Nathalie Yamb

Le moins que l’on puisse affirmer est que Nathalie Yamb n’y est pas allée avec le dos de la cuillère lors de sa prise de parole à Sotchi (Russie), le 24 octobre 2019. Tantôt demandant la fin du F CFA, qui ne garantit pas d’autre stabilité que celle “de la mauvaise gouvernance, de la pauvreté et de la corruption”, tantôt stigmatisant “les accords de défense bidon qui ne servent qu’à permettre le pillage de nos ressources, l’entretien de rébellions, l’entraînement de terroristes et le maintien de dictateurs à la tête de nos Etats”, tantôt, décrivant la France comme un pays “qui avance sans bouger, en portant des masques et qui considère toujours le continent africain comme sa propriété”, la conseillère exécutive de Mamadou Koulibaly n’a pas eu de mots assez durs pour attaquer la politique française en Afrique.

Ceux qui ont rué dans les brancards pour attaquer le grand discours de Nathalie Yamb (conseillère du président de Lider, Mamadou Koulibaly) prononcé, à Sotchi, au Sommet Russie-Afrique, les 23 et 24 octobre, sur les méfaits du F CFA dans l'émancipation des peuples d'Afrique de l'Ouest et du Centre, auraient dû se taire. Car, que l’on soit maître ou disciple, il est des circonstances où le silence est préférable à la parole inutile. C’est une des choses que Platon a apprises auprès de Socrate qui enseignait plus par le comportement que par les discours. Nathalie sera-t-elle à Bordeaux en 2020 au Sommet France-Afrique (ou Afrique-France) qui sera consacré à ...l'écologie alors que la principale préoccupation de l'Afrique reste la question monétaire ?