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Palestine

Le gouvernement qui se profile à l'horizon en Israël, ainsi que, l'initiative diplomatique américaine qui s'annonce en parallèle n'augurent rien de bon pour la cause historique palestinienne d'un Etat indépendant. Après avoir remporté les législatives de mardi, 9 avril, Benjamin Netanyahu devrait être chargé de former le prochain gouvernement israélien. Prochainement pourrait aussi être présentée la proposition attendue depuis des mois de la part de l'administration Trump, grande alliée de M. Netanyahu, pour résoudre le conflit israélo-palestinien. Alors, en Israël et dans certaines chancelleries occidentales, notamment, on retient son souffle, quand on connaît le parti pris de Donald Trump sur cette question.

Les Etats-Unis ont, officiellement, inauguré leur nouvelle ambassade, située à Jérusalem. L'ancienne ambassade se trouvait à Tel Aviv. En prélude à cette cérémonie, des manifestations entre Palestiniens et l'armée israélienne, à la frontière entre Israël et la bande de Gaza, ont lieu, depuis ce lundi, matin, 14 mai. Bilan provisoire : une cinquantaine de morts, côté palestinien. L'armée israélienne n'hésite pas à tirer à balles réelles.

C'est un sujet devenu brûlant depuis l'arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche, un inconditionnel de l'Etat d'Israël, qui a annoncé son souhait de transférer l'ambassade des Etats-Unis à Jérusalem. Depuis, le torchon brûle, Washington venant, en plus, de récuser Salam Fayyad, comme médiateur des Nations-Unies en Libye, juste parce qu'il est Palestinien.

Pas d'étonnement. Ce n'est pas un poisson d'avril non plus. Nelson Mandela, Le Grand Madiba, a atterri en Palestine. Pas en chair et en os. Mais en statue géante qui vient d'être offerte, à Ramallah, par l'Afrique du Sud.

Mahmoud Abbas ne devra plus se plaindre d'Israël, sa visite chez le dictateur, Ismaël Omar Guelleh, avant la présidentielle, étant la preuve qu'il n'est pas en soi, très différent des dirigeants de l'Etat hébreu qu'il critique à longueur de journée.