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Omar Guelleh

Deux sommets africains se tiennent ce mardi, 23 avril, au Caire, sous la houlette du chef de l'Etat égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, président en exercice de l'Union africaine (UA), pour évoquer en urgence les crises au Soudan et en Libye. Cela dit, certains chefs d'Etat en parlant du cas Omar el-Béchir qui s'impose, aujourd'hui, à eux, penseront, d'abord, à leur propre situation, car beaucoup d'entre eux sont des Omar el-Béchir en puissance.

Mahmoud Abbas ne devra plus se plaindre d'Israël, sa visite chez le dictateur, Ismaël Omar Guelleh, avant la présidentielle, étant la preuve qu'il n'est pas en soi, très différent des dirigeants de l'Etat hébreu qu'il critique à longueur de journée.

Le président, Ismaël Omar Guelleh, s'en sortirait, très mal, si la présidentielle prévue, dans quatre mois, au Djibouti, donnait lieu à un débat contradictoire entre les différents candidats. Il peut se réjouir d'une campagne sans débat. Car Guelleh, c'est peu de le dire, entraîne Djibouti vers la banqueroute totale.

Après les massacres du lundi, 21 décembre, dont les bilans sont controversés (7 morts pour le gouvernement,19 morts pour l'opposition), Djibouti est, vraiment, à la croisée des chemins. Il est minuit moins cinq pour le régime d'Ismaël Omar Guelleh, qui compte organiser une présidentielle dans quatre mois.

19 morts (pour le moment) selon l'opposition, survenus, le 21 décembre, lors d'une réunion de l'opposition. 7 morts selon le ministre des Affaires étrangères, qui s'improvise ministre de la Sécurité publique. Comme d'habitude, le président Guelleh est aux abonnés absents. Jusqu'à quand ?

Candidat à sa succession, Omar Guelleh est considéré comme un très mauvais président : arrogant et ignare. Il fait tout pour n'avoir que des personnes médiocres autour de lui, pour s'assurer du caractère indispensable de sa personne. Bref, il tue le pays à petit feu.