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Contre toute attente, le président du Niger, Mahamadou Ousmane, avait plié devant le président français, Emmanuel Macron, en acceptant, au grand mécontentement des Nigériens et des Africains, l'installation des « hot spots » sur le sol du Niger gérés par les services français de l'OFPRA. Il s'agit de lieux de sélection des bons candidats à l'immigration qui conviennent aux critères de la France, pour devenir, soit, des réfugiés politiques, soit, des immigrés au profil recherché par l'économie française. Des Mamoudou Gassama en somme ! Mahamadou Issoufou n'avait pas été seul à accepter cette chose inacceptable. Le président tchadien, Idriss Déby Itno, aussi, avait dit « Oui Chef » à Emmanuel Macron, sans demander l'avis de personne dans son pays. Les deux présidents ont été salués par la France pour leur ...courage. Mais, en Afrique, les critiques les plus acerbes, voire, même des insultes s'abattirent sur les deux présidents accusés de brader la souveraineté de leur pays. Aujourd'hui, on sait que le Maroc, l'Algérie, la Tunisie, et même, la Libye, à qui des centres d'internement (plus ou moins similaires) des immigrés sont proposés comme lieux de transit, sur leur sol, avant de regagner l'Europe ont répondu « Non » en choeur. Un « Non » salué par les Africains et même par les Nations-Unies, qui ne cautionnent pas l'implantation de ce genre de camp de « concentration » des temps modernes. Aujourd'hui, pour des raisons qui lui sont propres, Mahamadou Issoufou, semble entreprendre une marche en arrière. Mieux vaut tard que jamais.

Faure Gnassingbé est un chef d'Etat courageux. Et puis, il a de la suite dans les idées. Cohérent dans les relations que son pays entretient avec l'Etat hébreu depuis de très longues années, il n'a pas hésité à voter, aux Nations-Unies, en faveur de Jérusalem comme capitale d'Israël. Après cette prise de position publique, il n'est pas exclu que le Togo fasse l'objet de quelques mesures de rétorsion semblables à celles qu'il rencontre depuis qu'il avait annoncé la tenue du premier Sommet Afrique-Israël, à Lomé, fin octobre 2017. Celui-ci fut annulé, au dernier moment, à cause de la pression de quelques pays musulmans d'Afrique dont beaucoup n'entretiennent aucune relation avec Israël. C'est ainsi que l'offensive d'Israël sur le continent s'en est trouvée freinée.

Ils sont intraitables, les Américains version Donald Trump. Alors que la Force G5 Sahel est une Force antiterroriste destinée à combattre le djihadisme sous toutes ses formes, comme le souhaite le président américain, elle peine, toujours, plusieurs mois après sa création, à trouver les moyens pour fonctionner. Les Français, au départ de la création de cette Force G5 Sahel, ont des idées, mais pas l'argent. Les Américains ont l'argent, pas les idées. Les Américains (qui ont leur propre conception de la répartition des responsabilités sur le plan international) refusent de payer à la place des Français dont le domaine d'intervention de la Force G5 Sahel, est, justement, considéré par Washington comme la zone d'influence de la France. Depuis, on tourne en rond. Cela dit, d'âpres négociations ont eu lieu, ces derniers jours, aux Nations-Unies, à New York, entre Français et Américains. Malgré sa fermeté, l'ambassadrice américaine, Nikki Haley, a quelque peu assoupli sa position. Mais de très peu. Autorisation va être donnée à la MINUSMA de prendre en charge le transport et l'alimentation de la Force G5 Sahel, ainsi que, certaines opérations de logistique quand il faudra, par exemple, implanter une unité anti-djihadiste, quelque part dans le désert malien. Il s'agit, donc, d'un soutien a minima.

Le président en exercice de l'Union africaine (UA), le Guinéen, Alpha Condé, s'est "indigné", vendredi, 17 novembre, des cas d'esclavage en Libye dénoncés, cette semaine, par l'ONU et dans un documentaire choc de la chaîne américaine CNN. Mieux vaut tard que jamais.

L'ONU a appelé, jeudi, 21 septembre, à redoubler d'efforts financiers pour développer la région du lac Tchad et contrer l'organisation terroriste Boko Haram, lors d'une table ronde ministérielle au siège des Nations-Unies dédiée à la situation humanitaire au Nigeria et dans la région du Lac Tchad. Elle a sollicité la somme de 1,5 million de dollars à cet effet.

Le nouvel envoyé de l'ONU pour la Libye, le Libanais, Ghassan Salamé, a rencontré, vendredi, 28 juillet, le secrétaire général des Nations-Unies, António Guterres, au siège de l'Organisation, à New York. La feuille de route qu'il compte appliquer, en Libye, a été exposée au secrétaire général de l'ONU.

Le régime du président, Pierre Nkurunziza, une fois de plus, est sur le ban des accusés. La Commission d'enquête de l'ONU sur le Burundi a dénoncé la persistance des violations des droits de l'homme dans ce pays, lors de la présentation de son rapport devant le Conseil des droits de l'homme, jeudi, 15 juin, à Genève.

