Nations-Unies

A la 73e session ordinaire de l'Assemblée Générale des Nations-Unies, le Togo a mis l'accent sur la réforme des Nations-Unies, véritable serpent des mers que cette institution n'arrive guère à finaliser depuis de très longues années. Remplaçant le chef de l'Etat, Faure Gnassingbé, empêché, à la tribune de cette 73e session, le ministre togolais des Affaires étrangères, le professeur, Robert Dussey, paraphrasant Descartes pour qui l'évidence est ce qui ne trompe pas, a expliqué que ladite réforme est « moins un souhait qu'une nécessité logique ». En d'autres termes, « Le monde a évolué, de nouveaux problèmes et nouveaux acteurs ont émergé, la planète est aujourd'hui en souffrance, l'extrémisme violent et le terrorisme menacent le monde, de nouvelles formes de responsabilité sont apparues ». Voilà pourquoi, a-t-il soutenu, "les Nations-Unies doivent se mettre à jour dans leur organisation et dans leur fonctionnement, si elles veulent, efficacement, jouer leur rôle d'institution de service à la communauté humaine". Paraphrasant l'épistémologue, Thomas Kuhn, le professeur, Robert Dussey, a affirmé que l'heure est au changement de paradigme.

La position du roi Mohammed VI était attendue même si on la pressentait. Il vient de confirmer la marocanité du royaume sur le Sahara occidental. Pour lui, seule une autonomie peut être donnée à cette partie de son territoire. Rien de plus. En réalité, rien de nouveau sous le soleil des dunes de l'Atlas. Aucune des parties ne veut faire de concession. Pire, le retour du Maroc au sein de la grande famille de l'Union africaine (UA), a remis au premier plan les rivalités entre d'un côté, le Maroc et tous les pays africains (et ils sont nombreux) qui le soutiennent, et de l'autre, le Sahara occidental, fortement, appuyé par les poids lourds de l'organisation dont l'Algérie, l'Afrique du Sud, le Nigeria, et l'Angola. Du coup, les clivages sont de retour dans l'UA et la nomination d'un nouvel envoyé spécial des Nations-Unies en la personne de l'ancien président allemand, Horst Koehler, donne l'occasion, à chaque partie, de réaffirmer ses positions.

La guerre religieuse affecterait les Centrafricains en ce sens que le conflit entre les Séléka et les Antibalakas serait un conflit confessionnel. Cette théorie a été (faussement) soutenue par l'ancien président français, François Hollande, qui, contre toute attente, avait pesé de tout son poids politique de président français dans un pré-carré africain, pour débarquer, Michel Djotodia de la présidence de la République, alors que ce dernier ne demandait qu'à être aidé pour organiser une élection présidentielle à laquelle il n'aurait pas pris part, et quitter le pouvoir. François Hollande, au nom des considérations chrétiennes, semble-t-il, a fait partir ce président musulman. Une chrétienne bon teint, Catherine Samba Panza, a remplacé le musulman, Michel Djotodia, au pied levé, avec un premier ministre musulman, Mahamat Kamoun. Excellent tandem mais le mal était, déjà, fait. Le conflit religieux récemment créé de toutes pièces commençait à faire ses effets. Lors de son interview radio-télévisée, à N'Djamena, avec les médias français, il y a quelques mois, le président tchadien, Idriss Déby Itno, leur a envoyé cette triste vérité, en pleine figure, créant, par la même occasion, un gros émoi au sein de l'assistance qui participait à cet enregistrement. Les trois journalistes français, eux, étaient très étonnés d'écouter cette vérité (coranique) qui sortait de la bouche (très autorisée) d'Idriss Déby Itno. Aujourd'hui, François Hollande jouit d'une retraite paisible aux côtés de sa nouvelle fiancée, l'artiste, Julie Gayet, mais, en Centrafrique où il a concouru à accroître le désordre, le séjour du patron des Nations-Unies, Antonio Guterres, montre qu'on est (très) loin d'être sorti de la crise ...religieuse (version Hollande).

