Nana Akufo-Addo

Le président ghanéen, Nana Addo Dankwa Akufo-Addo, est rentré, dimanche, 30 septembre, au Ghana. Mais, ce voyage aux Nations-Unies aurait pu lui coûter la vie. En effet, de retour, dans son pays, son Falcon présidentiel a bien failli se crasher dans l'espace aérien des Etats-Unis, si l'équipage ne s'était pas montré, particulièrement, compétent. Au final, plus de peur que de mal, mais, le président est passé proche de la correctionnelle.

Tant pis pour les oiseaux de mauvais augure. Ceux qui renvoyaient le projet de création d'une monnaie commune à tous les pays de la CEDEAO aux calendes grecques en ont pour leur grade. Le 21 février, à Accra, la création de cette monnaie a été entérinée. Le processus se fera à plusieurs vitesses. Les pays qui seront prêts l'adopteront immédiatement. Ceux qui ne le seront pas attendront d'être prêts avant de rejoindre le train en marche. Cela voudrait dire qu'en 2020, le F CFA devra mourir de sa propre mort dans les pays membres qui auront rejoint la monnaie de la CEDEAO.

Depuis qu'il est arrivé au pouvoir, en 2017, en battant, régulièrement, John Dramani Mahama, qui voulait obtenir un deuxième et dernier mandat, Nana Akufo-Addo ne cesse de surprendre. D'autre part, il jouit d'un énorme crédit à l'international au point où Emmanuel Macron lui a rendu visite, début décembre 2017, à Accra, tandis que l'opposition togolaise vient de le plébisciter pour être le facilitateur du dialogue intertogolais. Pourtant, il ne vient que d'arriver au pouvoir. Dans un élan réformiste, il a investi vendredi, 23 février, un "procureur spécial" chargé de mener la lutte contre la corruption. Cité en exemple pour sa bonne gouvernance, le Ghana a reculé de 7 points, en deux ans, dans le récent classement de Transparency International. Le président Akufo-Addo entend éradiquer la corruption en mettant les petits plats dans les grands.

Le dialogue ouvert, lundi, 19 février, à Lomé, entre le pouvoir et opposition, après six mois de crise politique au Togo, a connu de premières avancées au terme d'une longue journée de discussions qui ont été suspendues jusqu'à vendredi, 23 février. A la demande de l'opposition, le président du Togo, Faure Gnassingbé, a accepté d'accorder une grâce présidentielle à plusieurs dizaines de détenus-casseurs pendant les manifestations, détendant, par la même occasion, l'atmosphère des travaux. Côté pouvoir, tout est mis en œuvre pour le succès du dialogue.

Les Ghanéens votent, ce mercredi, 7 décembre, pour le premier tour de l'élection présidentielle qui oppose le chef de l'Etat sortant, John Mahama, dont le mandat a été marqué par des difficultés économiques et des scandales de corruption, au principal candidat de l'opposition, Nana Akufo-Addo.