Nigeria

La guerre d'Abubakar Shekau n'est plus que virtuelle, sinon, médiatique. Alors qu'il y a deux ans, il faisait la guerre conventionnelle avec chars et véhicules blindés pour enfoncer les lignes adverses, aujourd'hui, il préfère se cacher, quelque part, dans la forêt touffue de Sambisa, pour livrer un message qui n'interpelle plus personne, tout le monde sentant la fin proche de sa secte terroriste. Même s'il dit le contraire, ce qui est de bonne guerre.

Baba Go Slow va, doucement, mais, sûrement. Alors qu'il est en train d'avoir le dessus sur les troupes la secte terroriste, Boko Haram, le voilà qui vient de délester la fonction publique du Nigeria de 50.000 fonctionnaires fictifs. Coût de la trouvaille : 630 millions d'euros par an.

Visiblement satisfait, le président du Nigeria, Muhammadu Buhari, a déclaré ce samedi, 24 décembre, que l'armée avait "écrasé" Boko Haram dans la forêt de Sambisa, l'un des derniers bastions du groupe islamiste dans le Nord-Est du pays. C'est la débandade du côté de la secte où Abubakar Shekau est en fuite, activement, recherché par l'armée nigériane.

Les frontières entre le Nigeria, le Cameroun et le Tchad, sont, désormais, ouvertes, preuve incontestable de l'affaiblissement de la secte, Boko Haram. Alors que son leader, Abubakar Shekau, est encerclé par les armées du Nigeria et du Cameroun, dans la forêt de Sambisa, l'armée du Nigeria vient de procéder à une capture de 500 éléments de la secte.

Le Haut-Commissaire des Nations-Unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, a lancé, vendredi, 16 décembre, au Cameroun, un appel de fonds pour venir en aide à près d'un demi-million de personnes affectées par l'insurrection de Boko Haram au Niger, au Tchad et au Cameroun.

Pour assurer une réouverture, sans dommage, des frontières entre le Cameroun, le Tchad et le Nigeria, il a fallu, considérablement, affaiblir la secte, Boko Haram, qui vit, actuellement, acculée dans ses derniers retranchements. Presque à l'agonie. Toutefois, cette guerre asymétrique coûte très cher aux trois pays, dont, au moins, deux, sont, déjà, pratiquement, en faillite : le Nigeria et le Tchad. Cette réouverture des trois frontières est un excellent cadeau de fin d'année pour les populations concernées.

Le prix Nobel de littérature nigérian, Wole Soyinka, a, vivement, réagi, lundi, 5 décembre, aux attaques contre lui sur les réseaux sociaux pour avoir déclaré qu'il avait jeté son permis de résidence permanente aux Etats-Unis, suite à l'élection de Donald Trump, affirmant que ses critiques sont des "limaces, des barbares et des imbéciles."

Pour la deuxième édition consécutive, face à la même équipe nigériane, l'équipe féminine de football du Cameroun a perdu contre l'équipe du Nigeria par un but à zéro. Devant 40.148 spectateurs (l'entrée au stade était gratuite), le Cameroun a déroulé un football offensif mais sans réalisme.

L'action concertée des Etats victimes des exactions de Boko Haram et de l'Etat islamique, donne de bons résultats. Ici aussi, l'union fait la force. Le Nigeria et l'Irak voient le nombre de morts causés par le terrorisme, nettement, diminuer. Cependant, les pays gagnés par le terrorisme augmentent, du fait du redéploiement des stratégies de Boko Haram en Afrique noire et de l'Etat islamique dans le monde arabo-musulman et en Europe.

Les 21 lycéennes de Chibok, libérées, après plus de deux ans, des mains de la secte islamiste nigériane, Boko Haram, ont retrouvé leur famille, dimanche, 16 octobre, à Abuja, et raconté leur difficile condition de détention.

Le président du Nigeria, Muhammadu Buhari, ne pouvait pas, objectivement, répondre à l'invitation de son homologue du Togo, Faure Gnassingbé, à participer, personnellement, au Sommet sur la sécurité maritime, le 15 octobre, à Lomé. Non seulement, il venait d'effectuer une harassante visite d'Etat en Allemagne, mais, aussi et surtout, parce qu'il a dû répondre aux critiques de son épouse sur son gouvernement en estimant que sa place était "à la cuisine". Une ambiance électrique qui n'a pas favorisé le déplacement du chef de l'Etat au Togo.

Doit-on s'en réjouir ? Voilà que le pouvoir du président du Nigeria, Muhammadu Buhari, a accepté, pour la première fois, le principe de la négociation des prisonniers avec la secte, Boko Haram. Est-ce à dire que son armée a atteint sa capacité d'engagement limite sur le terrain, qui n'autoriserait plus de victoire rapide et significative (comme on l'espérait), sinon, permettre à Boko Haram de se renforcer encore plus ? Dans tous les cas, la libération des 21 jeunes lycéennes de Chibok est une bonne chose, mais, elle est inquiétante en même temps car cela montre que Boko Haram a, encore, la dent dure.

Une évaluation menée par le Haut-Commissariat des Nations-Unies pour les réfugiés (HCR) montre que la plupart des civils libérés de l'emprise de Boko Haram dans les régions du Nord du Nigeria, ont besoin de protection.

Les acteurs de cinéma du Nigeria le sont à leurs risques et périls. Ils le vérifient tous les jours à leurs dépens. Les histoires se suivent et se rassemblent. L'objectif des djihadistes est clair : bannir le cinéma du pays, un art qui va à l'encontre des prédictions du prophète.

Le groupe armé nigérian, Boko Haram, a publié une nouvelle vidéo dans la nuit de mardi à mercredi, 14 septembre, sans que son commandant, Abubakar Shekau, n'y figure, donnant du crédit à l'armée nigériane, qui affirme l'avoir, grièvement, blessé dans un bombardement.

Selon un rapport de l'UNICEF (Fonds des Nations-Unies pour l'enfance), les années de violences de Boko Haram dans le Bassin du Lac Tchad ont engendré une crise humanitaire qui s'accentue, avec 1,4 million d’enfants déplacés et, au moins, 1 million d’enfants, toujours, piégés dans des zones inaccessibles. Mais, il manque encore beaucoup d'argent pour y faire face.

L'armée nigériane a annoncé, mardi, 23 août, que le chef de Boko Haram, Abubakar Shekau, avait été, sérieusement, blessé et plusieurs commandants du groupe islamiste tués, lors d'un raid aérien sur leur bastion du Nord-Est du Nigeria.

Les rebelles des Vengeurs du Delta du Niger (NDA) ont annoncé, ce week-end, un cessez-le-feu conditionnel et accepté de négocier avec le gouvernement du Nigeria, après huit mois de sabotages, dans le sud pétrolifère du pays qui ont, largement, affaibli son économie.

Incroyable mais vrai. Boko Haram a diffusé, ce dimanche, 14 août, une vidéo de jeunes filles présentées comme des lycéennes enlevées par le groupe djihadiste nigérian, en avril 2014, à Chibok, dans le Nord-Est du Nigeria, et réclamé la libération de combattants emprisonnés.

Chute du prix du baril, inflation, insécurité au Sud, crise humanitaire au Nord, pénurie d'électricité : en quinze mois, l'économie du Nigeria s'est effondrée au point de perdre sa première place en Afrique, ainsi que celle de premier exportateur de pétrole.