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Muhammadu Buhari

Le président nigérian, Muhammadu Buhari, a appelé, lundi, 18 février, l'armée a être "sans pitié" envers ceux qui voudraient tricher lors du scrutin de samedi, 23 février, reporté in extremis d'une semaine, indiquant qu'ils le "feraient au péril de leur vie". En fait, la Commission électorale indépendante (INEC) aurait pris la très difficile décision de décaler d'une semaine l'élection pour contrarier les plans de fraudes massives du candidat Atiku Abubakar. Selon certaines sources, il aurait fait fabriquer des bulletins de vote (parallèles) en Chine et mis en place, au Nigeria, une organisation frauduleuse qui allait lui permettre de gagner l'élection haut la main. Muhammadu Buhari n'aurait vu que du feu ! Mais, cette vaste supercherie a été découverte, certes, au dernier moment, d'où la décision de tout arrêter à 5 heures de l'ouverture de certains bureaux de vote. Le coût de la réimpression des bulletins de vote de plus de 80 millions d'électeurs (qui se fait cette fois au Nigeria et non plus en Chine) va être très lourd pour le budget de l'Etat. Cela dit, l'optimisme (électoral) semble changer de camp : les partisans d'Atiku Abubakar ne cachent plus leur peur de perdre l'élection qui leur tendait les bras, le président sortant, Muhammadu Buhari, contre qui toute cette fraude se tramait, ayant, radicalement, changé de ton et de méthode. Toutefois, à cause sans doute de la délicatesse du sujet, Buhari et son camp n'accusent pas, nommément, Abubakar car l'arroseur peut être arrosé. On attend que l'élection passe pour régler, après, les comptes.

Il faudra un miracle pour que l'actuel président, Muhammadu Buhari, puisse se succéder à lui-même, à la tête du Nigeria. Elu, il y a quatre ans, pour éradiquer, complètement, la corruption et la secte Boko Haram, c'est, justement, cette secte qui est en train de le faire battre, après plusieurs séries d'humiliations qu'elle a fait subir à son armée, sur les terrains militaires. La déconfiture de l'armée nigériane face à Boko Haram est sans nom et se passe de commentaire. Buhari en est sans voix et doit, juste, prier Allah pour que l'irréparable ne survienne pas, provoqué par Boko Haram, avant le 16 février, date de l'élection présidentielle. Mais même si l'irréparable épargnait Buhari, les défaites que son armée subit à longueur de journées, face à des miliciens dopés et requinqués par la drogue et des enjeux divers, peuvent permettre de dire que Muhammadu Buhari va à cette élection avec un moral de « looser ».

Le gouvernement nigérian s'est défendu d'avoir cherché à interférer dans les élections du mois prochain en suspendant Walter Onnoghen, le président de la Cour suprême et plus haut magistrat du Nigeria poursuivi en justice pour fraude. Cette suspension passe mal au moment où Muhammadu Buhari réunit les ingrédients pour permettre sa réélection : il a, récemment, nommé sa propre nièce comme porte-parole de la Commission électorale qui aura à proclamer le nom du vainqueur de la présidentielle ; selon certains observateurs, il suspend le président de la Cour suprême parce qu'il est un empêcheur de tourner en rond sur qui Buhari n'a aucune emprise. Le Sénat, lors d'une réunion d'évaluation de cette situation tenue, mardi, 29 janvier, apportera, à coup sûr, son soutien à Walter Onnoghen. Bref, à mesure que la date de la présidentielle approche, la tension monte et certains craignent de plus en plus des troubles électoraux.

Le président nigérian, Muhammadu Buhari, candidat à sa propre réélection en février, a assuré lors d'un débat télévisé, mercredi, 16 janvier, soir, être assez en forme pour diriger ce géant pétrolier de 180 millions d'habitants malgré les critiques sur son âge (relativement) avancé.

