Municipales

Les élections législatives et municipales se sont déroulées, dimanche, 9 février, au Cameroun, sur l'ensemble du territoire national. Contrairement aux appréhensions, tout s'est, globalement, bien passé et ce lundi, 10 février, veille de la fête de la jeunesse, la journée a été décrétée fériée chômée et payée dans les dix provinces du Cameroun. On peut dire que c'est la victoire de la paix et de la responsabilité pour tous les Camerounais qui ne souhaitaient pas que leur pays sombre dans des lendemains incertains suite à des menaces de boycott.

Les ministres battus, lors des municipales des 15 et 22 mars, resteront en place et ne devront pas démissionner. Emmanuel Macron et Edouard Philippe refusent de tirer des leçons nationales d'un scrutin local, en s'appliquant la Doctrine Balladur, qui veut qu'un ministre qui se présente aux élections et qui les rate, démissionne, ipso facto du gouvernement. Depuis le gouvernement Balladur, en 1993-1995, tous les gouvernements ont appliqué cette règle non écrite. Aujourd'hui, elle est refusée par Macron et Philippe pour ne pas voir leur gouvernement vidé de la quasi-moitié de son effectif. C'est un signe qui ne trompe pas et qui montre que le pouvoir actuel devient impopulaire.

Pour la première fois depuis trente-deux ans, le Togo organisera les élections locales sur toute l'étendue du territoire. La CENI (Commission électorale nationale indépendante) a pris toutes les mesures nécessaires et indispensables pour un bon déroulement du vote. Afriqueeducation.com qui a des envoyés spéciaux sur place, indique ce qui a été mis en œuvre par la CENI pour que le 30 juin 2019 au Togo, soit un jour de fête (électorale), qui permettra à chaque citoyen de porter, librement et de façon tout à fait indépendante, son choix sur son candidat de cœur ou de raison.