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Niger

Soixante personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans la nuit de dimanche, 5 mai, à lundi, 6 mai, à Niamey, par l'explosion d'un camion-citerne qui s'était renversé, attirant des badauds voulant récupérer l'essence qui en coulait. Pareille situation est impensable en Europe où la sécurité du périmètre accidenté aurait, immédiatement, été sous contrôle. Toutes les personnes en dehors de celles impliquées dans l'intervention, auraient, systématiquement, été éloignées du site. A Niamey, au contraire, les populations ont accouru pour soutirer l'essence qui fuyait des cuves, espérant se faire un peu d'argent, mais, ignorant le danger auquel elles faisaient face. L'absence des mesures pour circonscrire le danger et éloigner les populations, ce qui est du ressort du gouvernement, est à l'origine de cette hécatombe. Mais, sur le fond, la question de la misère et de la pauvreté, qui frappent les populations concernées, est la principale cause de cette situation. Ce qui est arrivé à Niamey peut survenir dans n'importe quelle ville africaine.

Cette leçon n'est pas exceptionnelle bien que mémorable. Elle a même l'air du déjà entendu. Mais elle vaut la peine d'être répétée. Oui, le président du Niger, Mahamadou Issoufou, exhorte, tout simplement, les pays africains à transformer, sur place, leurs matières premières pour gagner le combat contre la migration clandestine. Il sait, parfaitement, de quoi il parle : l'exploitation de l'uranium dont le Niger abrite l'un des plus grands gisements au monde, n'apporte pas grand-chose à son pays alors que le tiers des ménages en France, est, justement, éclairé grâce à cet uranium qu'exploite, depuis des décennies, une multinationale française.

Le président du Niger, Mahamadou Issoufou, a procédé, mardi, 26 mars, au lancement officiel de la reprise effective des travaux de construction du gigantesque barrage hydroélectrique de Kandadji, sur le fleuve Niger. La production d'électricité attendue est, au moins, de 130 mégawatts. Coût du projet : 740 milliards de F CFA.

Le bras de fer gouvernement-enseignants se radicalise au risque de déstabiliser les universités publiques. La crainte d'une année blanche est, déjà, dans les esprits.

Le président du Niger, Mahamadou Issoufou, et le premier ministre italien, Giuseppe Conte, ont salué, mardi, 15 janvier, à Niamey, le succès de la lutte conjointe contre l'immigration clandestine avec la chute drastique du flux de migrants vers l'Europe depuis 2016. Comme quoi, le président nigérien s'est laissé embobiner dans la néfaste entreprise européenne qui vise à empêcher les Africains à aller se chercher dans les pays européens, alors que ces derniers, sont, directement, accusés d'être (co)responsables de la catastrophique situation économique qui prévaut dans les pays d'immigration, et qui crée cette hémorragie africaine vers l'Europe. Le Niger, la Libye (qui n'est qu'un Etat virtuel) et le Tchad, ont été désignés par les dirigeants européens pour servir de lieux de tris de bons et de mauvais migrants africains. Les démocrates africains ont, vivement, condamné cette façon de faire des Européens et reproché aux présidents, Mahamadou Issoufou, du Niger, et Idriss Déby Itno du Tchad, de vendre la dignité africaine pour quelques poignées d'euros. La mondialisation qui a été créée en Occident, ne doit pas être privée aux Africains sous prétexte qu'ils apportent la pauvreté en Europe. La mondialisation doit être totale et entière pour tout le monde. Y compris pour les Africains. Le « village planétaire » dont on parle ne concerne-t-il pas les Africains ? Cette question est posée à Mahamadou Issoufou qui vient de saluer la baisse des flux africains vers l'Europe en compagnie d'un dirigeant européen, foncièrement, raciste, en l'occurrence, le premier ministre italien, Giuseppe Conte.

Les autorités nigériennes ont ordonné la fermeture des locaux à Niamey du plus important opérateur de télécoms du pays, Airtel Niger, pour "non-paiement d'impôts". Airtel Niger, comme hier Orange, conteste, vigoureusement, cette mesure.

Le Niger a confirmé, jeudi, 15 novembre, soir, la découverte par la société algérienne Sonatrach d'un nouveau bassin pétrolier, à Kafra, à la frontière nigéro-algérienne. Petit à petit, ce pays va devenir un producteur de pétrole modeste, certes, mais qui comptera au sein de l'Association des pays africains producteurs de pétrole. Son pétrole doit être écoulé par le port de Kribi, au Cameroun, à travers le pipeline Tchad-Cameroun.

L'Union européenne (UE) a versé une aide de 21 millions d'euros (près de 13,775 milliards de F CFA) au Niger pour l'aider dans la lutte contre l'émigration clandestine vers l'Europe et pour la "sécurité intérieure". Ce « job » ignoble avait été récusé par les Marocains, les Algériens et même les (très dépendants) Libyens. Le président du Niger, Mahamadou Issoufou, lui, s'est empressé de dire « Oui Chef » ! On suivra, donc, attentivement, comment le gouvernement du Niger mettra en œuvre son plan de retour dans leurs pays des immigrés bloqués sur son sol. Comme pendant l'esclavage, c'est le nègre qui vend le nègre quand il ne le tue pas.

