Opposition.

La justice gabonaise va examiner, le 26 août 2019, en appel, la demande déposée par une dizaine d'opposants d'une expertise médicale du président, Ali Bongo Ondimba, pour estimer s'il est apte ou non à exercer ses fonctions de président de la République chef de l'Etat. Après avoir été victime, il y a 10 mois d'un AVC, en Arabie Saoudite, il a repris ses activités à la tête de l'Etat, mais, pas au rythme qui était le sien avant la survenue de la maladie, d'où la raison de la polémique qui a, progressivement, été amplifiée au fur et à mesure que des chefs d'Etat étrangers, venaient lui rendre visite, mais, sortaient, seuls, sans lui, pour rencontrer la presse, une fois le tête à tête terminé. Pour les partisans du chef de l'Etat, l'opposition qui n'a pu accéder au pouvoir par la voie des urnes, tente d'utiliser la voie judiciaire, à défaut de celle des armes : un coup d'état manqué avait failli changer le cours de l'histoire du Gabon le 7 janvier 2019 alors que le président suivait sa convalescence au Maroc.

La principale incompréhension de ce scrutin, c'est finalement le fait que les candidats de l'opposition, se comportent comme s'ils espéraient, réellement, que le sortant, Mohamed Ould Abdel Aziz, avait accepté de quitter le pouvoir sans assurer ses arrières. Il a bien dit, dans une conférence de presse tenue avant la présidentielle, qu'il n'était pas exclu qu'il soit, à nouveau, candidat dans cinq ans, car le constitution ne le lui interdit pas. Le message était, suffisamment, clair pour faire comprendre aux Mauritaniens qu'il va assurer la réélection de son poulain (cela s'est fait au premier tour) qui assurera la gestion du pouvoir, pendant un seul mandat, avant son retour, en 2024. Si cette stratégie à la Poutine était décelable même pour un étudiant de deuxième année de sciences-politiques de l'Université de Nouakchott, elle n'a pas, volontairement, été prise en compte par l'opposition, surtout, les quatre candidats malheureux, qui veulent porter leur contestation auprès du Conseil constitutionnel. N'ont-ils pas autre chose à faire ?

Changement de comportement chez Joseph Kabila. Est-ce l'effet Vatican ou la fête de la nativité qui ont eu raison de son imperméabilité ? Le président rdcongolais avait, déjà, marqué son accord pour quitter le pouvoir, fin 2017, et de ne pas modifier la constitution avant. Il a vu qu'il n'était pas raisonnable pour lui de s'accrocher au pouvoir avec les conséquences prévisibles qu'on craignait (cas du Burundi et du Congo-Brazzaville). Qu'il valait mieux le quitter, démocratiquement, avec l'espoir de tenter un retour dans cinq ou dix ans. A 45 ans, il a, encore, son avenir devant lui. Résultat, il coopère, maintenant, de tout cœur avec la CENCO pour la signature d'un accord gagnant-gagnant avec l'opposition. Une très bonne chose pour la RDC et ses hommes politiques que le pouvoir de Brazzaville doit regarder d'un très très mauvais œil.

Les négociations entre pouvoir et opposition pour tenter de trouver une issue à la crise politique autour de la succession du président de la RDC (République démocratique du Congo), Joseph Kabila, ont été suspendues, samedi, 17 décembre, faute d'accord. Partis rencontrer le pape François, à Rome, une audience calée depuis longtemps, les évêques ne pourront les reprendre que mercredi, 21 décembre, après leur retour au pays.

Au Tchad, on n'est pas avare en expressions : « Pays Mort » ou « Ville Morte » ? C'est au choix car on a les deux.

Le pasteur, Evan Mawarire, devenu (malgré lui ?) le chef de file de la fronde citoyenne au Zimbabwe contre le président, Robert Mugabe, a annoncé, jeudi, 11 août, qu'il allait se rendre aux Etats-Unis pour y chercher des soutiens. Voilà que les choses commencent, peut-être, à se clarifier. Car, comme dit un proverbe, on ne vient jamais de nulle part. Comme son prédécesseur, Morgan Tsvangirai, a-t-il fini par retrouver (son) Nord ?

La France a appelé, jeudi, les autorités tchadiennes à faire "toute la lumière" sur des disparitions présumées de militaires suite à la présidentielle du 10 avril remportée par Idriss Deby Itno. L'opposition ambitionne, toujours, de former un gouvernement parallèle.