Les détracteurs de Séléka n'hésiteront pas à railler ses propos, en affirmant que c'est l'hôpital qui se moque de la charité quand Séléka condamne, comme il vient de faire, les escadrons de la mort et demande une enquête internationale en Centrafrique. Séléka tient ces propos au moment où le secrétaire général des Nations-Unies, Antonio Guterres, effectue une visite de 4 jours dans le pays afin de résorber le problème de l'insécurité qui paralyse l'action gouvernementale. Mais, Séléka va plus loin : il demande le départ de ses militants et partisans du gouvernement du premier ministre Mathieu Simplice Sarandji. Traduction, Séléka demande un repositionnement des cartes et du jeu politique national.

"Epuration" ethnique de l'armée, opposants réduits au silence et modification de la Constitution pour faire sauter la limite des mandats présidentiels : le régime burundais s'enfonce dans la violence et transforme le pays en dictature, a averti, ce mardi, 04 juillet, la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH).

C'était plus simple que Pierre Nkurunziza demande aux Nations-Unies de ne point désigner un nouvel envoyé spécial au Burundi que de permettre cette nomination, et d'imposer, après, des diktats inacceptables à leur mandataire. Car à peine désigné, l'ancien président burkinabé de la transition, Michel Kafando, a été mis sous pression par Pierre Nkurunziza qui lui a signifié : ou tu es avec moi et on coopère ou tu es contre moi si jamais tu prends des contacts avec l'opposition qui réside hors du pays. Il y a de quoi rendre Kafando perplexe sauf à croire (comme Nkurunziza) que le problème burundais pourra être résolu sans l'apport de l'opposition extérieure.

Le « sauveur » (François Hollande) du Mali et du Centrafrique s'est, réfugié dans le silence. Totalement défait par les propos de son ancien chouchou, le président tchadien, Idriss Déby Itno, qui l'accuse d'avoir provoqué la guerre religieuse entre chrétiens et musulmans en Centrafrique, en armant la milice anti-balaka, accusation du reste passible de CPI (Cour pénale internationale), François Hollande, par son silence actuel, indique à l'Afrique que : « Qui ne dit mot consent ».

Personne ne sait si après avoir dit, plusieurs fois Non, le président des Etats-Unis, Donald Trump, va, finalement, marquer son accord afin que le Conseil de sécurité puisse financer le doublement des effectifs de la Force conjointe anti-djihadiste du G 5 du Sahel. Ce financement devrait, aussi, tenir compte des équipements et de la formation des soldats. Pour le moment, les Français qui appuient, le plus, le principe de cette force, rencontrent l'hostilité grandissante des Américains au sein du Conseil. Contrairement à l'époque de Barack Obama où il était aisé de discuter et de trouver des compromis, on se rend compte, aujourd'hui, qu'avec l'administration Trump, la collaboration est très difficile à établir et quand elle dit, Non, c'est Non.

Pour une fois que le doyen, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, demande à oeuvrer en faveur de la paix dans le monde au sein des instances mêmes des Nations-Unies, organisation dont la Guinée équatoriale est membre à part entière et où elle a toujours rempli efficacement un rôle constructif pour assurer l'entente entre les peuples, il ne devrait, réellement, pas avoir de contre-feux. La Guinée équatoriale voudrait devenir membre non permanent du Conseil de sécurité lors des élections de juin prochain. Pour y parvenir, avec le maximum de facilités, le président de la République est en train de battre le rappel de ses amis et soutiens pour cette noble cause.

Aux Nations-Unies, on considère (à tort ?) que les autorités centrafricaines fournissent des efforts frasques. C'est comme si le pays était, encore, sous la transition dont le rôle était de le mettre sur les rails, dans l'attente d'un pouvoir, démocratiquement, élu. Pourtant, les mois passent et se ressemblent. Hier, pendant la transition, comme, aujourd'hui, avec un gouvernement légal et authentique à la tête du pays. Que faut-il à l'équipe en place pour démarrer (réellement) la machine ?

