Omar el Béchir

Avec des amis occidentaux comme Michel Gally, Bernard Houdin, Albert Bourgi ou Me Jean Balan (bravo à eux !), nous luttons, chaque jour, pour la fin du F CFA, ainsi que, pour la fermeture et le départ des bases militaires étrangères présentes dans certains pays africains ; nous désirons jouir des richesses de nos sols et sous-sols ; nous ne voulons plus que nos matières premières soient pillées ou achetées à vil prix ; nous souhaitons que l’ancienne puissance coloniale arrête de décider à notre place aux Nations-Unies et de nous dire ce qui est bon/mauvais pour nous ou qui doit nous diriger.

Le gouvernement et les rebelles du Soudan du Sud ont signé, dimanche, 5 août, à Khartoum, au Soudan, un accord sur le partage du pouvoir. C'est un document qui vise à mettre fin à la guerre civile meurtrière, qui a ravagé le plus jeune pays du monde, et qui opposait le président de la République, Salva Kiir, à son vice-président devenu chef rebelle, Riek Machar. Après s'être rendu compte qu'il y aura, difficilement, un vainqueur à l'issue des combats, les deux frères ennemis se sont, sagement, assis, sous l'égide de Khartoum, pour signer la paix des braves. Ce qui les contraint à retravailler ensemble, au nom de l'intérieur supérieur du Soudan du Sud.

Pour mettre fin à ces cinq années de guerre, l'ex-guérillero, Yoweri Museveni, parrain régional de la jeune République du Soudan du Sud, au nom de la chrétienté assumée face à l'Etat islamique du Soudan, a effectué le déplacement de Khartoum, pour aider le maître des lieux, le général, Omar el Béchir, à réussir les pourparlers entre les deux frères ennemis. Au terme d'âpres négociations, le président sud-soudanais, Salva Kiir, et son rival, Riek Machar, "se sont mis d'accord sur certains points", au deuxième jour des pourparlers, ce qui sauve la face de tout un chacun.

Khartoum a exprimé, ce mardi, 7 mars, "son mécontentement" après la signature par le président américain, Donald Trump, de la nouvelle version du décret interdisant pendant 90 jours, l'entrée des Etats-Unis aux ressortissants de six pays musulmans, dont le Soudan.

Paul Kagamé ne s'embarrasse pas des qu'en dira-t-on. Alors que Ban Ki-moon est annoncé au Sommet de l'Union africaine qui devrait se tenir dimanche et lundi, à Kigali, il a lancé une invitation au président soudanais, Omar el Béchir, afin qu'il y participe, au moment où la CPI a saisi le Conseil de sécurité afin de sanctionner l'Ouganda et Djibouti de ne pas l'avoir arrêté quand il avait séjourné chez eux. Le bras de fer ne fait que commencer entre l'Union africaine et la CPI.

La Chambre préliminaire II de la CPI (Cour pénale internationale) prend acte du refus de l'Ouganda et de Djibouti d'arrêter le président soudanais, Omar El Béchir, et de le conduire à La Haye. Elle a soumis leur cas au Conseil de sécurité des Nations-Unies pour examen.