Pétrole en coupe réglée.

Le dictateur tchadien, Idriss Déby Itno, a entrepris une campagne d'auto-glorification des bienfaits de ses trente ans à la tête du Tchad. Alors que les Tchadiens et les Tchadiennes considèrent sa survenue au pouvoir comme une véritable malédiction, la pire des choses qui soit arrivée à leur pays un 4 décembre 1990, Déby Itno bombe le torse en leur crachant au visage : « sans moi c'est le déluge ». Et pourtant, cet individu a, complètement, ruiné son pays, du reste, devenu producteur et exportateur de pétrole depuis une dizaine d'années. Comme s'il n'attendait qu'un tel événement pour s'enrichir, il a confié tous les postes juteux ayant trait à l'exploitation pétrolière à ses seules famille et belle-famille de la première dame, à savoir, sa quinzième épouse, Hinda Déby Itno.
L'article qui suit contenu dans le numéro 481 d'octobre d'Afrique Education (encore en vente chez les marchands de journaux ou à la rédaction) montre comment il a transformé le Tchad en "société anonyme", en sultanat, en véritable royaume où tout (ou presque) lui appartient, alors que les salaires connaissent plusieurs mois de retard chez certaines catégories d'agents de l'Etat. A la lecture de cet article, on comprendra pourquoi les syndicalistes tchadiens affirment que leur pays connaîtra un semblant de prospérité après et seulement après le départ du pouvoir de ce dictateur. Mais c'est pour quand ce départ ? Mystère et boule de gomme !