Contre toute attente, le président du Niger, Mahamadou Ousmane, avait plié devant le président français, Emmanuel Macron, en acceptant, au grand mécontentement des Nigériens et des Africains, l'installation des « hot spots » sur le sol du Niger gérés par les services français de l'OFPRA. Il s'agit de lieux de sélection des bons candidats à l'immigration qui conviennent aux critères de la France, pour devenir, soit, des réfugiés politiques, soit, des immigrés au profil recherché par l'économie française. Des Mamoudou Gassama en somme ! Mahamadou Issoufou n'avait pas été seul à accepter cette chose inacceptable. Le président tchadien, Idriss Déby Itno, aussi, avait dit « Oui Chef » à Emmanuel Macron, sans demander l'avis de personne dans son pays. Les deux présidents ont été salués par la France pour leur ...courage. Mais, en Afrique, les critiques les plus acerbes, voire, même des insultes s'abattirent sur les deux présidents accusés de brader la souveraineté de leur pays. Aujourd'hui, on sait que le Maroc, l'Algérie, la Tunisie, et même, la Libye, à qui des centres d'internement (plus ou moins similaires) des immigrés sont proposés comme lieux de transit, sur leur sol, avant de regagner l'Europe ont répondu « Non » en choeur. Un « Non » salué par les Africains et même par les Nations-Unies, qui ne cautionnent pas l'implantation de ce genre de camp de « concentration » des temps modernes. Aujourd'hui, pour des raisons qui lui sont propres, Mahamadou Issoufou, semble entreprendre une marche en arrière. Mieux vaut tard que jamais.

La Force du G5 Sahel dont le but est de combattre le djihadisme dans quatre pays de la sous-région (Mauritanie, Burkina Faso, Mali et Niger) fait tout ce qu'il faut pour démarrer. Président en exercice de la dite Force, le président du Niger, Mahamadou Issoufou, a, récemment, annoncé sa mise en activité effective, et ce de façon progressive. A Paris où il sera en visite officielle, le 4 juin, il en parlera avec le parrain de cette Force, le président français, Emmanuel Macron. Mais aussi de coopération et de développement. Il faut dire qu'il ne s'est pas trouvé une seule entreprise de BTP française capable de financer à concurrence de 152 millions d'euros (100 milliards de F CFA), les travaux de rénovation de l'aéroport de Niamey, qui viennent d'être confiés à une société turque. C'est le comble quand on sait que les entreprises françaises sont à la recherche des marchés à l'international. Cela dit, le Niger n'avancera pas de fonds. La société turque, Summa, pour se faire rembourser, gérera l'aéroport pendant une trentaine d'années.

Le Nigeria a la clé qui permet la survie ou l'anéantissement de la secte terroriste Boko Haram. Tant que des espaces du territoire du Nigeria seront, encore, confisqués par cette secte, les autres pays qui arrivent à la maîtriser chez eux, à savoir, le Tchad, le Niger et le Cameroun, subiront, toujours, le moment venu, ses assauts au départ des territoires qu'elle contrôle au Nigeria. C'est pourquoi la capacité de l'armée du Nigeria à devenir un réel danger pour Boko Haram, comme le sont les trois autres armées, est une condition nécessaire pour son démantèlement. Boko Haram n'est vraiment pas invincible à condition que l'armée du Nigéria se montre (quelque peu) à la hauteur.

A force de tourner en rond, le président du Niger, Mahamadou Issoufou, a fini par lâcher ce qu'il gardait en travers de la gorge : la demande du déblocage des fonds promis par les contributeurs afin de démarrer le fonctionnement effectif de la Force G5 Sahel.

Deux mentions « BIEN » à Mahamadou Issoufou, qui vient de prendre, successivement, deux très bonnes décisions, ces derniers mois. Première bonne décision : sa détermination pour qu'une monnaie unique de l'Afrique de l'Ouest soit mise en circulation, au sein de la CEDEAO, en 2020, en lieu et place des monnaies actuelles. Les pays en retard prendront le train en marche. Le F CFA que le Niger utilise comme monnaie céderait, donc, sa place à cette future monnaie de la CEDEAO pour laquelle le président de Côte d'Ivoire, Alassane Ouattara, dit que son pays, dès 2019, respectera les critères de convergence exigés pour l'adopter. Deuxième bonne décision : après la construction par la Chine d'un hôpital de 500 lits, dernier cri, le plus moderne de la sous-région ouest-africaine, ministres et dignitaires du pays, sont, désormais, interdits d'aller se soigner, hors du pays, aux frais de l'Etat.