« Baba Go Slow » est aux abois. C'est le moins qu'on puisse dire. Il sait qu'il peut perdre, facilement, l'élection présidentielle de février 2019 à cause de sa grande incapacité à éradiquer la secte Boko Haram comme il l'avait promis avant de se faire élire en 2015. De tous les pays qui participent à la lutte contre cette nébuleuse, le Nigeria (avec ses 180 millions d'habitants) est le pays qui aligne l'armée la plus faible, la plus contre-performante, de loin la plus corrompue et la moins bien entraînée. Que peut-on en espérer ? C'est quand même incroyable qu'en quatre années, malgré sa volonté sans cesse réaffirmée de régler son compte à ces djihadistes, Muhammadu Buhari, lui-même, ancien général de l'armée nigériane, n'ait rien pu faire plus que son prédécesseur civil, Goodluck Jonathan, qu'il avait, beaucoup (beaucoup) critiqué pendant la campagne présidentielle de 2015. Muhammadu Buhari aura beaucoup déçu ses homologues de la sous-région : on se rend compte que le Nigeria n'est qu'un géant aux pieds d'argile. Le fait qu'il lance un SOS à la solidarité internationale pour aider les pays du Lac Tchad à éradiquer ce fléau, est une façon de reconnaître son échec personnel.

Le président, Muhammadu Buhari, va porter ses galons de général pour aller défier Boko Haram sur ses terres. Il se rendra, lui-même, mercredi, à Maiduguri, aux avant-postes de la guerre contre le groupe djihadiste Boko Haram dans le Nord-Est du Nigeria, où les attaques d'envergure contre l'armée se sont multipliées ces derniers mois. "Le président Buhari devrait ouvrir la conférence annuelle du Chef d'état-major des armées le 28 novembre (...) à Maiduguri, dans l'Etat de Borno", a annoncé sur Twitter un porte-parole du président, Bashir Ahmad. Il s'agit d'une expédition de la dernière chance. Si après cette escapade (involontaire car dictée par les succès de Boko Haram sur la piètre armée du Nigeria), il n'y a pas de changement dans la guerre menée contre Boko Haram (côté nigérian), il ne faudra pas donner cher de sa peau à l'élection présidentielle de février prochain.

Le président du Nigeria, Muhammadu Buhari, a lancé, officiellement, la campagne électorale en vue de l'élection présidentielle, où il est candidat à sa propre succession et entend poursuivre sa lutte contre la corruption et contre la secte terroriste Boko Haram.

Le premier tour de la présidentielle qui se tiendra au Nigeria en février 2019 opposera deux vieux routards de la politique issus du Nord du pays : le chef de l'Etat sortant, Muhammadu Buhari, 75 ans, sera face à l'ancien vice-président et riche homme d'affaires, Atiku Abubakar, 71 ans. Atiku Abubakar a une excellente carte à abattre : De 1999 à 2007, il avait été le vice-président du général-président, Olusegun Obasanjo. Ce dernier, qui fut l'un des anciens chefs d'Etat nigérian à avoir laissé une bonne image en quittant sa fonction, avait appelé à voter contre Goodluck Jonathan alors qu'ils appartenaient tous les deux au même parti politique. Il se rangea dans la catégorie des déçus de son régime qui appelèrent à voter le général, Muhammadu Buhari. Mais le triste bilan de l'actuel président l'a contraint, à nouveau, à réviser sa position. S'il apporte son soutien à son ancien vice-président, Atiku Abubakar, l'actuel président candidat à sa succession aura de gros soucis à se faire.

Général à la retraite, Muhammadu Buhari a le courage de se représenter à l'élection présidentielle de février 2019. Alors que tout son bilan sonne faux : persistance de la corruption, résurgence de la secte Boko Haram dont il annonçait la disparition, absence de leadership du pays sur le plan continental, santé précaire du chef de l'Etat, etc. Bref, les 4 ans à la tête du Nigeria de Muhammadu Buhari n'ont vraiment pas convaincu les Nigérians, à commencer dans son propre camp où on compte des départs de poids lourds politiques, qui pour se présenter à la présidentielle, qui pour soutenir d'autres candidats à cette élection. Si Buhari veut avoir une quelconque chance de passer, il lui faut inverser, radicalement, la tendance, surtout, dans la lutte contre Boko Haram. Mais son armée en a-t-elle la capacité ? On peut en douter !

