Muhammadu Buhari

Le premier tour de la présidentielle qui se tiendra au Nigeria en février 2019 opposera deux vieux routards de la politique issus du Nord du pays : le chef de l'Etat sortant, Muhammadu Buhari, 75 ans, sera face à l'ancien vice-président et riche homme d'affaires, Atiku Abubakar, 71 ans. Atiku Abubakar a une excellente carte à abattre : De 1999 à 2007, il avait été le vice-président du général-président, Olusegun Obasanjo. Ce dernier, qui fut l'un des anciens chefs d'Etat nigérian à avoir laissé une bonne image en quittant sa fonction, avait appelé à voter contre Goodluck Jonathan alors qu'ils appartenaient tous les deux au même parti politique. Il se rangea dans la catégorie des déçus de son régime qui appelèrent à voter le général, Muhammadu Buhari. Mais le triste bilan de l'actuel président l'a contraint, à nouveau, à réviser sa position. S'il apporte son soutien à son ancien vice-président, Atiku Abubakar, l'actuel président candidat à sa succession aura de gros soucis à se faire.

Général à la retraite, Muhammadu Buhari a le courage de se représenter à l'élection présidentielle de février 2019. Alors que tout son bilan sonne faux : persistance de la corruption, résurgence de la secte Boko Haram dont il annonçait la disparition, absence de leadership du pays sur le plan continental, santé précaire du chef de l'Etat, etc. Bref, les 4 ans à la tête du Nigeria de Muhammadu Buhari n'ont vraiment pas convaincu les Nigérians, à commencer dans son propre camp où on compte des départs de poids lourds politiques, qui pour se présenter à la présidentielle, qui pour soutenir d'autres candidats à cette élection. Si Buhari veut avoir une quelconque chance de passer, il lui faut inverser, radicalement, la tendance, surtout, dans la lutte contre Boko Haram. Mais son armée en a-t-elle la capacité ? On peut en douter !

« Je salue et félicite le président Muhammadu Buhari pour son élection à la tête de la CEDEAO. Au nom du peuple togolais et en mon nom propre, je lui souhaite plein succès à la tête de notre communauté. J'ai la ferme conviction qu'il saura conduire à bon port les nombreux chantiers de l'intégration sous-régionale ». Tel est le vœu que le président, Faure Gnassingbé, ancien président en exercice de la CEDEAO, a formulé à l'endroit de son homologue nigérian, Muhammadu Buhari, au moment de la transmission de la charge. Comme le montre le communiqué final ci-dessous lu aux chefs d'Etat et de gouvernement par l'ancien président du Conseil des ministres de la CEDEAO, le professeur, Robert Dussey, le 53e Sommet aura été très riche en décisions et résolutions.

Il l'a dit lui-même dans son premier discours en tant que président en exercice de la CEDEAO, le président du Nigeria, Muhammadu Buhari, qui succède au Togolais, Faure Gnassingbé, n'a été candidat à rien à la tête de l'organisation sous-régionale. « Ce sont mes homologues qui m'ont proposé, et je ne pouvais pas me défiler », a-t-il expliqué, lors de la cérémonie de clôture, ce mardi, 31 juillet, quand Faure Gnassingbé lui transmettait le fanion de la présidence en exercice de l'organisation. En tout cas, Muhammadu Buhari avait une partie de son cœur qui battait (favorablement) du côté de Lomé tandis que l'autre partie du cœur battait (défavorablement) à Abuja. Et pour cause !

Le général, Muhammadu Buhari, après 4 ans au pouvoir aura beaucoup déçu. C'est le moins qu'on puisse dire. Ses réponses apportées à la corruption et à la secte terroriste Boko Haram n'ont pas été à la hauteur des attentes. Au sein du parti au pouvoir, le Congrès des progressistes (APC), la candidature de Muhammadu Buhari est loin de faire l'unanimité. Il lui a même été conseillé de ne pas se représenter, ce à quoi il a opposé ne fin de non recevoir. Cette situation pousse certains membres de ce parti à le quitter, pour soutenir, éventuellement, d'autres candidats. Alors, questions : se trouve-t-il menacé ou cette hémorragie n'aura aucune incidence sur sa volonté de se succéder à lui-même ?

