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Nigeria

Le président nigérian, Muhammadu Buhari, a promis de poursuivre sa lutte contre la corruption dans une déclaration musclée à la veille du début de son second mandat. Paroles, paroles, paroles, rétorquent ses détracteurs. Pour eux, il ne fera rien comme lors du premier mandat.

La campagne présidentielle a-t-elle laissé des traces ? Toujours est-il que sitôt réélu et relancé la machine, le président, Muhammadu Buhari, s'est rendu, à Londres, le 25 avril, pour y faire un check up sur son état de santé. Mais, prévu, dimanche, 5 mai, son retour est différé de quelques jours, son chek up ayant été prolongé. De combien de temps ? Mystère !

Le président de la Cour suprême du Nigeria a démissionné après avoir été suspendu sur des accusations de corruption, à l'origine d'une vaste polémique, ces dernières temps. Sa suspension juste quelques jours avant l'élection présidentielle avait donné lieu à des commentaires d'ordre politique. On soupçonnait le président-candidat, Muhammadu Buhari, de mettre à l'écart un magistrat qu'il ne comptait pas parmi ses amis et qui avait l'insigne honneur d'arbitrer en dernier ressort le contentieux électoral.

La mort de vingt personnes a été confirmée suite à l'effondrement d'un bâtiment de trois étages qui abritait une école primaire, à Lagos, au Nigeria, selon diverses sources.

Le report d'une semaine de l'élection présidentielle pour casser l'industrie frauduleuse de son adversaire, Atiku Abubakar, permettait, déjà, de dire que cette élection serait gagnée par le sortant, Muhammadu Buhari. Ce qu'on n'imaginait pas, c'est le taux de participation et l'écart qui séparerait les deux candidats. Cela dit, Atiku Abubakar ne se dégonfle pas. Il a dénoncé ce mercredi, 27 février, la "parodie d'élection" dont il se dit victime et annoncé qu'il allait saisir la justice pour contester les résultats de la présidentielle tombés au milieu de la nuit et donnant le sortant Muhammadu Buhari largement vainqueur.

Le président nigérian, Muhammadu Buhari, a appelé, lundi, 18 février, l'armée a être "sans pitié" envers ceux qui voudraient tricher lors du scrutin de samedi, 23 février, reporté in extremis d'une semaine, indiquant qu'ils le "feraient au péril de leur vie". En fait, la Commission électorale indépendante (INEC) aurait pris la très difficile décision de décaler d'une semaine l'élection pour contrarier les plans de fraudes massives du candidat Atiku Abubakar. Selon certaines sources, il aurait fait fabriquer des bulletins de vote (parallèles) en Chine et mis en place, au Nigeria, une organisation frauduleuse qui allait lui permettre de gagner l'élection haut la main. Muhammadu Buhari n'aurait vu que du feu ! Mais, cette vaste supercherie a été découverte, certes, au dernier moment, d'où la décision de tout arrêter à 5 heures de l'ouverture de certains bureaux de vote. Le coût de la réimpression des bulletins de vote de plus de 80 millions d'électeurs (qui se fait cette fois au Nigeria et non plus en Chine) va être très lourd pour le budget de l'Etat. Cela dit, l'optimisme (électoral) semble changer de camp : les partisans d'Atiku Abubakar ne cachent plus leur peur de perdre l'élection qui leur tendait les bras, le président sortant, Muhammadu Buhari, contre qui toute cette fraude se tramait, ayant, radicalement, changé de ton et de méthode. Toutefois, à cause sans doute de la délicatesse du sujet, Buhari et son camp n'accusent pas, nommément, Abubakar car l'arroseur peut être arrosé. On attend que l'élection passe pour régler, après, les comptes.

Le prix Nobel de littérature nigérian, Wole Soyinka, a déclaré qu'il n'apportait son soutien, ni au président sortant, Muhammadu Buhari, ni à son principal opposant, l'ancien vice-président, Atiku Abubakar, assurant qu'ils méritent tous deux un "rejet absolu" et il a appelé le pays à prendre "une toute autre direction". Donc, pour le très intransigeant, Wole Soyinka, pas question de choisir entre la peste et le choléra, ou entre le cancer et le sida. Les deux tuent.

