Nigeria

Le président sud-africain, Jacob Zuma, a annoncé, mardi, 9 janvier, soir, la mise en place d'une très attendue commission judiciaire d'enquête sur les graves accusations de corruption à la tête de l'Etat dans lesquelles il est, régulièrement, cité depuis des mois. Il ne voulait pas mettre cette commission en place qui doit enquêter sur ses divers détournements de fonds et autres malversations financières. Mais, il est contraint de le faire l'instance judiciaire suprême (Cour constitutionnelle) encourageant le parlement à initier une action de destitution contre lui. Car trop c'est trop. Désormais, tout va aller très vite, Jacob Zuma ayant, pendant toute sa présidence, cherché à contourner l'action des juges, chaque fois qu'il était susceptible d'être poursuivi par la justice. On peut, donc, dire à son endroit : Fin de la récréation. Cette fois, on ne dira pas : on ne va pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué. L'échec de son ex-épouse, Xhosazana Dlamini-Zuma, dans sa volonté de lui succéder, fausse tous les plans de Zuma et donne de la force à l'action menée par la Cour constitutionnelle. D'autre part, le futur président de l'ANC (et donc de l'Afrique du Sud), Cyril Ramaphosa, a inscrit comme priorité de son action, la lutte contre la corruption. Jacob Zuma va, donc, assurément, quitter la présidence par la petite porte. Il n'atteindra pas le terme de son mandat.

Arrivé au pouvoir en 2015, le président du Nigeria, Muhammadu Buhari, surnommé Baba Go Slow pour le temps de réflexion qu'il se donne avant de prendre toute décision, s'est donné deux objectifs majeurs : la lutte contre la corruption et l'éradication de la secte terroriste Boko Haram. Si son action a, considérablement, affaibli la secte terroriste, devenue, aujourd'hui, adepte des attentats aveugles à cause de la réduction de ses moyens de combat, la corruption reste, encore, un cancer pour la société.

L'ex-président du Nigeria, Goodluck Jonathan, a réclamé 2,4 millions d'euros (1,6 milliard de F CFA) à l'ancien porte-parole de son parti pour accepter de comparaître comme témoin lors d'un procès pour corruption, à Abuja. On ne sait pas trop comment comprendre une telle exigence. Mais au pays de la corruption par excellence qu'est le Nigeria, peu d'observateurs sont étonnés.

Les combattants nigériens du groupe islamiste nigérian Boko Haram ont jusqu'au 31 décembre 2017 pour se repentir, a annoncé, dimanche, 15 octobre, le gouverneur de la région de Diffa dans le Sud-Est du Niger proche du Nigeria. Avec la reprise en main de son pays, suite à sa longue maladie par le président du Nigeria, Muhammadu Buhari, les quatre pays riverains du Lac Tchad (Niger, Nigeria, Tchad et Cameroun) sont en phase terminale de réorganisation, afin de porter l'estocade finale qui affaiblirait, encore plus, la secte Boko Haram, étant entendu qu'aujourd'hui, elle ne dispose plus de moyens pour faire la guerre conventionnelle qu'elle livrait à ses adversaires, il y a deux ans. Maintenant, ce sont des attentats-suicides de jeunes personnes de dix ans dont elle se sert pour mener ses attaques, ce qui montre son niveau d'affaiblissement.

Après avoir promis de mener "la guerre contre la corruption", le président nigérian, Muhammadu Buhari, est éclaboussé par un scandale visant l'un de ses proches, après la fuite d'une lettre du secrétaire d'Etat au Pétrole dénonçant des malversations au sein de la compagnie pétrolière d'Etat.

Alors que la nouvelle année scolaire commence au Nigeria, les violences perpétrées par Boko Haram ont contraint à la fermeture de plus de la moitié des écoles dans l'Etat de Borno. Conséquence : plus de la moitié reste fermée, soit, parce que les enseignants (ou et les enfants) ne veulent pas y aller, soit, parce que leur équipement a été, totalement, détruit.

Ouf ! Les Nigérians respirent enfin. Le président, Muhammadu Buhari, a assisté, mercredi, 30 août, à son premier conseil des ministres. Le tout premier depuis 5 mois, après un long séjour à Londres où il était soigné pour une maladie tenue secrète, et, jamais, révélée au public. On peut, dès lors, dire que l'exécutif nigérian, composé du président et du vice-président, est, enfin, fonctionnel.

L'ancienne ministre du Pétrole, Diezani Alison-Madueke, n'en a pas fini avec la justice. Elle en est même loin. Une cour de justice nigériane a ordonné, ce lundi, 28 août, la saisie bancaire de 7,6 milliards de nairas (21 millions de dollars ou plus de 11 milliards de F CFA) qui lui appartenaient, suite à des accusations de corruption, après la confiscation de nombre de ses biens ces dernières semaines.

Le président du Nigeria, Muhammadu Buhari, va être forcé de travailler, depuis chez lui, car des rongeurs ont endommagé ses bureaux, à la présidence de la République, pendant son absence de 104 jours, à Londres, pour y être soigné, selon un porte-parole de la présidence. Le sort s'acharne-t-il contre lui alors qu'il souhaite reprendre son travail après son très long congé médical ?

Plus de trois mois d'absence pour cause de « congé médical », à Londres ! Parti le 7 mai et rentré, au pays, le 19 août, le président, Muhammadu Buhari, avait annoncé, à son arrivée, au Nigeria, qu'il s'adresserait à la nation, lundi, 21 août, à 7 heures du matin (6 H GMT). S'il a respecté ce rendez-vous, les Nigérians ont été déçus de son discours qui n'a rien dit du mal qui l'a éloigné de ses compatriotes pendant plus de 100 jours, ni de son état actuel ou non de guérison totale ou partielle, sachant que ce dernier séjour médical de plus de cent jours, à Londres, avait précédé un autre, au début de l'année de deux mois, sans que le traitement puisse, réellement, guérir le président. La question qui est sur toutes les lèvres est, donc, de savoir si Buhari ne retournera pas, bientôt, pour un autre « congé médical » à Londres ?