Surnommé « Baba Go Slow » pour sa lenteur légendaire avant la prise de toute décision, le président du Nigeria, Muhammadu Buhari, commence-t-il à confondre vitesse et précipitation ? Ou bien c'est la peur de ne pas se faire réélire, en 2019, qui lui fait, soudainement, brûler les étapes, lui qui est, souvent, lent à la décision ? Toujours est-il que, anticipant sa rencontre avec le président, Donald Trump, le 30 avril, lors de son voyage aux Etats-Unis, il s'est permis de signer un accord pour l'achat de 12 avions de combat, sans s'en référer, auparavant, au parlement, pour avoir son autorisation préalable, comme l'exige la constitution. Il en a informé, par la suite, les parlementaires par simple courrier. Mais le courroux de ces derniers est, tellement, grand qu'il en faudra plus pour les calmer d'autant plus qu'ils ne vont pas par quatre chemins pour menacer le président de destitution.

Aide toi et le ciel t'aidera. Elu président du Nigeria, spécialement, pour vaincre la secte terroriste, Boko Haram, Muhammadu Buhari, qui a échoué dans cette mission, s'est-il donné les moyens pour réussir ? Alors que son pays compte l'armée la plus nombreuse du continent, celle-ci est, paradoxalement, la moins efficace sur le terrain dans la guerre qui est menée contre Boko Haram. Les armées des trois autres pays engagées dans la même guerre, à savoir, le Tchad, le Niger et le Cameroun, sont, nettement, plus performantes que celle du Nigeria. Et tant que ce problème fondamental ne sera pas résolu et que Boko Haram continuera à faire des militaires du Nigeria ce que bon lui semble, la sous-région du Lac Tchad ne viendra, jamais, à bout du problème de Boko Haram. Avant l'arrivée de Buhari au pouvoir, les observateurs mettaient cette contre-performance de l'armée sur le fait que le président, Goodluck Jonathan, étant un civil, n'était pas obéi et respecté par les militaires. Mais voilà qu'avec un militaire à la tête du pays, le problème reste entier.

Tous les pensionnats dans l'Etat du Borno, dans le Nord-Est du Nigeria, un des plus touchés par le conflit avec le groupe djihadiste Boko Haram, vont être fermés pour raisons de sécurité. Une décision qui montre la grande prudence du président, Muhammadu Buhari, qui ne laisse plus de place à l'improvisation alors que la présidentielle à laquelle il est candidat, aura lieu en 2019.

Muhammadu Buhari s'est fait élire en 2015 en promettant aux Nigérians de vaincre la secte terroriste, Boko Haram, et d'éradiquer la corruption sur l'ensemble du territoire. Trois ans, plus tard, alors qu'il est candidat à sa propre succession à la présidentielle de 2019, il n'en est rien. Comme en 2014 quand elle a fait le rapt des 276 lycéennes de Chibok, cette secte a récidivé, le mois dernier, cette fois, à Dapchi, toujours dans le Nord-Est, en faisant un autre rapt de collégiens, à la barbe de l'armée et de la police nigérianes. Après avoir nié pendant six jours, Muhammadu Buhari, lui-même, a pris la parole pour demander « Pardon » aux parents des 110 collégiennes enlevées et conduites vers une destination inconnue. L'échec de Buhari dans sa lutte contre Boko Haram ne se commente plus. Il se constate. D'où sa hargne en s'attaquant, maintenant, à la pieuvre, cette corruption qui n'a ni queue ni tête, espérant obtenir des résultats probants de ce côté. Il a fait comparaître, ce lundi, 5 mars, les compagnies pétrolières Eni et Shell pour des faits de corruption patents. La semaine dernière, ce sont deux résidences de Diezani Alison-Madueka, ancienne ministre du Pétrole du président, Goodluck Jonathan, qui ont été saisies pour le compte de l'Etat. Mais, à cause d'une surcharge de travail des juges, le procès a été reporté au 14 mai prochain.

Muhammadu Buhari ne cesse de le répéter depuis son arrivée au pouvoir : Boko Haram est vaincu. Mais l'enlèvement de masse d'une centaine d'adolescentes, en février, a révélé de graves failles sécuritaires, à un an de l'élection présidentielle. Il a finalement demandé pardon aux familles des filles enlevées. Venu au pouvoir parce qu'il avait promis qu'il vaincrait cette secte, on se rend compte, aujourd'hui, que c'est Boko Haram qui l'a vaincu, la faiblesse de l'armée nigériane n'aidant pas à la résolution du problème, même si au Cameroun, au Tchad et au Niger, Boko Haram est, plutôt, tenu en quarantaine, malgré quelques incursions meurtrières.

Président du Nigeria depuis 2015, Muhammadu Buhari souhaiterait être candidat à sa propre succession en 2019, pour un deuxième mandat. S'il a engagé des réformes qui limitent la corruption et, s'il a, considérablement, diminué l'influence de la secte, Boko Haram, dans le Nord-Est du Nigeria, il reste vrai que son premier mandat a été entrecoupé par de longues absences pendant lesquelles il se rendait, à Londres, pour soigner un mal qui n'a, jamais, été expliqué aux Nigérians, qui ne savent, donc, pas de quoi il souffre exactement. C'est pour cette raison que des voix parmi les plus autorisées commencent à s'élever, dans le pays, pour qu'il ne se représente pas pour un deuxième mandat. C'est, par exemple, le cas de celle de l'ancien président, Olusegun Obasanjo.

