Niger

L'armée nigérienne a subi, mardi, 10 décembre, ses plus lourdes pertes depuis qu'elle est confrontée au défi djihadiste lors de l'attaque du camp d'Inates, dans l'Ouest du pays. Bilan provisoire : 71 morts sans compter de très nombreux disparus. Première conséquence de cette attaque : le report de la convocation d'Emmanuel Macron des présidents des pays membres du G5 Sahel à participer à un Sommet sur la "clarification" de la présence militaire française dans le Sahel à ses côtés, qui devait avoir lieu, à Pau, en France, le 16 décembre.

Trente soldats maliens ont été tués, lundi, 18 novembre, dans une attaque attribuée aux djihadistes dans l’Est du Mali, à proximité de la frontière nigérienne, a-t-on appris, mardi, de source sécuritaire malienne, alors que l’armée avait jusqu’ici fait état d’un bilan de (seulement) 24 militaires tués.

A quoi servent les embrassades des musulmans avec à la clé une récitation des sourates du Saint Coran, qui marquent l'amitié et la solidarité, si celles-ci restent de vaines pratiques sans effet réel ? Après un exil de trois ans entre Paris et Cotonou, l'ancien premier ministre du Niger, Hama Amadou, est rentré, à Niamey, pour s'incliner sur la tombe de sa mère, récemment, décédée. Sous le coup d'une peine d'emprisonnement qui reste huit mois à courir, il a été très bien accueilli par la direction de son parti politique ainsi que les militants de celui-ci. Les ministres du gouvernement sont, aussi, venus lui faire part de leurs condoléances dont le puissant ministre de l'Intérieur et futur candidat du PNDS, le parti au pouvoir, à la prochaine élection présidentielle, Mohamed Bazoum. Dimanche, 17 novembre, c'est la première dame du Niger, Malika Issoufou, en compagnie de l'épouse du premier ministre, qui s'est rendue au domicile de Hama Amadou pour lui présenter ses condoléances les plus attristées après le décès de sa mère. Alors que les deux épouses des deux plus hautes personnalités de l'exécutif s'entretenaient avec l'ancien premier ministre, le téléphone de la première dame a sonné. Au bout du fil, c'était son mari, le président de la République, qui a demandé à parler à son frère Hama à qui il tenait à faire part, lui aussi, de ses condoléances. Le vivre-ensemble à la nigérienne est en train de faire des merveilles. D'où la question de savoir si on ne se dirige pas, rapidement, vers une grâce présidentielle, une prérogative du président de la République, qui s'exerce de façon discrétionnaire ?

Dans une proportion non négligeable, les chefs d'Etat africains ne sont pas perçus comme des dirigeants libres et indépendants aux yeux de beaucoup d'Africains. A l'heure des réseaux sociaux et d'internet où il est assez difficile d'occulter un fait, on sait ce que font les uns et les autres. Président du Tchad, Idriss Déby Itno est considéré à afriqueeducation.com comme un « dictateur », qui opprime son peuple et dilapide les richesses de son pays. Mais, afriqueeducation.com le perçoit, aussi, comme l'un des rares présidents africains, qui crache les vérités sur les Occidentaux sans porter de gants quand il en a la possibilité.

Des années d'implantation et la situation de terrorisme ne change guère, les djihadistes continuant de se comporter comme s'ils n'étaient nullement sous pression, en organisant des tueries sur des populations civiles et même sur les forces de défense et de sécurité. A se demander à quoi servent, réellement, les bases militaires que certains pays accueillent, avec l'espoir d'éradiquer la menace terroriste. Que non ! Ces bases sont un moyen pour les pays concernés de mieux s'installer dans le pays où, sous le couvert de la lutte antiterroriste, ils se repositionnent (ou se positionnent) dans le cadre de leur géostratégie et de leur géopolitique d'ensemble, avec une vision affirmée sur le contrôle et l'exploitation des ressources naturelles dudit pays. Car une puissance militaire qui implante une base militaire dans un pays comme le Niger a des facilités de fait pour favoriser la signature de contrats en faveur des grands groupes industriels pétroliers, gaziers et miniers de son pays. En cela, le Niger ne fait pas exception à cette règle.

Soixante personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans la nuit de dimanche, 5 mai, à lundi, 6 mai, à Niamey, par l'explosion d'un camion-citerne qui s'était renversé, attirant des badauds voulant récupérer l'essence qui en coulait. Pareille situation est impensable en Europe où la sécurité du périmètre accidenté aurait, immédiatement, été sous contrôle. Toutes les personnes en dehors de celles impliquées dans l'intervention, auraient, systématiquement, été éloignées du site. A Niamey, au contraire, les populations ont accouru pour soutirer l'essence qui fuyait des cuves, espérant se faire un peu d'argent, mais, ignorant le danger auquel elles faisaient face. L'absence des mesures pour circonscrire le danger et éloigner les populations, ce qui est du ressort du gouvernement, est à l'origine de cette hécatombe. Mais, sur le fond, la question de la misère et de la pauvreté, qui frappent les populations concernées, est la principale cause de cette situation. Ce qui est arrivé à Niamey peut survenir dans n'importe quelle ville africaine.