Le Conseil de sécurité de l'ONU s'est dit "troublé", lundi, 13 mars, par des informations faisant état de torture et d'enlèvements au Burundi. Mais, bien qu'une telle accusation devienne une constante, le Conseil a ignoré les appels d'organisations de défense des droits humains à imposer des sanctions. Cela dit, Pierre Nkurunziza n'a, nullement, à se satisfaire de ce refus de le sanctionner. Il est (en plein) dans le collimateur du Conseil de sécurité.

Le professeur, Robert DUSSEY, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et de l’Intégration africaine, a été reçu, en audience, à New York, le 1er mars 2017, par Antonio GUTERRES, secrétaire général des Nations-Unies.

Les mots ne pourraient pas bien qualifier la déception du nouveau secrétaire général des Nations-Unies, Antonio Guterres, après l'affront que vient de lui faire subir Donald Trump, en mettant le veto des Etats-Unis à la nomination du Palestinien, Salam Fayyad, comme envoyé spécial des Nations-Unies en Libye.

Pourquoi tous les dossiers traités actuellement, à la CPI (Cour pénale internationale), concernent les ressortissants africains ? Alors que cette institution aurait aussi beaucoup à faire au Moyen-Orient, dans les anciens pays de l'Est, en Asie et dans beaucoup de pays occidentaux où on pense diriger le monde en fonction de leurs seuls intérêts.

Un groupe d'experts des droits humains des Nations-Unies a condamné, aujourd'hui, la récente interdiction et la suspension provisoire d'un certain nombre d'organisations de la société civile au Burundi et a mis en garde contre «l'effet obstructif, restrictif et stigmatisant de la législation récente sur les ONG, dans un contexte de répression croissante des défenseurs des droits humains ».

Le régime de Pierre Nkurunziza s'est mis à la marge de la communauté internationale. Ses dernières initiatives ne sont pas de nature à calmer les inquiétudes. Si les dirigeants, grâce aux privilèges de toutes sortes, arrivent à tirer leur épingle du jeu, ce n'est pas le cas du reste de la population, qui souffre, énormément, à l'intérieur du pays, comme en exil.

Un accord à l'amiable ou une gestion commune (?) entre pays frères du Gabon et de la Guinée équatoriale des richesses pétrolières, gazières et autres, contenues sur l'Ile de Mbanié est, désormais, acquis. Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a, en effet, présidé, mardi, 15 novembre, à Marrakech, au Maroc, une cérémonie de signature d'un accord entre les deux pays, allant dans ce sens. Les deux parties vont,maintenant, se retrouver devant la CIJ (Cour internationale de Justice) de La Haye.

Après avoir testé la communauté internationale, pendant plus d'un an, et vu qu'elle est comparable à un chien qui aboie mais ne mord pas, le président du Burundi, Pierre Nkurunziza, passe à la vitesse supérieure. Après avoir formalisé le retrait du Burundi de la CPI (sans dommage), et menacé de retirer ses 5.000 soldats de Somalie si l'Union européenne persiste dans sa décision de vouloir les payer directement, sans passer par le Trésor public du Burundi, le petit despote de Bujumbura vient d'informer Ban Ki-moon que son représentant au Burundi est persona non grata dans le pays. Une forme de chantage qui ne dit pas son nom.

Après la COP 21, en décembre dernier, à Paris, la COP 22 a pris le relais, ce lundi, 7 novembre, à Marrakech, au Maroc. Objectif : faire appliquer l'Accord de Paris, et faire prendre en compte, la requête des Africains de financer la contrepartie de leur manque à gagner dans cet Accord et les efforts qui leur sont demandés, parfois, au détriment de leurs possibilités de développement.

Le Groupe de travail des Nations-Unies sur les mercenaires a appelé, mercredi, 19 octobre, le gouvernement de la République centrafricaine (RCA) à contrer, de toute urgence, la menace des mercenaires et des combattants étrangers, qui ont rejoint des groupes armés locaux afin d'éviter une nouvelle escalade de la violence dans le pays.