Après avoir promis de mener "la guerre contre la corruption", le président nigérian, Muhammadu Buhari, est éclaboussé par un scandale visant l'un de ses proches, après la fuite d'une lettre du secrétaire d'Etat au Pétrole dénonçant des malversations au sein de la compagnie pétrolière d'Etat.

Le président du Nigeria, Muhammadu Buhari, va être forcé de travailler, depuis chez lui, car des rongeurs ont endommagé ses bureaux, à la présidence de la République, pendant son absence de 104 jours, à Londres, pour y être soigné, selon un porte-parole de la présidence. Le sort s'acharne-t-il contre lui alors qu'il souhaite reprendre son travail après son très long congé médical ?

Plus de trois mois d'absence pour cause de « congé médical », à Londres ! Parti le 7 mai et rentré, au pays, le 19 août, le président, Muhammadu Buhari, avait annoncé, à son arrivée, au Nigeria, qu'il s'adresserait à la nation, lundi, 21 août, à 7 heures du matin (6 H GMT). S'il a respecté ce rendez-vous, les Nigérians ont été déçus de son discours qui n'a rien dit du mal qui l'a éloigné de ses compatriotes pendant plus de 100 jours, ni de son état actuel ou non de guérison totale ou partielle, sachant que ce dernier séjour médical de plus de cent jours, à Londres, avait précédé un autre, au début de l'année de deux mois, sans que le traitement puisse, réellement, guérir le président. La question qui est sur toutes les lèvres est, donc, de savoir si Buhari ne retournera pas, bientôt, pour un autre « congé médical » à Londres ?

Le président, Muhammadu Buhari, est rentré, samedi, 19 août, au Nigeria, après avoir passé trois mois, à Londres, pour un traitement médical dont la nature est restée secrète. Lundi matin, il s'adressera à la nation dans une allocution radio-télévisée.

Des manifestants se sont réunis, lundi, 7 août, dans la capitale du Nigeria, Abuja, pour demander le retour ou la démission du président, Muhammadu Buhari, toujours, à Londres, depuis trois mois, pour des raisons médicales.

L'initiative ne doit pas prêter à sourire. Elle vient du président en exercice de l'Union africaine, le Guinéen, Alpha Condé, qui s'est souvenu que « Baba Go Slow » (Muhammadu Buhari) avait dû, pour cause de maladie, reporter sa visite officielle, en Guinée, en mars dernier. Depuis, son état de santé ne s'est pas beaucoup amélioré puisqu'il suit, toujours, un traitement, à Londres, où il est parti se soigner depuis plus de deux mois.

Après Aïsha Buhari, première dame du Nigeria, c'est le vice-président, Yemi Osinbajo, qui vient de rendre visite au président de la fédération, Muhammadu Buhari, à Londres, où il est en congé médical depuis plus de deux mois, le deuxième depuis le début de cette année. Aucun bilan de santé, aucune photo récente de lui comme preuve de vie, aucune adresse de sa part au peuple nigérian en dehors des vœux de fin de ramadan, bref, rien n'est fait pour assurer les Nigérians et leur montrer que leur président est en voie de guérison. Les informations sur son état de santé restent opaques et le mystère total.

Malade et absent de son pays depuis des semaines, le président nigérian, Muhammadu Buhari, a envoyé un message vocal pour souhaiter à ses compatriotes une joyeuse Aïd El-Fitr, qui marque, ce lundi, 26 juin, la fin du ramadan au Nigeria.

Agé de 76 ans, le président du Nigeria, Muhammadu Buhari, depuis mai 2015, voit son action publique, complètement, perturbée par son très instable état de santé. Un coup, il reste enfermé chez lui sans aller au bureau. Un autre coup, il se rend à Londres, pas pour faire quelques jours, mais de longs mois. Bref, il n'y a qu'en Afrique que ce genre de faits inédits, inimaginables sous d'autres cieux, peut se produire. Parti, à nouveau, le 7 mai, pour un « congé médical », à Londres, le président de la Fédération devrait être « bientôt » de retour, selon les propos de la première dame, Aisha Buhari, qui était partie à son chevet, le 30 mai, et qui est rentrée, ce mardi, 6 juin, à Lagos. Du coup, les Nigérians respirent profondément...