoir dans le pays, dans le cadre des discussions de paix engagées par son gouvernement avec l'ancienne rébellion de la Renamo. Objectif, supprimer la gestion centralisée de l'Etat et du pouvoir qui fait que, parfois, l'opposition cherche plutôt à chasser du pouvoir celui qui est en place pour en profiter aussi, au lieu de l'aider à faire avancer le pays au nom de l'intérêt général.

On connaissait l'engouement des sorciers malawites pour des albinos dont les pouvoirs magiques seraient haut de gamme. Au Gabon, les crimes rituels ont, souvent, défrayé la chronique, avec des sexes coupés, des langues tranchées, des cœurs arrachés. Des pratiques d'un barbarisme d'un autre temps bien connues dans la sous-région, et qui permettraient de conserver un poste ministériel, de député ou de directeur général ou d'y accéder. A chaque pays sa spécialité : au Mozambique, ce sont des hommes chauves qui font courir les sorciers pour leur capacité d'enrichissement hors normes.

Le président de la République du Mozambique, Filipe Jacinto Nyusi, et le chef du principal parti d'opposition, Afonso Dhlakama, ont conclu un accord sur une trêve indéterminée, qui fait suite à une première trêve de sept jours instaurée le 27 décembre 2016 et prolongée à deux reprises pour soixante jours.

L'Inde semble vraiment décidée à courtiser l'Afrique afin d'y gagner de substantielles parts de marché. C'est tellement évident que les contacts sont noués par ses principaux dirigeants : après le président, Pranab Mukherjee, en juin dernier, au Ghana, en Côte d'Ivoire et en Namibie, c'est au tour du premier ministre indien, Narendra Modi, de visiter le Mozambique, l'Afrique du Sud et le Kenya.