Cette leçon n'est pas exceptionnelle bien que mémorable. Elle a même l'air du déjà entendu. Mais elle vaut la peine d'être répétée. Oui, le président du Niger, Mahamadou Issoufou, exhorte, tout simplement, les pays africains à transformer, sur place, leurs matières premières pour gagner le combat contre la migration clandestine. Il sait, parfaitement, de quoi il parle : l'exploitation de l'uranium dont le Niger abrite l'un des plus grands gisements au monde, n'apporte pas grand-chose à son pays alors que le tiers des ménages en France, est, justement, éclairé grâce à cet uranium qu'exploite, depuis des décennies, une multinationale française.

Le président du Niger, Mahamadou Issoufou, a procédé, mardi, 26 mars, au lancement officiel de la reprise effective des travaux de construction du gigantesque barrage hydroélectrique de Kandadji, sur le fleuve Niger. La production d'électricité attendue est, au moins, de 130 mégawatts. Coût du projet : 740 milliards de F CFA.

Le bras de fer gouvernement-enseignants se radicalise au risque de déstabiliser les universités publiques. La crainte d'une année blanche est, déjà, dans les esprits.

Le président du Niger, Mahamadou Issoufou, et le premier ministre italien, Giuseppe Conte, ont salué, mardi, 15 janvier, à Niamey, le succès de la lutte conjointe contre l'immigration clandestine avec la chute drastique du flux de migrants vers l'Europe depuis 2016. Comme quoi, le président nigérien s'est laissé embobiner dans la néfaste entreprise européenne qui vise à empêcher les Africains à aller se chercher dans les pays européens, alors que ces derniers, sont, directement, accusés d'être (co)responsables de la catastrophique situation économique qui prévaut dans les pays d'immigration, et qui crée cette hémorragie africaine vers l'Europe. Le Niger, la Libye (qui n'est qu'un Etat virtuel) et le Tchad, ont été désignés par les dirigeants européens pour servir de lieux de tris de bons et de mauvais migrants africains. Les démocrates africains ont, vivement, condamné cette façon de faire des Européens et reproché aux présidents, Mahamadou Issoufou, du Niger, et Idriss Déby Itno du Tchad, de vendre la dignité africaine pour quelques poignées d'euros. La mondialisation qui a été créée en Occident, ne doit pas être privée aux Africains sous prétexte qu'ils apportent la pauvreté en Europe. La mondialisation doit être totale et entière pour tout le monde. Y compris pour les Africains. Le « village planétaire » dont on parle ne concerne-t-il pas les Africains ? Cette question est posée à Mahamadou Issoufou qui vient de saluer la baisse des flux africains vers l'Europe en compagnie d'un dirigeant européen, foncièrement, raciste, en l'occurrence, le premier ministre italien, Giuseppe Conte.

Les autorités nigériennes ont ordonné la fermeture des locaux à Niamey du plus important opérateur de télécoms du pays, Airtel Niger, pour "non-paiement d'impôts". Airtel Niger, comme hier Orange, conteste, vigoureusement, cette mesure.

Le Niger a confirmé, jeudi, 15 novembre, soir, la découverte par la société algérienne Sonatrach d'un nouveau bassin pétrolier, à Kafra, à la frontière nigéro-algérienne. Petit à petit, ce pays va devenir un producteur de pétrole modeste, certes, mais qui comptera au sein de l'Association des pays africains producteurs de pétrole. Son pétrole doit être écoulé par le port de Kribi, au Cameroun, à travers le pipeline Tchad-Cameroun.

L'Union européenne (UE) a versé une aide de 21 millions d'euros (près de 13,775 milliards de F CFA) au Niger pour l'aider dans la lutte contre l'émigration clandestine vers l'Europe et pour la "sécurité intérieure". Ce « job » ignoble avait été récusé par les Marocains, les Algériens et même les (très dépendants) Libyens. Le président du Niger, Mahamadou Issoufou, lui, s'est empressé de dire « Oui Chef » ! On suivra, donc, attentivement, comment le gouvernement du Niger mettra en œuvre son plan de retour dans leurs pays des immigrés bloqués sur son sol. Comme pendant l'esclavage, c'est le nègre qui vend le nègre quand il ne le tue pas.