Il faudra un miracle pour que l'actuel président, Muhammadu Buhari, puisse se succéder à lui-même, à la tête du Nigeria. Elu, il y a quatre ans, pour éradiquer, complètement, la corruption et la secte Boko Haram, c'est, justement, cette secte qui est en train de le faire battre, après plusieurs séries d'humiliations qu'elle a fait subir à son armée, sur les terrains militaires. La déconfiture de l'armée nigériane face à Boko Haram est sans nom et se passe de commentaire. Buhari en est sans voix et doit, juste, prier Allah pour que l'irréparable ne survienne pas, provoqué par Boko Haram, avant le 16 février, date de l'élection présidentielle. Mais même si l'irréparable épargnait Buhari, les défaites que son armée subit à longueur de journées, face à des miliciens dopés et requinqués par la drogue et des enjeux divers, peuvent permettre de dire que Muhammadu Buhari va à cette élection avec un moral de « looser ».

Le gouvernement nigérian s'est défendu d'avoir cherché à interférer dans les élections du mois prochain en suspendant Walter Onnoghen, le président de la Cour suprême et plus haut magistrat du Nigeria poursuivi en justice pour fraude. Cette suspension passe mal au moment où Muhammadu Buhari réunit les ingrédients pour permettre sa réélection : il a, récemment, nommé sa propre nièce comme porte-parole de la Commission électorale qui aura à proclamer le nom du vainqueur de la présidentielle ; selon certains observateurs, il suspend le président de la Cour suprême parce qu'il est un empêcheur de tourner en rond sur qui Buhari n'a aucune emprise. Le Sénat, lors d'une réunion d'évaluation de cette situation tenue, mardi, 29 janvier, apportera, à coup sûr, son soutien à Walter Onnoghen. Bref, à mesure que la date de la présidentielle approche, la tension monte et certains craignent de plus en plus des troubles électoraux.

Le président nigérian, Muhammadu Buhari, candidat à sa propre réélection en février, a assuré lors d'un débat télévisé, mercredi, 16 janvier, soir, être assez en forme pour diriger ce géant pétrolier de 180 millions d'habitants malgré les critiques sur son âge (relativement) avancé.

On est, ici, au sommet de l'incurie et de l'incompétence. L'armée du Nigeria (ou ce qui en tient lieu) était connue pour son absence de professionnalisme, son inefficacité sur le terrain, son haut niveau de la corruption qui la mine de l'intérieur, ses échecs répétés depuis une décennie dans la lutte contre la secte Boko Haram, échecs qui affectent l'efficacité des très performantes armées du Tchad et du Cameroun alignées, elles aussi, dans le combat contre Boko Haram, l'armée du Nigeria (ou ce qui en tient lieu), c'est aussi l'achat des grades (comme on achète les oranges au marché central de Lagos), cette armée ingérable qui a fini par mettre le général-président, Muhammadu Buhari, au pas, lui qui voulait la discipliner en arrivant au pouvoir en 2015, cette armée qui, finalement, risque de lui faire perdre l'élection présidentielle de février 2019, c'est cette armée qui, toute honte bue, demande la fermeture des bureaux d'Amnesty International. C'est comme si pour baisser la fièvre, elle choisissait de casser le thermomètre.