Le président, Muhammadu Buhari, est rentré, samedi, 19 août, au Nigeria, après avoir passé trois mois, à Londres, pour un traitement médical dont la nature est restée secrète. Lundi matin, il s'adressera à la nation dans une allocution radio-télévisée.

Le siège de la Commission nigériane des crimes économiques et financiers (EFCC), à Abuja, a été attaqué, mercredi, 16 août, par des hommes "lourdement" armés, qui ont tiré sur les façades et dans le parking, a annoncé l'EFCC. Mesures d'intimidation sans doute, le pouvoir mettant le turbo pour traquer les délinquants en col blanc du gouvernement Jonathan dont sa propre épouse, Patience Jonathan.

« Baba Go Slow » (Muhammadu Buhari) est, toujours, en congé médical, à Londres, depuis le 8 mai dernier. Mais, la lutte contre la corruption (qu'il a insufflée) bat son plein, malgré son absence du pays. L'ancienne ministre du Pétrole, Diezani Alison-Madueke, vient d'en être victime, la justice ayant ordonné la saisie d'une de ses luxueuses propriétés, au Nigeria.

Des manifestants se sont réunis, lundi, 7 août, dans la capitale du Nigeria, Abuja, pour demander le retour ou la démission du président, Muhammadu Buhari, toujours, à Londres, depuis trois mois, pour des raisons médicales.

La justice nigériane a abandonné les charges contre un homme qui avait nommé son chien, Muhammadu Buhari, du nom du président du Nigeria, actuellement, en « séjour médical », depuis deux mois et demi, à Londres.

L'initiative ne doit pas prêter à sourire. Elle vient du président en exercice de l'Union africaine, le Guinéen, Alpha Condé, qui s'est souvenu que « Baba Go Slow » (Muhammadu Buhari) avait dû, pour cause de maladie, reporter sa visite officielle, en Guinée, en mars dernier. Depuis, son état de santé ne s'est pas beaucoup amélioré puisqu'il suit, toujours, un traitement, à Londres, où il est parti se soigner depuis plus de deux mois.

Au Nigeria, ancien pays le plus corrompu du monde, pendant plusieurs années, selon Transparency International, les affaires de corruption alignent des montants à faire pâlir l'évêque de Rome. Dans ce pays où aurait aimé vivre Lucifer pour y fructifier ses affaires, la corruption n'a pas de sexe : les hommes comme les femmes s'y adonnent, allègrement, à coeur joie. Ancienne ministre du Pétrole, sous l'administration Goodluck Jonathan, Diezani Alison-Madueke, est en train de voir sa toute puissance s'écrouler sous ses pieds comme un château de cartes, ses dossiers de surfacturations et de pots de vin s'empilant sur les bureaux de différents juges du Nigeria, de Grande Bretagne, d'Italie et des Etats-Unis.

Ce qui devait arriver est en train de l'être. L'affaiblissement de l'Etat islamique (EI) auquel Boko Haram a fait allégeance, est planétaire. Partout où il est implanté, en Irak, en Syrie et même en Libye, l'EI ne devient que l'ombre de lui-même. Il subit défaite sur défaite et abandonne tout derrière lui, dans la fuite. Pouvait-il en être autrement de ses démembrements comme Boko Haram qui risque de subir le même sort, celui de sa future et totale liquidation, ce qui le pousse, sans doute, par anticipation, aujourd'hui, à négocier par dignitaires kanouri interposés.

Après Aïsha Buhari, première dame du Nigeria, c'est le vice-président, Yemi Osinbajo, qui vient de rendre visite au président de la fédération, Muhammadu Buhari, à Londres, où il est en congé médical depuis plus de deux mois, le deuxième depuis le début de cette année. Aucun bilan de santé, aucune photo récente de lui comme preuve de vie, aucune adresse de sa part au peuple nigérian en dehors des vœux de fin de ramadan, bref, rien n'est fait pour assurer les Nigérians et leur montrer que leur président est en voie de guérison. Les informations sur son état de santé restent opaques et le mystère total.

Ce n'est un secret pour personne que la secte terroriste, Boko Haram, a pris son essor sous la présidence du très effacé président, Goodluck Jonathan. Son développement a, tellement, été fulgurant que cette secte avait même envisagé la création d'un califat situé à cheval entre le Nord-Est du Nigeria, l'Extrême-Nord du Cameroun et le pourtour du Lac Tchad allant jusqu'à lécher les abords de la ville de N'Djamena. L'époque Jonathan fut celle où l'armée excella dans la corruption et les détournements de fonds, laissant Boko Haram prospérer. Pour lutter contre cette secte, Jonathan alloua un milliard de dollars pour l'achat d'armes, de munitions et d'équipements, en 2014, mais cette somme disparut sans que les soldats ne virent l'ombre d'une naïra. Cela dit, Goodluck Jonathan donnait-il le bon exemple à ses hauts gradés de l'armée ? Il n'y en a pas beaucoup qui soient capables de soutenir le contraire. Pour preuve, le lancement de l'enquête par le parlement pour connaître le degré d'implication de l'ancien président dans une transaction pétrolière de 1,3 milliard de dollars. Ce n'est que le début du commencement de l'audit de la très contestable gestion à la Jonathan.