Les Nigériens se veulent un peuple éveillé, qui refuse de se laisser faire et qui contrôle du mieux qu'il peut l'action du gouvernement. Ce peuple sait faire la part des choses, entre ce qui est bien pour lui et l'intox et la désinformation que le pouvoir peut mettre en avant pour l'endormir. C'est dans ce contexte de vigilance que plusieurs milliers de personnes ont manifesté dimanche, 25 février, à Niamey, et dans les grandes villes pour demander "l'abrogation" de la loi de finances 2018 qu'elles jugent "antisociale" et le départ des "forces étrangères" basées dans le pays.

Il était temps. Mais, on peut se poser la question de savoir sur quelle stratégie militaire et de défense se fondait le Niger pour faire la guerre à Boko Haram et aux groupes djihadistes du Nord Mali ? Car c'est, seulement, mercredi, 6 décembre, qu' experts et chefs militaires du Niger se sont réunis, à Niamey, pour élaborer une politique de sécurité nationale et de lutte contre le terrorisme, alors que le pays est confronté à des attaques meurtrières de groupes djihadistes, depuis plusieurs années ?

Les combattants nigériens du groupe islamiste nigérian Boko Haram ont jusqu'au 31 décembre 2017 pour se repentir, a annoncé, dimanche, 15 octobre, le gouverneur de la région de Diffa dans le Sud-Est du Niger proche du Nigeria. Avec la reprise en main de son pays, suite à sa longue maladie par le président du Nigeria, Muhammadu Buhari, les quatre pays riverains du Lac Tchad (Niger, Nigeria, Tchad et Cameroun) sont en phase terminale de réorganisation, afin de porter l'estocade finale qui affaiblirait, encore plus, la secte Boko Haram, étant entendu qu'aujourd'hui, elle ne dispose plus de moyens pour faire la guerre conventionnelle qu'elle livrait à ses adversaires, il y a deux ans. Maintenant, ce sont des attentats-suicides de jeunes personnes de dix ans dont elle se sert pour mener ses attaques, ce qui montre son niveau d'affaiblissement.

On dirait que les difficultés économiques frappent, uniquement, les entreprises françaises en Afrique. Alors que la mauvaise conjoncture internationale affecte tout le monde, seules les entreprises françaises plient bagage pour rentrer en France ou licencient leurs employés dans des pays africains où il n'existe aucune indemnité-chômage ou autre soupape de sécurité sociale. Les employés se retrouvent face à eux mêmes après avoir, parfois, servi des années durant, l'entreprise française en question. Après Bouygues au Gabon, la semaine dernière, et plusieurs entreprises françaises qui ont dû fermer en cascade au Congo-Brazzaville, ces derniers mois, au tour, maintenant, d'Areva d'annoncer un paquet de licenciements en 2018, au Niger. Les législations des Etats africains sont-elles aussi passoires pour sacrifier leurs travailleurs de cette façon ?

Coup de tonnerre au Niger, précisément, à Diffa, cette localité qui fait, souvent, parler d'elle, à cause des multiples exactions que la secte terroriste, Boko Haram, y mène. Aussi invraisemblable que cela puisse paraître, cette secte prospère, uniquement, parce qu'elle est nourrie, soignée, vêtue, par les commerçants de cette partie du pays. De quoi taper du poing sur la table, ce que les autorités n'ont pas manqué de faire, après avoir pris connaissance de cette triste vérité.

Au moment où la chancelière, Angela Merkel, essaie de lancer un Plan Marshall pour favoriser le développement de l'Afrique et stopper les flux d'immigrés africains qui convergent vers l'Europe, le président français, Emmanuel Macron, a fait part de sa propre lecture de ce qui bloquait le développement de ce continent, à savoir, un problème « civilisationnel » avec des femmes qui comptent de 7 à 8 enfants, ce qui ne peut favoriser aucun développement malgré les « milliards » versés. Au moment où le ciel commençait à s'abattre sur la petite tête de Macron, à cause de ses propos désobligeants, certains parlementaires ouest-africains emmenés par le président de l'Assemblée nationale du Burkina Faso, Salif Diallo, ont cautionné le discours de Macron en soutenant l'instauration du planning familial pour limiter le nombre d'enfants à 3 par femme en Afrique de l'Ouest. Voilà comment le discours du président français a été légitimé par les parlementaires ouest-africains sur un continent qui a tout intérêt à faire des enfants, en grand nombre, car il y a de l'espace, un sous-sol riche, et que la population est une donnée économique de taille (cas de la Chine, de l'Inde et du Nigeria) et que ce n'est pas parce qu'en Europe, les hommes épousent les hommes, les femmes épousent les femmes, et par conséquent, tournent le dos à la procréation, ce qui sous-peuple ce continent, qu'on doit imposer cette « civilisation » à l'Afrique.

Victime de graves violations des droits de l’Homme, l'ancien premier ministre du Niger et candidat malheureux à la dernière élection présidentielle, Hama Amadou, a saisi la Cour de Justice de la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest), pour se faire justice, l'état de droit n'existant pas (encore) au Niger, malgré les dires de Ingénieur, Mahamadou Issoufou, chef de l'Etat. La justice se fait à la tête du client. Et Hama ne possédant pas une tête qui plaît, est victime d'un règlement de compte qui ne dit pas son nom.

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