« Baba Go Slow » est aux abois. C'est le moins qu'on puisse dire. Il sait qu'il peut perdre, facilement, l'élection présidentielle de février 2019 à cause de sa grande incapacité à éradiquer la secte Boko Haram comme il l'avait promis avant de se faire élire en 2015. De tous les pays qui participent à la lutte contre cette nébuleuse, le Nigeria (avec ses 180 millions d'habitants) est le pays qui aligne l'armée la plus faible, la plus contre-performante, de loin la plus corrompue et la moins bien entraînée. Que peut-on en espérer ? C'est quand même incroyable qu'en quatre années, malgré sa volonté sans cesse réaffirmée de régler son compte à ces djihadistes, Muhammadu Buhari, lui-même, ancien général de l'armée nigériane, n'ait rien pu faire plus que son prédécesseur civil, Goodluck Jonathan, qu'il avait, beaucoup (beaucoup) critiqué pendant la campagne présidentielle de 2015. Muhammadu Buhari aura beaucoup déçu ses homologues de la sous-région : on se rend compte que le Nigeria n'est qu'un géant aux pieds d'argile. Le fait qu'il lance un SOS à la solidarité internationale pour aider les pays du Lac Tchad à éradiquer ce fléau, est une façon de reconnaître son échec personnel.

L'agence anti-corruption du Nigeria va lancer un mandat d'arrêt contre l'ex-ministre du Pétrole, Diezani Alison-Madueke, actuellement, poursuivie au Royaume-Uni, afin qu'elle soit jugée dans son pays pour le détournement présumé de millions de dollars d'argent public. A quelques mois de l'élection présidentielle à laquelle il est candidat, Muhammadu Buhari se rend compte de son maigre bilan, à la fois, sur le plan sécuritaire et de la lutte contre la corruption. Après avoir tenu, coup sur coup, deux réunions sur la sécurité, la semaine dernière, à Maiduguri, et à N'Djamena, avec ses homologues du Bassin du Lac du Tchad, il veut, maintenant, marquer les esprits en incarcérant l'ancienne ministre du Pétrole qui fut une figure emblématique de la corruption que Muhammadu Buhari impute à son prédécesseur Goodluck Jonathan.

Le président, Muhammadu Buhari, va porter ses galons de général pour aller défier Boko Haram sur ses terres. Il se rendra, lui-même, mercredi, à Maiduguri, aux avant-postes de la guerre contre le groupe djihadiste Boko Haram dans le Nord-Est du Nigeria, où les attaques d'envergure contre l'armée se sont multipliées ces derniers mois. "Le président Buhari devrait ouvrir la conférence annuelle du Chef d'état-major des armées le 28 novembre (...) à Maiduguri, dans l'Etat de Borno", a annoncé sur Twitter un porte-parole du président, Bashir Ahmad. Il s'agit d'une expédition de la dernière chance. Si après cette escapade (involontaire car dictée par les succès de Boko Haram sur la piètre armée du Nigeria), il n'y a pas de changement dans la guerre menée contre Boko Haram (côté nigérian), il ne faudra pas donner cher de sa peau à l'élection présidentielle de février prochain.

Voilà la question qui commence à tarauder l'esprit de certains bien-pensants au Nigeria. Car il faut se rendre à l'évidence de l'échec patent du général, Muhammadu Buhari, face à ce qui fut l'une de ses deux principales priorités de campagne en 2015 : l'éradication de la secte Boko Haram. Presque cinq années, plus tard, Boko Haram est aussi fort que lors de son accession au pouvoir, sinon, plus fort encore, ce qui constitue un manquement grave pour l'ancien général très respecté des forces armées nigérianes qu'il est. A moins de trois mois du premier tour de l'élection présidentielle, on voit mal comment il pourra inverser une tendance qu'il n'a pas fait bouger pendant toute la durée de son mandat.

Le président du Nigeria, Muhammadu Buhari, a lancé, officiellement, la campagne électorale en vue de l'élection présidentielle, où il est candidat à sa propre succession et entend poursuivre sa lutte contre la corruption et contre la secte terroriste Boko Haram.

Olusegun Obasanjo n'en est pas à son coup d'essai. Membre du parti de Goodluck Jonathan, il avait préféré soutenir le candidat de l'opposition, Muhammadu Buhari, pendant la présidentielle de 2015. Tout le monde connaît le résultat. L'ancien président est en train de récidiver pour l'élection de février 2019. En effet, il a adoubé jeudi son ancien vice-président et principal candidat de l'opposition à la prochaine présidentielle, Atiku Abubakar, abandonnant Buhari. C'est un soutien de poids malgré quelques années de brouille entre les deux hommes, après avoir, définitivement, tourné le dos à l'actuel président.