« Je salue et félicite le président Muhammadu Buhari pour son élection à la tête de la CEDEAO. Au nom du peuple togolais et en mon nom propre, je lui souhaite plein succès à la tête de notre communauté. J'ai la ferme conviction qu'il saura conduire à bon port les nombreux chantiers de l'intégration sous-régionale ». Tel est le vœu que le président, Faure Gnassingbé, ancien président en exercice de la CEDEAO, a formulé à l'endroit de son homologue nigérian, Muhammadu Buhari, au moment de la transmission de la charge. Comme le montre le communiqué final ci-dessous lu aux chefs d'Etat et de gouvernement par l'ancien président du Conseil des ministres de la CEDEAO, le professeur, Robert Dussey, le 53e Sommet aura été très riche en décisions et résolutions.

Il l'a dit lui-même dans son premier discours en tant que président en exercice de la CEDEAO, le président du Nigeria, Muhammadu Buhari, qui succède au Togolais, Faure Gnassingbé, n'a été candidat à rien à la tête de l'organisation sous-régionale. « Ce sont mes homologues qui m'ont proposé, et je ne pouvais pas me défiler », a-t-il expliqué, lors de la cérémonie de clôture, ce mardi, 31 juillet, quand Faure Gnassingbé lui transmettait le fanion de la présidence en exercice de l'organisation. En tout cas, Muhammadu Buhari avait une partie de son cœur qui battait (favorablement) du côté de Lomé tandis que l'autre partie du cœur battait (défavorablement) à Abuja. Et pour cause !

Le général, Muhammadu Buhari, après 4 ans au pouvoir aura beaucoup déçu. C'est le moins qu'on puisse dire. Ses réponses apportées à la corruption et à la secte terroriste Boko Haram n'ont pas été à la hauteur des attentes. Au sein du parti au pouvoir, le Congrès des progressistes (APC), la candidature de Muhammadu Buhari est loin de faire l'unanimité. Il lui a même été conseillé de ne pas se représenter, ce à quoi il a opposé ne fin de non recevoir. Cette situation pousse certains membres de ce parti à le quitter, pour soutenir, éventuellement, d'autres candidats. Alors, questions : se trouve-t-il menacé ou cette hémorragie n'aura aucune incidence sur sa volonté de se succéder à lui-même ?

Surnommé « Baba Go Slow » pour sa lenteur légendaire avant la prise de toute décision, le président du Nigeria, Muhammadu Buhari, commence-t-il à confondre vitesse et précipitation ? Ou bien c'est la peur de ne pas se faire réélire, en 2019, qui lui fait, soudainement, brûler les étapes, lui qui est, souvent, lent à la décision ? Toujours est-il que, anticipant sa rencontre avec le président, Donald Trump, le 30 avril, lors de son voyage aux Etats-Unis, il s'est permis de signer un accord pour l'achat de 12 avions de combat, sans s'en référer, auparavant, au parlement, pour avoir son autorisation préalable, comme l'exige la constitution. Il en a informé, par la suite, les parlementaires par simple courrier. Mais le courroux de ces derniers est, tellement, grand qu'il en faudra plus pour les calmer d'autant plus qu'ils ne vont pas par quatre chemins pour menacer le président de destitution.

Aide toi et le ciel t'aidera. Elu président du Nigeria, spécialement, pour vaincre la secte terroriste, Boko Haram, Muhammadu Buhari, qui a échoué dans cette mission, s'est-il donné les moyens pour réussir ? Alors que son pays compte l'armée la plus nombreuse du continent, celle-ci est, paradoxalement, la moins efficace sur le terrain dans la guerre qui est menée contre Boko Haram. Les armées des trois autres pays engagées dans la même guerre, à savoir, le Tchad, le Niger et le Cameroun, sont, nettement, plus performantes que celle du Nigeria. Et tant que ce problème fondamental ne sera pas résolu et que Boko Haram continuera à faire des militaires du Nigeria ce que bon lui semble, la sous-région du Lac Tchad ne viendra, jamais, à bout du problème de Boko Haram. Avant l'arrivée de Buhari au pouvoir, les observateurs mettaient cette contre-performance de l'armée sur le fait que le président, Goodluck Jonathan, étant un civil, n'était pas obéi et respecté par les militaires. Mais voilà qu'avec un militaire à la tête du pays, le problème reste entier.

