Organisation incertaine

A 48 heures de l'ouverture de la campagne présidentielle du 12 décembre, les Algériens sont à nouveau descendus massivement dans la rue, vendredi, 15 novembre, pour dire non à un scrutin destiné selon eux à régénérer un « système » dont ils veulent se débarrasser. Après avoir dégagé ceux qui bloquaient son bon fonctionnement, à commencer par le président, Abdelaziz Bouteflika, lui-même, les manifestants vont, dans les jours qui suivent, s'en prendre au général, Gaïd Salah, le vrai homme fort du pays. S'il ne dégage pas de son poste avant la tenue de l'élection présidentielle, celle-ci sera, fortement, perturbée, si jamais, elle a lieu. En effet, l'objectif des manifestants est d'empêcher la tenue de l'élection.