Le premier tour de la présidentielle qui se tiendra au Nigeria en février 2019 opposera deux vieux routards de la politique issus du Nord du pays : le chef de l'Etat sortant, Muhammadu Buhari, 75 ans, sera face à l'ancien vice-président et riche homme d'affaires, Atiku Abubakar, 71 ans. Atiku Abubakar a une excellente carte à abattre : De 1999 à 2007, il avait été le vice-président du général-président, Olusegun Obasanjo. Ce dernier, qui fut l'un des anciens chefs d'Etat nigérian à avoir laissé une bonne image en quittant sa fonction, avait appelé à voter contre Goodluck Jonathan alors qu'ils appartenaient tous les deux au même parti politique. Il se rangea dans la catégorie des déçus de son régime qui appelèrent à voter le général, Muhammadu Buhari. Mais le triste bilan de l'actuel président l'a contraint, à nouveau, à réviser sa position. S'il apporte son soutien à son ancien vice-président, Atiku Abubakar, l'actuel président candidat à sa succession aura de gros soucis à se faire.

Général à la retraite, Muhammadu Buhari a le courage de se représenter à l'élection présidentielle de février 2019. Alors que tout son bilan sonne faux : persistance de la corruption, résurgence de la secte Boko Haram dont il annonçait la disparition, absence de leadership du pays sur le plan continental, santé précaire du chef de l'Etat, etc. Bref, les 4 ans à la tête du Nigeria de Muhammadu Buhari n'ont vraiment pas convaincu les Nigérians, à commencer dans son propre camp où on compte des départs de poids lourds politiques, qui pour se présenter à la présidentielle, qui pour soutenir d'autres candidats à cette élection. Si Buhari veut avoir une quelconque chance de passer, il lui faut inverser, radicalement, la tendance, surtout, dans la lutte contre Boko Haram. Mais son armée en a-t-elle la capacité ? On peut en douter !

La Grande Bretagne n'a pas d'amis, elle n'a que des intérêts. Après son départ avec armes et bagages de l'Afrique, contrairement, à la France qui fit mine de partir pour mieux s'implanter, elle cherche, aujourd'hui, à remettre pied dans ses anciennes possessions les plus juteuses. Il faut dire que le Brexit est passé par là, ce qui fait que Londres ne peut plus miser sur l'Union européenne au moment où l'incontrôlable, Donald Trump, montre à la Grande Bretagne qu'elle n'est plus l'alliée naturelle des Etats-Unis en tous points. La Grande Bretagne se doit, donc, d'assurer ses arrières, en allant reconquérir en Afrique, ce qui est, d'ores et déjà, perdu en Europe. Mais membre des BRICS, l'Afrique du Sud n'est pas à prendre malgré sa fragilité économique actuelle. Le président, Cyril Ramaphosa, mise beaucoup plus sur la dynamisation des relations économiques de son pays avec la Chine et l'Inde. Alors que le président kenyan, Uhuru Kenyatta, est, actuellement, invité, à la Maison Blanche, par Donald Trump, pour parler terrorisme et affaires économiques, pays où le président du Nigeria, Muhammadu Buhari, a, déjà, été invité, fin avril 2018, tout comme le président égyptien, Fattah al Sisi, début avril 2017, premier président africain à y avoir été convié, Donald Trump (outre les intérêts bilatéraux) voulant saluer le flair de Sisi qui, avait su miser sur son élection à la Maison Blanche quand personne n'y croyait, Theresa May va arriver sur un continent où ses anciennes principales colonies ont, toutes, été prospectées par son ancien encombrant allié. Mais, mieux vaut tard que jamais, semble se dire la première ministre britannique. Par les temps qui courent, a-t-elle encore les moyens de faire la fine bouche ?

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