Niger

La saignée des combattants d'Abubakar Shekau continue. Très gonflé pour reconnaître que son mouvement est en totale perte de vitesse, il continue de bomber le torse. Après avoir été chassé de sa base de Sambisa par l'armée du Nigeria, il y a deux semaines, Boko Haram a vu ses combattants s'éparpiller dans la nature. Parfois pieds nus. On les trouve errant ici et là leur unité de commandement ayant éclaté. Face à cette débandade, beaucoup d'entre eux eux préfèrent se rendre. C'est le moindre mal. C'est le cas de la vingtaine de combattants qui ont signé leur reddition, il y a quelques jours, auprès des autorités du Niger.

La fin de Boko Haram en tant que groupement terroriste est proche, même s'il restera des résidus de djihadistes qui réussiront à fondre dans les populations, parfois, avec quelques capacités de nuisance. L'objectif actuel est de mettre la main sur son chef présumé, Abubakar Shekau, mort ou vif. En attendant, on commence à solder certains comptes dans les pays concernés. Au Niger, par exemple, un millier de combattants de cette nébuleuse vont bientôt passer devant les tribunaux.

Les sources indiquant que Boko Haram vit ses derniers jours, se multiplient et se confirment. La preuve la plus tangible en est la réouverture des frontières entre le Nigeria, le Cameroun et le Tchad, il y a quelques semaines. Frontières qui étaient fermées depuis 2014 à cause des incursions sanglantes de Boko Haram. Le Niger, jusque-là, épargné par cette débandade des combattants de la secte, est, à son tour, touché.

Le Haut-Commissaire des Nations-Unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, a lancé, vendredi, 16 décembre, au Cameroun, un appel de fonds pour venir en aide à près d'un demi-million de personnes affectées par l'insurrection de Boko Haram au Niger, au Tchad et au Cameroun.

Au moins 18 personnes ont été tuées et 43 autres blessées, mardi, 1er novembre, au Niger, dans des affrontements entre des agriculteurs et des éleveurs, près de Bangui, une localité de la région de Tahoua (Ouest), indique un communiqué du ministère de l'Intérieur.

A quoi sert l'opposition au Niger, si à la moindre occasion, elle court rejoindre le gouvernement pour se remplir le ventre ? Où est la conviction politique ? Alors qu'il était une des deux alternatives crédibles, avec Hama Amadou, au pouvoir de Mahamadou Issoufou, accusé d'avoir assuré un passage en force pour se succéder à lui-même, voilà Seini Oumarou, qui accepte de devenir la béquille du pouvoir actuel. Une clarification qui est une bonne chose, somme toute, pour la jeune démocratie nigérienne.

La chancelière a commencé la campagne en vue de sa réélection, l'année prochaine, par l'Afrique dans sa partie la plus pauvre, la zone sahélo-sahélienne. Depuis dimanche, 9 octobre, elle est en tournée préélectorale au Mali, au Niger et en Ethiopie.

Selon un rapport de l'UNICEF (Fonds des Nations-Unies pour l'enfance), les années de violences de Boko Haram dans le Bassin du Lac Tchad ont engendré une crise humanitaire qui s'accentue, avec 1,4 million d’enfants déplacés et, au moins, 1 million d’enfants, toujours, piégés dans des zones inaccessibles. Mais, il manque encore beaucoup d'argent pour y faire face.

L'Allemagne décide d'augmenter son aide humanitaire au Niger. Contrepartie immédiate : trois centres d'accueil (ou centres de rétention) de migrants vont être construits, bientôt, avant l'implantation d'autres sur l'ensemble du Niger. Le Niger va jouer en Afrique le rôle que joue la Turquie en Europe ?

Après un net affaiblissement de Boko Haram, depuis l'arrivée au pouvoir, au Nigeria, de Muhammed Buhari, on est (très) surpris par les performances que cette secte aligne, au Niger, depuis la tenue du Sommet sur la sécurité consacré à son éradication, à Abuja, le mois dernier.

Le Niger et le Tchad vont lancer, en coordination avec le Nigeria et le Cameroun, une contre-offensive "dans les plus brefs délais" pour prendre "en tenaille" le groupe islamiste nigérian, Boko Haram, auteur d'une attaque meurtrière dans le Sud-Est du Niger.

1,3 milliard de F CFA (2,6 millions de dollars). Voilà la fortune de Mahamadou Issoufou, telle qu'il l'a déclarée, lui-même, à la Cour constitutionnelle. Est-ce choquant que le président du Niger, pays pauvre parmi les plus pauvres de la planète, soit milliardaire ? Afriqueeducation.com n'a pas un avis tranché sur cette question. Nous vous donnons, juste, le patrimoine du président réélu afin que chacun se fasse sa propre religion.

Hama Amadou, l'adversaire (virtuel) de Mahamadou Issoufou au deuxième tour de la présidentielle, est arrivé, en France, presque inconscient. Il a, immédiatement, été pris en charge, à l'hôpital américain de Neuilly. Hama a été traumatisé par la dictature de celui qui veut absolument se succéder à lui-même. L'opposition a déjà averti : la victoire d'Issoufou ne sera pas reconnue. Le Niger va-t-il éviter les troubles ?

L'opposant, Hama Amadou, détenu depuis quatre mois et candidat au second tour de la présidentielle au Niger, le 20 mars, a été hospitalisé, pour la seconde fois, en quelques jours après une aggravation de son état de santé, a affirmé, lundi, 14 mars, son médecin.

Après avoir annoncé un « KO premier tour » au monde entier, le président-candidat, Mahamadou Issoufou, se prépare, toute honte bue, à affronter celui qu'il maintient en prison, après avoir, vainement, espéré le tuer, politiquement : Hama Amadou.

Alors que l'opposition a, déjà, annoncé qu'elle ne les reconnaîtrait pas, les résultats de l'élection présidentielle de dimanche et lundi au Niger continuent mercredi à tomber au compte-gouttes. Mais il y a déjà des chuchotements qui donnent les grandes tendances.

Le dépouillement des bulletins a commencé, dimanche, 21 février, à Niamey, après un vote sans incident pour le premier tour de la présidentielle au Niger, le chef d'Etat sortant Mahamadou Issoufou briguant un deuxième quinquennat face à une opposition qui agite le spectre de la fraude.

Les personnels des médias publics du Niger observent, de nouveau, depuis hier, une grève. Ils sont rassemblés dans un Collectif de plusieurs syndicats, qui entend exiger du gouvernement, une amélioration des conditions de vie et de travail. Le Collectif pense que c'est le moment indiqué pour avoir des réponses à leurs revendications. Après la présidentielle, ce ne sera plus possible.

L'armée vient de subir une perte non négligeable de six hommes, non pas dans les combats, mais, lors d'un passage sur une mine. Boko Haram est, certes, très affaibli, mais il continue d'utiliser les moyens des faibles qui font mal.

Les élections du 21 février sont-elles sur une mauvaise pente ? Le président du Niger, Mahamadou Issoufou, commence à recevoir des mises en garde de partout. Après les Nations-Unies, ce sont les chefs traditionnels qui viennent de dire « Attention » !