Contre toute attente, le président du Niger, Mahamadou Ousmane, avait plié devant le président français, Emmanuel Macron, en acceptant, au grand mécontentement des Nigériens et des Africains, l'installation des « hot spots » sur le sol du Niger gérés par les services français de l'OFPRA. Il s'agit de lieux de sélection des bons candidats à l'immigration qui conviennent aux critères de la France, pour devenir, soit, des réfugiés politiques, soit, des immigrés au profil recherché par l'économie française. Des Mamoudou Gassama en somme ! Mahamadou Issoufou n'avait pas été seul à accepter cette chose inacceptable. Le président tchadien, Idriss Déby Itno, aussi, avait dit « Oui Chef » à Emmanuel Macron, sans demander l'avis de personne dans son pays. Les deux présidents ont été salués par la France pour leur ...courage. Mais, en Afrique, les critiques les plus acerbes, voire, même des insultes s'abattirent sur les deux présidents accusés de brader la souveraineté de leur pays. Aujourd'hui, on sait que le Maroc, l'Algérie, la Tunisie, et même, la Libye, à qui des centres d'internement (plus ou moins similaires) des immigrés sont proposés comme lieux de transit, sur leur sol, avant de regagner l'Europe ont répondu « Non » en choeur. Un « Non » salué par les Africains et même par les Nations-Unies, qui ne cautionnent pas l'implantation de ce genre de camp de « concentration » des temps modernes. Aujourd'hui, pour des raisons qui lui sont propres, Mahamadou Issoufou, semble entreprendre une marche en arrière. Mieux vaut tard que jamais.

La Force du G5 Sahel dont le but est de combattre le djihadisme dans quatre pays de la sous-région (Mauritanie, Burkina Faso, Mali et Niger) fait tout ce qu'il faut pour démarrer. Président en exercice de la dite Force, le président du Niger, Mahamadou Issoufou, a, récemment, annoncé sa mise en activité effective, et ce de façon progressive. A Paris où il sera en visite officielle, le 4 juin, il en parlera avec le parrain de cette Force, le président français, Emmanuel Macron. Mais aussi de coopération et de développement. Il faut dire qu'il ne s'est pas trouvé une seule entreprise de BTP française capable de financer à concurrence de 152 millions d'euros (100 milliards de F CFA), les travaux de rénovation de l'aéroport de Niamey, qui viennent d'être confiés à une société turque. C'est le comble quand on sait que les entreprises françaises sont à la recherche des marchés à l'international. Cela dit, le Niger n'avancera pas de fonds. La société turque, Summa, pour se faire rembourser, gérera l'aéroport pendant une trentaine d'années.

Le Nigeria a la clé qui permet la survie ou l'anéantissement de la secte terroriste Boko Haram. Tant que des espaces du territoire du Nigeria seront, encore, confisqués par cette secte, les autres pays qui arrivent à la maîtriser chez eux, à savoir, le Tchad, le Niger et le Cameroun, subiront, toujours, le moment venu, ses assauts au départ des territoires qu'elle contrôle au Nigeria. C'est pourquoi la capacité de l'armée du Nigeria à devenir un réel danger pour Boko Haram, comme le sont les trois autres armées, est une condition nécessaire pour son démantèlement. Boko Haram n'est vraiment pas invincible à condition que l'armée du Nigéria se montre (quelque peu) à la hauteur.

A force de tourner en rond, le président du Niger, Mahamadou Issoufou, a fini par lâcher ce qu'il gardait en travers de la gorge : la demande du déblocage des fonds promis par les contributeurs afin de démarrer le fonctionnement effectif de la Force G5 Sahel.

Deux mentions « BIEN » à Mahamadou Issoufou, qui vient de prendre, successivement, deux très bonnes décisions, ces derniers mois. Première bonne décision : sa détermination pour qu'une monnaie unique de l'Afrique de l'Ouest soit mise en circulation, au sein de la CEDEAO, en 2020, en lieu et place des monnaies actuelles. Les pays en retard prendront le train en marche. Le F CFA que le Niger utilise comme monnaie céderait, donc, sa place à cette future monnaie de la CEDEAO pour laquelle le président de Côte d'Ivoire, Alassane Ouattara, dit que son pays, dès 2019, respectera les critères de convergence exigés pour l'adopter. Deuxième bonne décision : après la construction par la Chine d'un hôpital de 500 lits, dernier cri, le plus moderne de la sous-région ouest-africaine, ministres et dignitaires du pays, sont, désormais, interdits d'aller se soigner, hors du pays, aux frais de l'Etat.

Les Nigériens se veulent un peuple éveillé, qui refuse de se laisser faire et qui contrôle du mieux qu'il peut l'action du gouvernement. Ce peuple sait faire la part des choses, entre ce qui est bien pour lui et l'intox et la désinformation que le pouvoir peut mettre en avant pour l'endormir. C'est dans ce contexte de vigilance que plusieurs milliers de personnes ont manifesté dimanche, 25 février, à Niamey, et dans les grandes villes pour demander "l'abrogation" de la loi de finances 2018 qu'elles jugent "antisociale" et le départ des "forces étrangères" basées dans le pays.

Il était temps. Mais, on peut se poser la question de savoir sur quelle stratégie militaire et de défense se fondait le Niger pour faire la guerre à Boko Haram et aux groupes djihadistes du Nord Mali ? Car c'est, seulement, mercredi, 6 décembre, qu' experts et chefs militaires du Niger se sont réunis, à Niamey, pour élaborer une politique de sécurité nationale et de lutte contre le terrorisme, alors que le pays est confronté à des attaques meurtrières de groupes djihadistes, depuis plusieurs années ?