Tous les pensionnats dans l'Etat du Borno, dans le Nord-Est du Nigeria, un des plus touchés par le conflit avec le groupe djihadiste Boko Haram, vont être fermés pour raisons de sécurité. Une décision qui montre la grande prudence du président, Muhammadu Buhari, qui ne laisse plus de place à l'improvisation alors que la présidentielle à laquelle il est candidat, aura lieu en 2019.

Muhammadu Buhari s'est fait élire en 2015 en promettant aux Nigérians de vaincre la secte terroriste, Boko Haram, et d'éradiquer la corruption sur l'ensemble du territoire. Trois ans, plus tard, alors qu'il est candidat à sa propre succession à la présidentielle de 2019, il n'en est rien. Comme en 2014 quand elle a fait le rapt des 276 lycéennes de Chibok, cette secte a récidivé, le mois dernier, cette fois, à Dapchi, toujours dans le Nord-Est, en faisant un autre rapt de collégiens, à la barbe de l'armée et de la police nigérianes. Après avoir nié pendant six jours, Muhammadu Buhari, lui-même, a pris la parole pour demander « Pardon » aux parents des 110 collégiennes enlevées et conduites vers une destination inconnue. L'échec de Buhari dans sa lutte contre Boko Haram ne se commente plus. Il se constate. D'où sa hargne en s'attaquant, maintenant, à la pieuvre, cette corruption qui n'a ni queue ni tête, espérant obtenir des résultats probants de ce côté. Il a fait comparaître, ce lundi, 5 mars, les compagnies pétrolières Eni et Shell pour des faits de corruption patents. La semaine dernière, ce sont deux résidences de Diezani Alison-Madueka, ancienne ministre du Pétrole du président, Goodluck Jonathan, qui ont été saisies pour le compte de l'Etat. Mais, à cause d'une surcharge de travail des juges, le procès a été reporté au 14 mai prochain.

Muhammadu Buhari ne cesse de le répéter depuis son arrivée au pouvoir : Boko Haram est vaincu. Mais l'enlèvement de masse d'une centaine d'adolescentes, en février, a révélé de graves failles sécuritaires, à un an de l'élection présidentielle. Il a finalement demandé pardon aux familles des filles enlevées. Venu au pouvoir parce qu'il avait promis qu'il vaincrait cette secte, on se rend compte, aujourd'hui, que c'est Boko Haram qui l'a vaincu, la faiblesse de l'armée nigériane n'aidant pas à la résolution du problème, même si au Cameroun, au Tchad et au Niger, Boko Haram est, plutôt, tenu en quarantaine, malgré quelques incursions meurtrières.

Président du Nigeria depuis 2015, Muhammadu Buhari souhaiterait être candidat à sa propre succession en 2019, pour un deuxième mandat. S'il a engagé des réformes qui limitent la corruption et, s'il a, considérablement, diminué l'influence de la secte, Boko Haram, dans le Nord-Est du Nigeria, il reste vrai que son premier mandat a été entrecoupé par de longues absences pendant lesquelles il se rendait, à Londres, pour soigner un mal qui n'a, jamais, été expliqué aux Nigérians, qui ne savent, donc, pas de quoi il souffre exactement. C'est pour cette raison que des voix parmi les plus autorisées commencent à s'élever, dans le pays, pour qu'il ne se représente pas pour un deuxième mandat. C'est, par exemple, le cas de celle de l'ancien président, Olusegun Obasanjo.

Après avoir promis de mener "la guerre contre la corruption", le président nigérian, Muhammadu Buhari, est éclaboussé par un scandale visant l'un de ses proches, après la fuite d'une lettre du secrétaire d'Etat au Pétrole dénonçant des malversations au sein de la compagnie pétrolière d'Etat.

Le président du Nigeria, Muhammadu Buhari, va être forcé de travailler, depuis chez lui, car des rongeurs ont endommagé ses bureaux, à la présidence de la République, pendant son absence de 104 jours, à Londres, pour y être soigné, selon un porte-parole de la présidence. Le sort s'acharne-t-il contre lui alors qu'il souhaite reprendre son travail après son très long congé médical ?

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