Annoncée en mars dernier, lors de la visite d'une délégation du Conseil de sécurité dans cette zone, la visite du secrétaire général des Nations-Unies, Antonio Guterres, aura lieu, prochainement, dans la région du Lac Tchad, qui regroupe le Nigeria, le Cameroun, le Tchad et le Niger. En proie au terrorisme de la secte Boko Haram, cette région souffre d'un déficit important de développement qui fait le nid du djihadisme. C'est la raison pour laquelle le secrétaire général de l'ONU sera accompagné des dirigeants de la Banque mondiale, de la Banque africaine de développement, de l'Union africaine et de l'Union européenne.

La Côte d'Ivoire est un grand pays qui était respecté sur le plan international. Sous son très grand président, Félix Houphouët-Boigny (le Sage de Yamoussoukro), elle avait été admise, comme membre non permanent du Conseil de sécurité en 1964-1965 et en 1990-1991. Deux ans plus tard, le Sage rendait l'âme. Son ancien ministre des Affaires étrangères de 1900 à 1999, l'ambassadeur, Amara Essy, était allé jusqu'à présider, pendant un an, la 49e session de l'Assemblée Générale des Nations-Unies de septembre 1994 à septembre 1995. La déstabilisation créée par l'actuel chef de l'Etat pour accéder au pouvoir par les armes, a fait perdre tous ses acquis à la Côte d'Ivoire, qui repart à zéro. En se faisant admettre, à nouveau, à la table des Grands, la Côte d'Ivoire retrouve sa place, sauf que le plan concocté, au départ, par Alassane Ouattara est, aujourd'hui, fortement, contrarié par la crise économique et financière, mais aussi, par les mutineries de ses «  enfants » de la rébellion.

Le procès de Saïf al-Islam Kadhafi et de 36 autres dignitaires du régime du Colonel Mu'ammar Kadhafi n'a pas respecté les normes internationales en matière de procès équitable, selon un rapport de la Mission d'appui des Nations-Unies en Libye (MANUL) et du Haut-Commissariat aux droits de l'homme (HCDH). Pour ces deux organismes, la Cour pénale internationale (CPI) doit être saisie.

Le Secrétaire général de l'ONU, António Guterres, a annoncé, mercredi, 22 février, la nomination du Guinéen, François Louncény Fall, de la Guinée, au poste de représentant spécial pour l'Afrique centrale et chef du Bureau régional des Nations-Unies pour cette région, dont il assure l'intérim depuis novembre 2016.

L'explosion d'une voiture piégée a fait, au moins, 30 morts, dans un camp militaire de l'ONU à Gao. Il s'agit d'une attaque au véhicule piégé, selon certains observateurs sur place. Le camp visé abrite des troupes gouvernementales, ainsi que, les membres de divers groupes armés.

Le Haut-Commissariat des Nations-Unies aux droits de l'homme (HCDH) se dit très préoccupé par la détention au secret de deux journalistes gambiens, qui n'ont pas accès à leur famille ni à des avocats.

Le Burundi a notifié, formellement, aux Nations-Unies sa décision de se retirer de la Cour pénale internationale (CPI), a annoncé, jeudi, 27octobre, le porte-parole de l'ONU, Stéphane Dujarric. Les choses ne sont, donc, plus au stade de la rumeur.

Le Comité de la décolonisation des Nations-Unies, a examiné, mardi, 14 juin, la question du Sahara occidental réputé être la « dernière colonie d'Afrique », et entendu le Maroc s'opposer à l'audition du Front Polisario. Chaude ambiance.

Sassou Nguesso a désigné Clément Mouamba premier ministre chef du gouvernement. Mouamba n'aura pas à choisir à proprement parler les ministres avec qui il souhaiterait travailler. Il a trouvé la liste du gouvernement déjà toute faite, prête à être consommée.

Après s'être auto-proclamé porte-parole de l'Afrique et Maître du Bassin du Congo, grand poumon écologique mondial après l'Amazonie, le dictateur qui avait co-financé la COP 21, à Paris, n'a pas été invité à la signature de l'accord sur la COP 21 qui aura lieu, à l'ONU, le 22 avril. Colère noire à Mpila.

Le nom de Boutros Boutros-Ghali ne rappelle pas de très bons souvenirs dans les présidences africaines francophones. Et pour cause : il fut installé à l'Organisation internationale de la francophonie grâce au forcing du président français de l'époque, Jacques Chirac.

Le Rwanda a fait part, vendredi, 12 février, de son intention de renvoyer les réfugiés burundais qui sont sur son sol, vers d'autres pays, Kigali étant accusé d'ingérence dans les affaires du Burundi, plongé dans une grave crise politique depuis avril 2015.

Un malheur ne vient jamais seul. Après s'être mis à dos l'ensemble de la communauté internationale, le Burundi qui vit, essentiellement, de l'aide étrangère, commence à étouffer. A l'intérieur comme à l'extérieur du pays.